‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 128 sur 157 · NOB — NOÉ · texte numérisé non relu

NOB — NOÉ

prêtres de Nob, et ravagea cette ville (i Sam. XXI, 2 ss.; XXII, 9 ss.).

NOD, Nod (Gen. IV, 16), le pays ou Gain s'enfuit après le meurtre de son frère. Nod ou Noud signifie fuite, exil. Il est donc inutile de chercher le nom symbolique de cette ville légendaire dans la géographie ancienne de TAsie, comme Galmet et d'autres auteurs (voy. Rosenmiiller, ^Allerthûmer, I, 255 ss.).

NOÉ (Noakh, Nwe), fils du Séthite Lamech, est le dixième patriarche, et celui dont le nom est indissolublement uni à. celui du déluge, appelé Es. LIV, 9 « les eaux de Noé. » Il est le dernier des patriarches qui vécut jusqu'à ce cataclysme et qui lui survécut; par les descendants de ses trois fils Sem, Cham et Japhet, il est représenté comme le père de l'humanité postérieure. La Bible représente Noé comme le seul homme juste parmi ses contemporains (Gen. VI, 9; VII, 5); « c'est pourquoi il trouve grâce devant Dieu» (VI, 8). Ses rapports intimes avec Dieu ressortent de toute Thisloire du déluge ; c'est à lui que Dieu annonce ses jugements prochains, donne des instructions détaillées sur la construction de l'arche, il l'y fait entrer, la ferme sur lui, et c'est encore en souvenir de Noé que les flots sont arrêtés. Noé, de son côté, obsen'e scrupuleusement dans tous ses actes les indications divines. Aussi le patriarche apparaît-il dans le récit biblique comme im médiateur en faveur de l'humanité nouvelle, à laquelle Dieu assure l'existence sous le symbole de l'arc-en-ciel ; il devient ainsi, par le sacrifice qu'il immole à Dieu, le modèle du grand prêtre du Nouveau Testament. — Il est difficile de se faire une idée exacte de l'arche, d'après la description de la Genèse; toutefois il semble ressortir de ce récit qu'elle avait plutôt la forme d'une maison à trois étages que d'un navire. Quant à ses dimensions, elles ne dépassent pas celles que la tradition chaldaïque attribue au navire de Xisuthros (six cents aunes de long et soixante aunes en largeur et en hauteur). On a prétendu calculer que son volume suffisait pour l'installation de toutes les espèces d'animaux et Tapprovisionnement nécessaire. La narration se rapportant à la malédiction prononcée contre Cham (Gen. IX) a une autre signification. Elle doit montrer comment Cham, image fidèle de la corruption des peuples chananéens,a pu commettre le forfait qui lui est attribué. Dès que ce dernier est consommé, Noé reprend, dans la double tradition biblique, sa grande figure qui est celle d'un homme de Dieu, dont la parole prophétique fixe pour des siècles la destinée des peuples qui descendent de ses fils. La malédiction contre Cham implique l'asservissement des peuples chananéens, tout comme la bénédiction donnée à Sem indique que Jéhoyah sera le Dieu d'Israël. — Noé, le dernier représentant des patriarches, atteignit, dit la Bible, l'âge de neuf cent cinquante ans (Gen. IX, 28). Est-il nécessaire de dire que la légende orna singulièrement sa grande figure? Nous en trouvons la trace dans le livre d'Hénoch et dans celui des Jubilés, lequel lui attribue un pouvoir tout particulier sur les démons. Les Juifs postérieurs fout remonter à Noé les sept commandements noachiques qu'on imposait

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