NICOLE
sont de Nicole ; ^ Traduction latine des Lellres provinciales avec des commentaires, des notes et des dissertations, 165B, in-8'', parue sous le pseudonyme de Wendrock. Les notes mordantes de cette traduction ont été mises en français par M"* de Joncoux ; 3** La perpétuité de la foi de i' Eglise catliolique touchant l'eucharistie^ communément appelée la petite perpétuité, 1664, in-lâ, parue sous le nom de Barthelemi; i** Lettres sur Vhérésie imaginaire, autrement les Imaginaires, 1661, une autre édition recherchée, Liège, 1667, 2 voL, petit in-l2; 5° Traité de la foi humaine, in-4*, 1664 ; 6^* Apologie des religieuses de Port-Royal, 1664 et 1665, in-4« ; ?• Les Visionnaires, 1665 et 1666, écrites contre Desmarets de Saint-Sorlin, elles ont été réimprimées à Cologne, eA 1704, avec les Imaginaires et le Traité de la foi humaine. en un beau volume in-8° ; 8" Perpétuité de la foi de l'Eglise catholique sur V eucharistie, autrement la grande perpétuité. Nicole est auteur des trois premiers volumes 1669 à 1676, in-4** ; 9* Préjugés légitimes contre les calvinistes, 1671 ; dans cet ouvrage, comme dans la Perpétuité de la foi^ le doux et timide Nicole devient injuste, âpre, violent; sa phrase, si terne d'ordinaire, se passionne; le ton d^acuité, de hauteur, voire même d*amertumc, qui y perce lui communique un mouvement inaccoutumé. Nicole excelle dans cette polémique implacable à Fendroit des protestants ; il trempe facilement sa plume dans le fiel lorsqu'il s'agit de leur répondre ou de parler d'eux. Nous avons dit autre part (voir l'art. Jattsénisme) que les jansénistes ont tous eu plus ou moins cette disposition d'injustice envers les réformés, mais, chez aucun, elle ne se montro autant que chez notre auteur. Nicole veut se faire pardonner ses écarts théologiques et ses liaisons avec les docteurs de Port-Royal, en redoublant de violence à l'égard des protestants; la méthode était plus habile que généreuse, étonne voit pas qu'elle lui ait plus réussi qu'à ses amis ; 10<> Essais de morale, 1672 ss. souvent réimprimés, 13 vol. in-12, auquel on en joint un 14« renfermant la Vie de Nicole, par l'abbé Goujet. Ces Essais, tant vantés et surfaits au delà du permis, sont écrits de ce style pur et monotone, patient et incolore, dont Nicole semble avoir eu le secret au sein de l'école janséniste. Le style attristé, « froid et gris » de cet ouvrage, comme disait Joseph de Maistre, en rend aujourd'hui la lecture pénible et languissante; 11*" Traité de Voraison, 1679, 2 voL in-12, réimprimé sous le titre de : Traité de la prière; iî^ Réfutation des principales erreurs des quiétistes,eic,, 1695, in-12; {^Instructions théologiques sur les sacrements, 1700, 2 vol. in-12 ; 14* Instructions théologiques et morales sur le symbole, 1706; 15° Instructions tliénlogiques et morales sur l'oraison dominicale, la salutation angélique, ta sairUt messe et les autres prières de V Eglise, 1706, in-12; 16" /nsinict'KWW tfiéologiques et morales sur le décalogue, 1709, 2 vol. in-12 ; 17^ Traili de l'usure, 1720, in-12. — Sources: (Besoigne) Hist. de l'abbaye de Port-Royal, t. V ; Goujet, Vie de Nicole ; Nécrologe de C abbaye de Port- Royal au 16 novembre ; (Dom Clémencet) Hisl. génér. de Port-Royal; Nécrologe des plus célèbres défenseurs et confesseurs de la vérité pendant
NICOLK — NIEMEYER 637
Les dix-septième et dix-huiiieme siècles; Guilbert, Fontaine, Lancelot et. Du Fossé, Mémoires; (Golonia et Patouillet) Bibliolh, jans,
A. Maulvailt.
NICOPOLIS, ville où séjournait Paul, lorsqu'il écrivit l'épître à ïite (llï, iâ). Mais il y avait plusieurs villes de ce nom dans les contrées de l'Asie et de l'Europe que l'apôtre des gentils parcourait. Aussi les commentateurs ont-ils songé tantôt à Nicopolis en Epire, qu'Augtiste lit construire en souvenir de la victoire d'Actium (Strabon, 7, 325; Dion Cassîus, 51, 1), tantôt à Nicopolis ad Nestum dans Tintérieur de la Thrace (Ptolémée, 3, 41,, tantôt à Nicopolis en Cilicie (Strabon, 14, 676 ; Ptolémée, 5, 8j.
NDER ou Nyder (Jean),- dominicain allemand, vivait à la fin du quatorzième et au commencement du quinzième siècle. Il assista en 1414 au concile de Constance, professa l'Ecriture sainte à Vienne en Autriche, devint prieur de son ordre à Nuremberg et àBâle.Il fut député en 1431 au concile assemblé dans cette dernière ville et choisi par lui pour travailler à la conversion des hussites. Nider a laissé un grand nombre d'ouvrages, imprégnés d'un mysticisme modéré, parmi lesquels nous citerons : Prœceptorium divinx iegis, seu decemprœceptis, Col. 1472; Strasb., 1476; Paris, 1507, 1515; 2° Manunle confessorvm , Paris, 1473; 3*^ Traclatus dé lepra moraii, Paris, 1473; 4° Consolatormm iimoratx conscientix, Paris, 1478; 5° Aurei sermones tolius anni, Spire, 1479; 6° Alphabelum divini amoris, Alost., 1487; 7** De modo bene vivendi, Paris, 1494 ; 8^ Formicarium, seu Dialogus ad vitam christianam exempio eondiiionum formicx incUativuSj Strasb., 1517. — Voyez Echard, Scriptor, ordin, Prxdic, I, 792 ss.; Touron, Hommes illusiret de L'ordre de Saint- Dominique, III, 218 ss.
