‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 155 sur 157 · OINT — OKEN · texte numérisé non relu

OINT — OKEN

Hamburger, Messias {RealencyklopœdiedesJud&nthums, !'• partie 1874; idem {Realencyklopxdiefûr Bibelu. Talmud^ 1880); M. Vernes, Histoire des idées messianiques, etc., 1874; A. Wabnitz, Revxte théologique de Montauban, juillet et octobre 1874; Messias Judœorum SimilUudinUms Henochi illustratus^ 1878 ; L'idéal messianique de Jésus, p. 80 ss., 1878; Riehm, Die messianische Weissagung, 1875 ; Drummond, The jewish Messiahy 1877 ; Hitzig, Vorlesungen iiber hiblische Théologie und messianische Weissagungen des Alten Test,, iSSO, Les principaux ouvrages et travaux traitant le sujet du point de vue dogmatique ou du point de vue de la théologie biblique sont les suivants : Cocceius, f 1696, Theologia propJietica et typica; Steudel, Prolusio de messianis vaticmiSf 1826; Segerstedt, Die Christologie des Allen Test., 1831 ; J. Beck, Veber die Entwikelung tf. Darstellung der messianischen Idée, etc., 1835; ^leinertzagen, Vorlesungen ûber Christologie des Alten Test., 1843, von Hoffmann, Weissagung u. Erfullung, etc., 1844 ; Hengstenberg, (^Amtilogle des Alten Test., 2"° éd., 1854-57 ; Bade, Christologie der Alten Test,, 2"* éd., 1858 (catholique); Auberlen, Die Weissagungen der mtssianischen Zeit, etc., {Jahrbûcher, III, p. 778 ss.); Ch. Bois, Moïse tt r espérance ynessianique {Revue théologique, juillet et octobre 1873 et octobre 1874). Parmi les commentaires qui abordent spécialement le sujet nous mentionnerons ceux deKiihnôl: Messianische Weissagungen des Alten Test, ûbersetzt u. erklàrt,il9^; de Scherer, Ausfiihrliche Erklârang der sàmmtlichen messianischen Weissagungen des Alten Test., 1801; de Redepenning, Commeniarins in locos V, T. m essi anos, iSiA-i^; àe Reinke, Die messianischen Psalmen, 1857-58; Die messianischen Weissagujigen bei den grossen u. kleinen Propheten des Alten Test., 1839^î (catholique). Les principales théologies bibliques à consulter sont celles d'Aramon , de De Wette , de von Cœlln, de . Hâvernick ^ d'OEhler, etc. Mentionnons encore les ouvrages de Bertbold, ChristoIogiaJadœorum, 1811; de Gfrôrer, Dûw Jahrhundert des Hed$, 1837; de Langen, Das Judenthum in Palestina zur Zeit Chrisii, 1866, la littérature sur les pseudépigraphes, Graetz, Geschichte der ^u^/^, 3* édition et Jost., Geschichte des Judenthums, iS^l-o9. Pour Thistoire de la littérature en général consulter Hengstenberg, Christologie, etc, UL 2«éd. A. Wabnitz.

OKEN (Laurent), né en 1779 à Offenbourg, grand duché de Bade, fut un des enthousiastes de la jeune école schellingienne, qui, au commencement de ce siècle, aspira à renouveler toutes les sciences naturelles et à les réunir dans une vaste synthèse ; Tart, le droit y devenaient des branches de la philosophie de la nature ; le principe premier en était l'identité, c'est-à-dire Dieu, ou zéro, comme point de départ de toutes les quantités positives et négatives, de toutes les forces qui, par leurs oppositions et combinaisons diverses, constituent le monde. Le programme en était esquissé dès la première publication d'Oken : Uebersicht des Grundrisses des Sistems der NatnrfUosofie, 1803. Les cours qu'il dormait à léna jouissaient d'une grande faveur auprès de la jeunesse, quand sa participation à la fôte de la Warlbourg (1817) lui attira une invitation à se démettre de ses fonctions.

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Il se retira à Munich, où il professa en même temps que Schelling, qui répudiait toute solidarité avec son ancien disciple. En 1832, il accepta une chaire à l'université de Zurich, où il mourut en 1851. 11 avait dirigé, de 1817 à 1841, une revue scientifique, intitulée : Isis. Ses principaux ouvrages sont : Lehrbuch der Naiurphilosophie, 1809- 1811, 3 vol.; 3e éd., 1843, un vol.; Lehrbuch der Naturgeschichte, 1810; Allg. Natnrgeschichie fur aile Siànde, 13 vol. 1833-1841 Un exposé de son système se trouve dans Erdmann, Gesch, der neuern Philosophie^ III, 2, p. 539-583.

