‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 14 sur 157 · MAXIMIN — MAYNOOTH · texte numérisé non relu

MAXIMIN — MAYNOOTH

les murs d'Aquilée. Son fils, qu'il avait associé à Tcmpire, périt avec ' lui. Julien Capîtolinin a écrit les vies de ces deux princes.

HÂTER (Jean-Frédéric), célèbre prédicateur et controversiste lu- Uiérien. Né à Leipzig en 4650, il professa la théologie à Wittemberg et à Greifswald, et devint surintendant général des églises de Poméranie, tout en conservant le titre de pasteur à l'église Saint-Jacques de Hambourg, où il avait défendu avec fermeté et passion l'orthodoxie luthérienne contre les envahissements des piétistes et des sectaires. Il mourut à Stettin en 1712, comblé d'honneurs par les princes, après une vie consacrée avec un dévouement sans réserve à la cause de Dieu et de son Eglise. Sa science, surtout philologique, était très appréciée par ses contemporains ; ses sermons lui avaient valu une légitime réputation d'orateur puissant et populaire, mais ses ouvrages de polémique, de beaucoup les plus nombreux, sont déparés par d'incroyables violences de' style et par une trivialité de langage indigne d'un homme de lettres et d'un pasteur. Parmi les 378 écrits sortis de sa plume, nous ne citerons que : 1° Historia versionis germanicœ Bibliorum Lutheri, Hamb., 1693 ; 1702, in-4° ; 1732-1733, 2 vol., in-8*»; 2* Bibliotheca scriptorum theologix moralis, Greifsw., 1705; 3" BibliO" theca biblica, seu disserlationes de notitia auciorum qui in Scripturam commentarios seripserunt, Leipz., 1711 ; Arnd y a ajbuté un volume supplémentaire, 1713, in-4®; 4® Bibliotheca theohgica, Berl., 1716, 2 vol. Dans son Muséum ministri eccUsiXy Hamb., 1690, Mayer donne une série d'excellents conseils aux prédicateurs : c'est un des meilleurs traités d'homilétique du dix-septième siècle. — Voyez Lelong, Biblioth. sacr., p. 85i ; Geffken, Zeitschr. des Verelns fur hamburg. Geschichte, I, 566 ss. ; Tholuck, Geist der luther, TheoL Wittenbergs, p. 234, 259, 272, et son article dans la Real-EncycL de Herzog, IX, 209 ss.

ICâYEUL ou Mayol (Saint), quatrième abbé de Cluny, né en Provence vers l'an 906, mort en 994. Les incursions des Sarrazins l'ayant obligé de se retirer à Mâcon, il fut présenté à Bernon, évêque de cette ville, qui le fit chanoine, puis archidiacre de sa cathédrale. Plein de charité et de compassion pour les pauvres, Mayeul leur distribuait tous ses revenus. Vers l'an 940, il enseigna la théologie et la philosophie aux clercs de Mâcon ; mais les tentatives que l'on fit pour lui faire accepter l'archevêché de Besançon le déterminèrent, en 943, à embrasser la vie monastique dans l'abbaye de Gluny. Il réforma, dans la suite, un grand nombre de monastères d'Allemagne, de France, de Lombardie et de Suisse. U mourut dans le voyage qu'il avait entrepris, à la demande de Hugues Gapet, pour venir mettre la réforme dans l'abbaye de Saint-Denis. On célèbre sa fête le 11 mai. — Voyez Rivet, Hist. littér. de la France, t. VII ; Mabillon, A^. SS. Ordin, S. Bened., t. VII, où se trouve la vie de Mayeul écrite par Syrus, moine de Cluny, son contemporain.

MATNOOTH (Collège de), premier établissement catholique qui ait été reconnu et subventionné par l'Etat depuis l'introduction du protestantisme en Angleterre. Maynooth est une ville d'Irlande, comté

n IMAYNOOTH — MAZARIN

de Kildare. Le collège qui fait sa répatation fut fondé en 1795; if porte le nom de Saint-Patrick. C'est un édifice assez vaste, de forme quadrangulaire, contenant une chapelle, des cloîtres et une bibliothèque de 18,000 volumes. Les bâtiments du collège peuvent recevoir plus de cinq cents élèves. Ce fut à la suite d'une discussion au parlement que fut promulgué le bill de 4845 qui fit de cette institution un établissement officiel.

HAZÂRIN (Ministère de). Dès les premiers temps de la régence d'Anne d'Autriche, Màzarin quoiqu'il redoutât l'ambition de quelques chefs huguenots, recommanda la politique de tolérance. On lui prête un propos qui n'est peut-être pas authentique, mais qui caractérise bien son indifférence religieuse : « Je n'ai point à me plaindre du petit troupeau ; s'il broute de mauvaise» herbes, du moins il ne s'écarte pas. » Les calvinistes, depuis la prise de la Rochelle et la paix d'Alaisr avaient cessé de former un parti capable d'entier seul en lutte avec la couronne, maisen s'alliant aux princeset surtout à Gondé, ils pouvaient ««ramener les choses comme au temps où la France, gouvernée en apparence par un roi , était en réalité une république » (carnets de Mazarin). Pour prévenir ce danger le moyen le plus simple était de rassurer les réformés, de respecter les édits et de modérer le fanatisme da ctergé et des fonctionnaires inférieurs. La Réforme française sut gré à Mazarin de sa bonne volonté et lui donna dans plusieurs circonstances des preuves de dévouement et de fidélité : elle repoussa les propositions du prince de Gondé qui rêvait de soulever le midi de la France après avoir fait alliance avec Gromwell ; les bourgeois de la Rochelle s'emparèrent sur les rebelles des forts de leur ville, ceux de Saint-Jean-d'Angély chassèrent les troupes du prince ; Montauban et à son exemple Toulouse se déclarèrent en faveur du roi. II ne fut pas toujours possible à Mazarin de faire droit aux réclamations des réformés: tantôt ses ordres n'étaient pas exécutés par ses agents, tantôt les griefs exagérés peut-être ne portaient que sur Tapplicatioa rigoureuse des édits. Le cardinal, pour donner une satisfaction apparente, renouvela solennellement, le 21 mai 1655, tous les édits favo* rablcs aux protestants. Les instances, pour ne pas dire les ordres de Gromwell le décidèrent à intervenir auprès du duc de Savoie (1652), à accueillir en France les vaudois du Piémont, à autoriser la souscription publique destinée à leur venir en aide. Le clergé fit grand bruit de ces faits sans importance ; l'archevêque de Sens, dans l'assemblée du clergé tenue à Paris en 1646, s'effraya de l'accroissement des hérétiques, des sommes énormes fournies aux vaudois et qui pourraient servir à des desseins dangereux. La cour crut devoir déclarer à cette occasion qu'en renouvelant les édits elle n'avait pas eu la pensée d'accorder aux réformés des droits nouveaux. La réponse à ces attaques du clergé ne se fit pas attendre; cette réplique véhémente qui ne se contentait pas de défendre les Eglises, mais déuon* çait les arrêts injustes des parlements d'Aix, de Toulouse et de Rennes, fut condamnée et brûlée par la main du bourreau. A partir de- 1657 le gouvernement, sans se départir de sa tolérance^

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