O'CONNELL — ODILON
Chambre des lords. Cependant la santé du vieil athlète faiblissait de plus en plus. Au commencement de 1847, il partit pour ritaiie, traversa Paris et arriva à Gênes où la mort l'arrêta. D'après ses dernières volontés, son cœur fut envoyé à Rome et son .corps à Dublin où on lui fit de magnifiques funérailles. — O'Connell n'a laissé qu'un seul ouvrage de médiocre valeur : Mémoires sur V Irlande indigène et saxonne (Dublin, 1843). Ses principaux Discours ont été publiés par son fils. En 1848, le père Lacordaire prononça à Paris son oraison funèbre. A. Gary.
OCTAPLES. Voyez Polyglotte.
OCTAVE, espace de huit jours destiné à la célébration d'une fête, pendant lequel on répète tous les jours une partie de l'office de la fête, comme les hymnes, les antiennes, les versets, avec une ou plusieurs leçons relatives au sujet. Le huitième jour, que l'on nomme proprement Voctnve^ l'office est plus solennel que les jours précédents.
OCTAVBEN, antipape. Voyez Victor IV,
ODET DE COUGNY. Voyez Chdtillon.
ODILLE (Sainte), abbesse de Hohenbourg, célèbre couvent de religieuses en Alsace. Elle était fille du duc Athic ou Ethich, un des principaux seigneurs de ce pays. Elle naquit aveugle, et son père wdonna ordre de la tuer; mais sa mère la fit élever en Franche-Comté, dans un couvent qu'on appela depuis Baume-les-Nonnes, et Odille cessa d'être aveugle à l'époque de son baptême. Plus tard, son père lui donna la direction du monastère qu'il avait fait élever sur le Hohenbourg, une cime des Vosges, près du mur païen qui forme une partie des fondations du couvent. Odille, à la tète de cent trente religieuses qu'attirèrent l'éclat de ses vertus et sa charité inépuisable, fonda un second couvent, muni d'un hospice pour les pèlerins, au bas de la montagne (Niedermûnster). Elle mourut le 13 décembre 720. Parmi les abbesses qui succédèrent à Odille, nous trouvons la célèbre Herrad de Landsberg (voy. cet article). Le couvent lui-même jouit pendant longtemps d'une grande réputation de piété et de culture scientifique. Ses abbesses furent môme élevées, en 1249, au rang de princesses de l'empire. —Voyez Mabillon, ^4^. SS. Bened,, III, 2, 496 ; Dionys. Albrecht, History von Hohenburg, Schletstadt, 1751 ; Silbermann, Beschreibung^ vonHohenburg, Strasb., 1781 et 1835; Peltre, Vie de sainte Odilie^ Strasb., 1699; Grandidier, Htst. de l'Eglise de Strasbourg, I, 341 ss.
ODILON de Mercœur, cinquième abbé de Cluny, naquit en Auvergne en 962 et continua à Cluny jusqu'à sa mort, survenue à Louvigny le l®"^ janvier 1049, l'œuvre de son illustre prédécesseur Odon. En 1023, nous le voyons assister à Reims au couronnement de Henri, fils du roi Robert. En 1032, il refuse par humilité le siège épiscopal de Lyon et s'attira les paternelles censures du pape, blessé de son refus. Tel était le prestige de son administration que des évêques renoncèrent à leur dignitépourdevenirde simples moinesà Cluny. Conseiller et confident des rois, Odilon entretint surtout des relations suivies avec Adélaïde, femme d'Othon I" d'Allemagne. Nous possédons d'Odilon une biographie de saint Maieul, quatrième abbé de Cluny, des ser-