OLAF (Saint). Les Normands ou Scandinaves, aussi remarquables par leur beauté et par leur force physique que par leur intrépidité, leur franchise et aussi leur cruauté, demeurèrent pendant plusieurs siècles attachés à leurs antiques coutumes et continuèrent au moins dans les parties reculées de la Norvège, même après leur baptême, à sacrifier. des chevaux au dieu Thor, dans les bocages sacrés. Déjà Harald Haarfager (beaux cheveux), qui avait réuni sous un seul sceptre les petites principautés indépendantes de la Nor\'ège, avait travaillé par des voies indirectes à y introduire le christianisme. Son fils Hakon ne put pas réaliser son œuvre. Du reste la foi de ces premiers rois était encore bien obscure et imparfaite, toute pénétrée de superstitions païennes et de passions violentes à peine comprimées par un vernis de piété sincère mais imparfaite. Son parent Olaf Trygvœson, par un habile mélange de force et de douceur, réussit à étendre les domaines de la foi chrétienne pour laquelle il donna sa vie dans le combat naval de Svolder vers Tan 1000. Trois ans auparavant il avait assisté au baptême d'un enfant de sa famille, qui devait être l'héritier de son œuvre et de son trône. Harald Grœntke, arrière-petit-fils de Harald Haarfager, avait subi le supplice du feu par ordre de la reine douairière de Suède; Olaf, son fils, naquit en 1)91 et sa veuve épousa en secondes noces un seigneur du pays, auprès duquel vécut le jeune prince, qui se signala par un courage et une intelligence précoces. Chassé de la Norvège par l'usurpateur Sari Hakon et ses fils, il devint écumeur de mer, porta l'incendie et la ruine sur les côtes de Suède, pour venger son père, et échappa à une flotte ennemie qui le tenait bloqué près de la côte, en creusant un canal à travers la terre ferme et en se dérobant à ses adversaires stupéfaits de tant de hardiesse. Les chants des sagas sont inépuisables pour célébrer ses exploits sur les côtes de Finlande, de France et d'Angleterre, mais les documents historiques font défaut pour contrôler leur véracité. Nous savons seulement qu'en 1016 le jeune Olaf, qui méritait déjà par son embonpoint précoce le surnom de Gros, que la postérité a changé en celui de Saint, vint revendiquer son héritage, défit dans un engagement décisif ses ennemis coalisés et se mit aussitôt à 1" œuvre pour gagner ses Etats à l'Evangile. Son Christ était encore bien sombre, déclare avec raison l'un de ^es biographes, car il ne lui inspirait ni charité, ni douceur. Comme Charlemagne, Olaf ne laissait à ceux qu'il voulait convertir d'autre alternative que le baptême ou le glaive, quelquefois la torture. L'histoire

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nous le montre parcourant à cheval les campagnes les plus reculées, accompagné de ses gardes et de ses évoques, se faisant lui-même prédicateur à l'occasion et sachant opposer Tironie d'unEsaïe et d'un saint Paul à Tironie païenne. Dans F un de ses voyages, après avoir vaincu par la force la résistance armée du Sari païen, Dale Gudbrand, il triompha de son incrédulité en faisant tomber d*un coup de hache une statue dorée du dieu Thor, d'où s'échappèrent des légions de rats et en lui disant : Vois ce que ton dieu est capable d'accomplir et d'empêcher. Olaf entra en correspondance avec les Eglises d'Angleterre et de Brème et appela à sa cour des prélats distingués, entre autres Sigurd, Bernard et Rodolphe. Il* chercha aussi à attirer dans ^es Etats des hommes instruits, à rédiger de nouveaux codes de lois dans un esprit chrétien. 11 sut mériter le surnom de second fondateur de la Norvège et s'occupa avec un égal zèle de ses nombreuses colonies et en particulier de l'Islande. Mais ses mesuces despotiques avaient Troissé bien des esprits, sur lesquels le paganisme conservait une influence occulte. Mettant à profit une famine, qui désolait la Norvège et que les partisans des anciennes croyances attribuaient au Christ, Canut le Grand, roi d'Angleterre et de Suède revendiqua avec succès ses prétentions à la suzeraineté, et Olaf, abandonné de tous, trouva un asile auprès du souverain russe Saroslaf. Il se préparait, après deux années d'une vie consacrée à la retraite et aux bonnes œuvres, à se rendre en pèlerinage à Jérusalem quand une vision l'engagea à tenter la fortune une dernière fois. La vision était trompeuse, car l'armée des paysans, guidée par l'archevêque Sigurd, triompha en 1030 à Stilklestad de l'armée du roi, qui demeura sur le champ de bataille. Ses restes mortels furent déposés dans la crypte de l'église Saint-Clément, qu'il avait fait* construire à Nidarot. Sa mort ne fut pas préjudiciable à la cause du christianisme. Canonisé dès l'année suivante par ses sujets repentants, il put assister en esprit à l'achèvement de son œuvre par son fils. — Sources : Lappenberg, Histoire d'Angleterre, IV; Piper, Zeugen der Wafirheii, 11, 706; Me Lear, The Northmen, London. A. Paumier.

