‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 132 sur 157 · NOMBRES — NOMS · texte numérisé non relu

NOMBRES — NOMS

symbolistes, nous croyons que le chiffre a acquis son importance, non pas comme multiple de 3 et de 4 (3 X 4), mais comme représentant les {"2 tribus d'Israël, lesquelles ramenaient aux 1:2 fils de Jacob. Ce chiffre 12 devint plus tard le signe du peuple de Dieu dans TAncien et le Nouveau Testament. Il reparaît soit comme unité, soit redoublé (24), soit multiplié (48, 60, 96) dans les mesures du tabernacle et du temple. Nous le retrouvons dans les 12 portes du temple d'Ëzéchiel, dans la Jérusalem du Nouveau Testament avec ses 12 portes et ses 12 anges, fondée sur 12 pierres précieuses avecles noms des 12 apôtres et représentant un carré de 1,200 stades, avec des murs de 144 (12Xi2) aunettes. Ces douze pierres précieuses, avec les noms des douze tribus, se trouvent déjà sur le pectoral da grand prêtre. En outre le chiffre 12 était symbolisé par les 12paios de proposition, par les 48 villes lévitiques, les 24,000 lévites, les 288 (24X^2) chœurs de chanteurs et les 24 classes de lévites. Nous le retrouvons enfin dans le nombre des sauvés : 14-1,000 (12^1,000) représentant les 12 races de Dieu sur la terre. Les Juifs postérieurs enfin ont assigné une certaine significatiT^n au chiffre 22 et en ont fait un jeu cabalistique connu sous le nom deGemalria (géométrie) et qui consiste à calculer la valeur numérique de certains mots ou noms d'après leurs consonnes ou d'indiquer un non^ caché à dessein, en nommant les chiffres représentant ses consonnes. Ces calculs cabalistiques sont de la plus haute antiquité, mais n'ont aucune valeur dogmatique quelconque. Nous les retrouvons chez les gnostiques dans les calculs du mot ASpa;»?. — Nous n'avons pu indiquer ici que les caractères les plus généraux de cette science symbolique des chiffres, qui a joué un rôle si prépondérant dans les conceptions religieuses des anciens Hébreux , les* développements que nous ^ aurions pu donner à cette question si intéressante dépassant de beaucoup les limites de cet article. Nous renvoyons pour les détails aux sources suivantes : Gesenius, Lehrgebàude, 1817 ; Saalschiitz, Archœlogie^ 1855-56; Lepsius, Chronologie dei* aUeruEgypter; EwM, AUerihûmer; Baehr, Synibolik des mosaischen CuUus ; ZcBkler [dsius Eevzog, Realencydopxdie^ XIV); Diestel, Geschiclile des cUten Testaments in der chrisUiclien Kirchef, 1869, etc. E. Sgherdlix.

NOUNALISHS. Voyez Scolasiiqve.

NOMS. Le chapitre des noms dans la Bible, et plus particulièrement dans l'Ancien Testament, mériterait des développements plus considérables que n'en comporte le cadre de V Encyclopédie, En effet, les noms propres, et plus spécialement les noms propres des personnes, ont une signification en rapport intime avec la personne qui les porte. Le mot nom est désigné en hébreu par les deux mots de z é k h e r (souvenir) et de schem (signe). Mais les noms sont plus qu'un souvenir ou un signe ; ils expriment le caractère spécial de l'homme à qui on l'a donné. De là s'explique la manière toute particulière dont l'Ancien Testament parle du « nom » de Dieu. Il sert à en désigner l'essence môme, telle qu'elle se révèle aux hommes. Le nom de Dieu est «c magnifique » sur la terre (Psaume VIII, â), parce que la magnificence de

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