NIEMETER (Auguste+Hermann), théologien et poète protestant, né à Halle en 1754, mort en 4828, fut nommé en 1779 professeur de théologie et en 1784, inspecteur du séminaire de sa ville natale. Il devint en 1808 chancelier et recteur de l'université de Halle, et prit sous sa direction l'ensemble des institutions de Franckc dont il était l'arrière petit-fils. Il [s'acquitta de ces diverses fonctions avec un zèle et un tact dignes de tout éloge. Niemeyer a écrit un grand nombre d'ouvrages estimés sur différentes branches de la théologie et sur la pédagogie. Nous citerons principalement : 1^ Caractères de la Bible, Halle, 1775-1782, 2 vol.; e*' édit., 1830, 5 vol., contenait une galerie de portraits esquissés avec le plus grand soin des principaux personnages mentionnés dans la Bible ; 2° Philotas ou Moyens de consolation et d'instruction pour ceux qui souffrent ; 3* Timothée, revue religieuse destinée à exciter et à augmenter la dévotion des chrétiens, 1784 et ss.; 4° Théologie populaire et pratique; o** Lettres à ceux qui enseignent la religion chrétienne, 1796 ; é"" Le Guide des instituteurs, Halle, 1802 ; T" Principes fondamentaux de réducation et de Vinstruction, à l'usage des parents, des instituteurs et des maîtres d'école. Halle, 1819, 3 vol. in-8^ ; 8<> De Isidori Pelusiotx vita, scriptis et doctrina, commentatio historicotheologica, 1825; 9» John Wesley, 1793; 10^ Histoire des établissements de missions évangèl,, 1826; 11" Sermons académiques, 1819 ; 12° divers
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recueils de cantiques, d'oratorios, de poésies spirituelles et autres. ?siemeyer appartenait à Cette tendance intermédiaire entre le rationalisme et le supranaturalisme qui, par son égal attachement à la science et à la piété, et par la modération dont elle a fait preuve dans la conduite des affaires, a le plus efficacement préparé ravèneraent de la théologie moderne. Humaniste distingué, c'est dans le champ de l'éducation et de la théologie pratique que Niemeyer a rendu les services les plus signalés.
NIFO (Augustin), célèbre philosophe napolitain, naquit vers Tau li73 et mourut en 1538 à Sessa, petite ville de la Gampanie, qu il avait choisie comme patrie quoique plusieurs villes du Napolitain se soient disputé l'honneur de lui avoir donné le jour. Etudiant, puis professeur à Padoue, il s'y rendit célèbre par son traité averroïsie De intelleciUy d'après lequel une intelligence suprême répandue dans l'univers tout entier vivifie et modifie progressivement tous les être? (141)2). En 1498, craignant que le Padouan ne devînt bientôt le théâtre de la guerre française, il se relira à Sessa, et s'y occupa de compilations philosophiques et de la revision des traités d'Aristole. Professeur à Salerne, ù Naples en 15 iO, il fut plus lard appelé à Rome par Léon X (1515) qui lui donna le titre de comte palatin avec le blason des Médicis et plusieurs privilèges. On ne peut affirmer qu'il ait professé à Rome, mais nous le voyons en 1519 professeur à Pise, en 1525 professeur à Salerne, puis en 1535 nouvellement à Rome auprès du pape Paul III. Nifo a énormément écrit et sa réputation fut immense, quoique ses ouvrages soient aujourd'hui presque complètement oubliés. Leur catalogue complet se trouve dans la publication <le Gab. Naudéus, Aug, Niphisua tempestatephilosophiomfiiumceltberrimi opuscula moraliaei politica, Paris, 1645. — Voyez en outreG. Marini, Degli archiatri pontificiiy t. 1. Rome, 1784; Tiraboschi, Storia délia lett. Ualiana ; Origlia, Storia dello studio di Napoli, t. II, Naples, 1754. Les principaux ouvrages de Nifo sont : 1*» De intellectu tibri «er, Padoue, 1492 ; 2* De immortatitate animœ, Venise, 1524 : c'est une réfutation du traité de Pomponace; 3° De falsa dituviiprognosticatione, contre les prédictions de Stoftter sur le déluge annoncé pour 1521: Rome, 1521 ; 4° Deauguriis libri duo , Bologne, 1531. P. Loxo.
NIHILISTES. Au sein de la société russe, et surtout parmi la jeunesse du pays, se manifestent des tendances incompatibles avec le maintien de l'ordre public. Voulant désigner ces hommes aux aspirations subversives par un nom générique, on les a appelés les nihilistes, et leur doctrine le nihilisme. Le nihilisme n'est point une secte politique, il n'est pas même une doctrine, un enseignement faisant école et p<»uvant être l'objet d'une propagande. « Le nihilisme est l'infirmité morale dont se trouve atteinte la société contemporaine, et qui se manifeste sous des formes diverses, selon le milieu dans lequel elle -^ produit. » Les nihilistes assurent qu'il n'y a rien {nihil) de respectable dans les lois sur lesquelles repose la société russe ; ils veulent troubler l'harmonie générale, renverser « tout ce qui subsiste actuellement » ; les institutions du pays, les lois qui le régissent, la forme