‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 139 sur 157 · NOYON · texte numérisé non relu

NOYON

561. Son nom est conf^ervé par Tan tique et illustre abbaye de Soissons {MoniisL Gallic, pi. 101) et par une paroisse de Paris. — Gomme dit la légende :

De Gildard etMédard, choses prodigieuses Sont mises par escrit aux histoires fameuses. Naistre frères gémeaux un mesme jour les vit, Et pontifes tous deux un mesme jour les fit De Rouen et Nojon, et sans aucune rideu A la saincte Sion un mesme jour les guide.

Vers 640 ou 646, saint Eloi, l'argentier de Dagobert, Tapôtre des Belges et dçs Frisons, le patron de tous les.ouvriers'en métaux et de ceux qui s'occupent des chevaux, monte sur le siège de Noyon et de Tournai (voyez dans d'Achéry, II, in-f*, sa vie par Saint-Ouen, dont l'authenticité, généralement contestée, a été récemment défendue par M. Reich dans une thèse de Halle, 1872; l'article Eloi; Corblet, IV; li Miracles de mesires sains Elois, publié par M. Peigné-Delacourt, Mém. Soc. acad. de l'Oise, 1859 ; Forgeais, Plornàs historiés, I et II). Il mourut en 659 ou 655, le 30 novembre, il est honoré le 1" décembre. Saint-Mommolin, moine de Luxeuil et abbé de Sithiu, lui succède (f 16oct. 685 ou 691 ; voyez Barraud, Soc, acad., 1855, p. 257, et pour tous ces saints évoques, les AA. SS. Btlgii de Ghesquière). La célèbre abbaye de Saint-Eloi de Noyon, fondée parce saint, détruite

*ea 859 par les Normands, relevée par l'abbé Gérard d'Athies, fut changée en forteresse en 1591 [Monast. Ga//f(;.,pl.90). Etienne Aubert, Innocent VI, fut évèque de Noyon de 1338 à 1342. L'évèqùe de Noyon était le dernier des pairs ecclésiastiques (voyez GalUa christiana, IX; Le yaissenr, Ann. de l'Egl. cath. de N., P., 1633-1634, 3 vol. in •4'»). Nous n'avons pas à décrire, après M. Vitel, l'admirable église de Notre-Dame. Calvin naquit à Noyon, le 10 juillet 1509, « dans la maison où pend à présent l'enseigne du Cerf, que son père Gérard s'était acquis au marché au bled » (Le Vasseur). La maison qu'on prétend avoir servi de berceau au réformateur est de 1682 (E. Woilliez, Rép. arch. de l'Oise). Nous n'en dirons rien^ sinon que la famille Cauvin n'était certainement point, comme il arrive encore de le lire, originaire de Pont- l'Evoque, ^n Normandie, mais d'un village de ce nom situé à un quart de lieue de Noyon et dont Calvin obtint la cure en 1529 ; en 1633, on montrait àPont-l'Evôque quelques vestiges de la chaumière des Cauvin, que le futur pape Léon XI alla visiter

' en 1598. La chapelle de la Gésine de la Vierge, dont Calvin fut bénéficiaire à onze ans, n'a pas conservé son nom ; Marteville, dont il fut vicaire en 1527, est situé dans le doyenné d'Athies et appartenait à la collation du chapitre ; Saint- Ouentin-en-l'Eau, où Calvin obtint la Chapelle de Saint-Jean-de-Bayencourl, est a-u faubourg de Péronnc. Charles dp Hangest, le « bon évêque » le protecteur de Calvin, fut évoque de 1502 à 1528; ce prélat était frère du seigneur de Montmor, dans la famille duquel Calvin fut élevé (Le Vasseur ; Desmay, Rem. sur la Vie de C, tirées de reg. de N., Rouen, 1657, in-4°; Boiser: Richelieu, Traitlé.,. pour convertir ceux qui se sont séparez de l'Egi.,

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