‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 127 sur 157 · NOAILLES — NOB · texte numérisé non relu

NOAILLES — NOB

archevêque de Paris, condamnant VExposilion de la Foi catholique^ ou de M. de Noailles, évoque de Châlons, approuvant les Réflexions morales, » Les jésuites ne lui pardonnaient pas d'avoir dit à Bourdaloue « qu'il 'voulait toujours être leur ami et jamais leur valet. » En 4700, il fit condamner par l'assemblée du clergé la doctrine des nouveaux casuistcs dont la morale relâchée était propagée suftoul par les jésuites. Nommé cardinal vers la môme époque, il n'en fut pas moins en butte aux attaques de la redoutable compagnie. Dès i701, l'affaire du fameux « cas de conscience »(voir l'art. Jansénisme)^ plaça le cardinal de Noailles dans une fausse position. La bulle Vineam Do mi nt éidiXii survenue en 1705, Noailles ne l'accepta qu'avec des restrictions équivalant à un refus. Poussé par la cour qui ellemême était excitée par les jésuites, le faible cardinal ordonna que la bulle fût acceptée par les religieuses de Port-Royal, mais celles-ci ne signèrent qu'en ajoutant une clause dont on se servit pour les perdre. Le roi sollicita de Rome une bulle contre ce monastère qui fut, comme on lé sait, détruit en i:09. Noailles aimait Port-Royal, mais sa faiblesse ne sut pas le protéger; lui qui l'avait appelé « le séjour de l'innocence, » consentit à être l'instrument de son extermination. Aussi, n'est-il pas étonnant de le voir fondre en larmes à la vue des ruines de cette maison célèbre, un jour qu'il les visitait; ce qui fit dire alors que c'étaient « les pierres de Port-Royal qui retombaient sur lui. » Plus tard (4713) la fameuse bulle Unigeniius ayant paru, le cardinal refusa de l'accepter, puis rétracta son refus, rétractation qu'il chercha à affaiblir dans la suite. Tout le monde sait d'ailleurs que le timide prélat fut toujours ennemi au fond de celte lamentable constitution et qu'il se débattit contre elle toute sa vie. — Noailles était un homme pieux, plein de charité et plein de compassion pour les pauvres auxquels il distribuait des sommes considérables. Ses connaissances théologiques étaient très étendues. D'un caractère aimable et bienveillant, plein de cœur et de loyauté, il ne sut pas toujours faire acte d'énergie et de fermeté dans les circonstances où cela était nécessaire, mais personne ne lui a jamais refuse la droiture dans les intentions et la candeur dans les démarches. On a de lui : 1*" Une Insiruciion pastorale dont nous avons déjà parlé, sur le livre de M. deBarcos; 2° plusieurs Lettres et Instructions pastorales sur divers points de doctrine et de morale ; 3° des Heures à l'usage de son diocèse, appelées communément Heures de Noailles, livre remarquable par l'onction qui y est répandue; i° plusieurs écrits contre la bulle Uingenitus, A. Maulvault.

NOB ou Nobé[Nob; No[x6a, NbjjL^a], que quelques commentateurs identifient avec Anathoth, ville sacerdotale de la tribu de Benjamin (Néh. XI, 31), sur la grande route qui conduit du Nord à Jérusalem^ non loin de cette dernière ville (Es. X, 32) . 11 s'y trouvait, du temps de Saiil, un sanctuaire de Jéhova et un collège de prêtres. David ayant été chassé par Saiil se rendit à Nob, et le grand-prêtre Achimélech, à qui il avait demandé à manger, lui donna des pains de la table sacrée, et l'épée de Goliath. Saiil, l'ayant appris, fit périr tous les

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