‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 135 sur 157 · NORRIS - NOTKER DE LIÈGE · texte numérisé non relu

NORRIS - NOTKER DE LIÈGE

ce qu'il fit dans son Essay towards the iheory of the idéal, or intelligible world (Londres, 1701-1704, 2 vol. in-S'*). Les ouvrages de Norris sont d'ailleurs très nombreux. Forcé de suppléer avec sa plume au faible revenu de sa paroisse, il fut en quelque sorte victime de son assiduité au travail, des infirmités précoces Tassaillirent et il mourut à Tàge de 54 ans. — Consulter pour la liste de ses œuvres, un article de M. Ad. Frank, dans le Dictionnaire des sciences philosopkiques, TSGSMÈKjS, Voye^ Scandinavie,

lïOTXER DE SÂIIÏT-6ALL. L'abbaye de Saint-Gall fut pendant une grande partie du moyen âge un foyer de lumière en Europe (voir Saint'GnU), Notker de Saint-Gall, surnommé Balbulus ou le Bègue, a été Tun de ses moines les plus distingués. Né à Heiligau^ dans la Suisse du Nord, pendant le neuvième siècle, il fut placé de bonne heure à Tabbaye de Saint-Gall, oii'it mourut en 912. 11 fut canonisé sous Jules IL II a composé un traité sur les commentateurs des saintes Ecritures (dans Pez', Anecd,, I, 1, 13) et un martyrologue (dans Canisius, Lect. Antiq., éd. Basnagc, II, 3, 170); ce dernier ouvrage renferme pour la première fois la biographie de quelques personnages à moitié légendaires de la Rhétie chrétienne, parmi lesquels Lucius et Véréna, mais il ne dit rien de la légende de sainte Ursule et des onze mille vierges. Il nous prouve en outre qu^on ne savait pas encore à cette époque fixer le jour de Tassomption de la Vierge. Notker est surtout célèbre par ses séquences, dont Fidée lui fut fournie par un moine de Jumièges, qui avait dû quitter son couvent, alors ravagé par les Normands. L'Eglise avait coutume, dans le chant de TAlléluiab, de prolonger la dernière syllabe pour donner à ces accents de la joie plus de solennité et.de durée. Pour enlèvera cet*« ah! » prolongé sa monotonie, Notker composa plusieurs poésies, dont deux sont parvenues jusqu'à nous : Medio vitœ in morte sumus, et Gratcs nune omnes reddimus. Les historiens de la musique religieuse lui assignent une place honorable dans leurs écrits. Ekkéhard V a rédigé une biographie de Notker qui n'a que peu de valeur. — Sources :' Wattenbach, Deutschl, Gesch. Quellenyi, passim; ActaSS.^ V, 11-22; ^leyev, Derheil. Notker von S, G., àdLïi^ [es Nevjahrsbl.^ 1877.

A. Paumier.

NOTKER DE LIÈGE (972-1008) avait d'abord fait ses études et exercé une charge importante à Saint-Gall. Ami d'Hériger de Lobbes, qui l'accompagna en Italie lorsqu'il fut appelé par la régente Théophanie à y représenter le jeune empereur Otton III, il se vit également ^mené à défendre dans son diocèse les prérogatives du pouvoir impérial contre les prétention^ des comtes de Flandre. Quand Baudoin, .comte de Flandre, se fut emparé (du comté de Valenciennes, ^Notker assura à l'empereur Henri II le concours bienveillant du roi de France. Robert et plusieurs chevaliers français prirent part à la. campagne de 1006-1007, qui rendit pour quelque temps Valenciennes à l'Allemagne. Mais c'est surtout comme savant et comme théologien que Notker mérite de fixer notre attention. L'école de Liège, qui possédait déjh avant lui une certaine influence, reçut de son ensei-

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