NOTKER DE LIÈGE — NOURRY
gneitient un tel lustre, qu'on y vit bientôt affluer les étudiants du nord-ouest.de VAllemagne. Wazo, Alger de Liège, de nombreux évoques, abbés et docteurs se vantaient d'avoir été ses disciples. L'un d'eux, Hubert, jetait par son enseignement un vif éclat à Paris. On cultivait surtout à Liège la grammaire, la p&ilosophie et la théologie: l'histoire n'y apparut que plus tard. Tel était le zèle de Notker pour TenseignemjBnt qu'il le continuait pendant ses nombreui voyages. Il a écrit avec Folkuin, pour l'Eglise de Gand, une vie de saint Landoald, compagnon des travaux missionnaires de saint Landelin. On lui attribue aussi une vie de saint Rémacle, dont quelques historiens estiment qu'Heriger est l'auteur. — Sources : Wattenbach, DeutschL Gesch, QueÛen^ I, 307-39 ; Gesia episc. Leod,y éd. Kœpde, dans Monwn. Germ. IlisL, VIII, 134. HisL lit, de F., VIL A. Paumier.
NOTKER LABEO. Un grand nombre d'écrivains ont confondu Notker Labeo, mort en 1022 à Saint-Gall avec Notker Balbulus, mort dans cette môme abbaye en 912. No'tker Labeo, qu'Otton I" et Otlon 11 honorèrent de leur visite dans sa blanche vieillesse, a exercé une influence considérable sur son époque et ses connaissances encyclopédiques, qui embrassaient la musique, les mathématiques, Tastronomie aussi bien que les langues et la théologie, ont été proclamées avec éloge par les historiens de la littérature allemande. Placé à la tête de l'école de Saint-Gall, sur laquelle le premier Notker availdéjà jeté un vif éclat, Labeo se vit amené par les nécessités de l'instruction à traduire pour ses élèves les Psaumes avec commentaires, la morale de Grégoire le Grand, des traités d'Aristote, etc. Ce sont les plus anciens i^onuments de la littérature allemande. Labeo a décrit avec soin un globe céleste, ouvrage de Saint-Gall, et le premier qui ait paru en Allemagne. Il a composé une explication de l'Oraiwn dominicale et du Symbole des apôtres, premier germe des catéchismes ultérieurs. Il ne reconnaît pas encore l'autorité dogmatique des apocryphes et s'en tient avec son époque à Popinion de saint Jérôme. Tuotilo et Ekkéhard IV ont été ses disciples les plus distingués. Rien ne prouve, d'ailleurs, qu'il njait pas eu des collaborateurs pour ses nombreuses traductions. — Sources : Herzog, Real. Encycl,^ sub voce; Hattemer^ S, Gallens AUdeutsche Sprachschxtse, Saint-Gall, 1844-49; Wackernagel, Die Verdienste der Schwetzerum die Deutsche Literatur, Basel, 1833. A. Palmier
NOURRT (Dom Nicolas Le) naquit à Dieppe en 1647 et mourut à
Paris le 24 mars 1724, âgé de soixante-dix-sept ans. Après avoir fait
ses humanités au collège des oratoriens dans sa ville natale, il alla
faire sa philosophie et sa théologie à l'abbaye de Jumièges, pu il
entra dans la congrégation des bénédictins de Saint-Maur, à l'âge de
dix-huit ans. Il s'attacha à l'étude des antiquités chrétiennes, et
devint l'un des hommes les plus savants de son époque sur l'histoire
des premiers siècles de l'Eglise. C'est en collaboration avec le père
Garet qu'il publia les Œuvres de Cassïodore, la vie de cet auteur, les
préfaces et les tables qu'on trouve dans cette édition sont du père
Le Nourry. Ce travail a été accompli dans le prieuré de Bonne-Nou-