OLAVIDE. D. Pablo naquit à Lima dans le Pérou, en 1723. Sous le règne de Charles lll, il réussit à occuper une position importante dans les cercles aristocratiques de Madridi. Lié d'amitié avec le ministre Aranda, il fut charge par lui de mettre en exécution le projet dont il avait le premier conçu l'idée, de coloniser les vastes et solitaires plateaux qui s'étendent au revers sud de la sierra Morena. Nommé à cet effet préfet de Séville, Olavide fît venir six mille colons de la Suisse et de l'Allemagne et, en 1767, il fonda la bourgade principale qui, par égard pour le roi, reçut le nom de Carolina. Sous la protection d'Aranda, la colonie prospéra et s'agrandit. Mais le ministre, ébloui de la grandeur de ses victoires et de la facilité de ses conquêtes libérales, eut le grave tort de se croire tout-puissant et négligea de flatter les susceptibilités du prince. Après avoir sanctionné tous les projets de réforme, consenti au droit du placet, enlevé ii l'inquisition le droit de juger les procès appartenant au ressort des

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tribunaux civils et signé le décret d'expulsion des jésuites, Charles III recula, quand il s'agit de priver le saint-ofGce du droit de confisquer les biens des ar,cusés au profit des juges. Menacé dans son existence» ce tribunal s'alarma de l'imprudent propos des encyclopédistes français qui, dans leur ouvrage, osèrent prétendre que, grâce aux efforts d'Aranda, l'inquisition allait disparaître en Espagne, et ne négligea aucun moyen pour regagner le terrain perdu et ressaisir le pouvoir qui allait lui échapper. Le confesseur du roi, Joaquin de Ëlita, évêque de Osma , travailla la conscience scrupuleuse du monarque qui, jaloux à l'excès de son autorité, laissa tomber le ministre, tout en entourant son renvoi de tous les ménagements possibles. Mais l'Eglise demandait davantage. Pour obtenir un revirement d'opinions et impressionner vivement les esprits, il fallait frapper un grand coup. Au défaut du ministre, elle s'attaqua à son conseiller et ami. En 1776, 01a vide fut arrêté et conduit dans les cachots de' l'inquisition de Séville. Après deux ans de captivité on célébra, à Madrid, le 29 novembre 1778, àhuis clos, un petit autodafé (un autHlo)y en présence des personnes les plus illustres de la cour. Sur la foi de soixante et douze témoins, l'ancien préfet de Séville fut accusé d'avoir partagé les idées des philosophes français et d'avoir ouvert la colonie de la sierra Morena à des hérétiques. On lui reprocha son manque de déférence pour le culte et le dogme de l'Eglise, ses sympathies pour les idées modernes et son adhésion au système de Copernic. Malgré ses protestations d'innocence, les juges le déclarèrent coupable d'hérésie formelle et le condamnèrent à rétracter cent soixante-six propositions hérétiques, résultat de l'enquête judi* ciaire, à la perte de tous ses biens et à huit ans de réclusion dans un couvent, sans autre lecture que le Symbole de la foi^ du père Louis de Grenade et ïincrédule sans excuse^ du père Segneri. A l'ouïe de la sentence, Olavide tomba évanoui et l'effet produit par cette mise en scène fut si grand, que plusieurs personnes vinrent spontanément faire des aveux et des professions de foi. Quand il revint à lui, le condamné reçut l'absolution et fut conduit dans sa prison. Peu de temps après, il réussit à s'évader, grâce au concours des personnes les plus influentes de la cour et vécut à Paris, sous le nom d'emprunt de comte de Pilo, dans la société des libres penseui^s les plus prononces de la capitale. Mais les orages de la Révolution, qui lui firent courir de sérieux dangers, amenèrent un changement profond dansy sa manière de voir. Il revint à la foi et rétracta solennellement ses* vues antérieures dans le livre célèbre qu'il composa à cette époque et qui porte le titre de El evangelio en iriunfo, o historia de un filosofa desenganado. Madr., 1803. Ce sont les mémoires d'un philosophe qui, , dans des lettres adressées à divers amis, célèbre le triomphe de l'Evangile dans l'histoire de sa conversion. La fiction est simple. Un jeune homme incrédule et bon vivant, craignant d'être livré à la justice à cause d'un duel dont l'issue a été fatale à son adversaire, se retire dans un couvent solitaire. Là, les instructions d'un frère le. ramènent à la foi et à l'Eglise. Rassuré sur le sort de celui dont il

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avait cru causer la mort, il rentre dans la vie active et se dévoue à l'instruction de ses deux fils et àTamélioration de la condition sociale des «habitants du village près duquel il habite. La valeur apologétique du livre n'est pas grande. Olavide voit avec raison dans Tignorancc la cause principale de l'incrédulité, mais il a tort d'accorder une importance prépondérante aux témoignages externes du christianisme; son jugement sur Voltaire et la philosophie manque d'équité et de charité, et l'effusion avec laquelle il célèbre l'impression produite par les pompes extérieures du culte, paraît étrange dans la bouche d'un homm^ élevé à l'école dii scepticisme le plus raffiné. La plupart des auteurs semblent admettre que sa conversion n'a pas été sincère ; mais la lecture du livre en question ne confirme pas cette impression. La doctrine plutôt évangélique qu'ecclésiastique, et l'esprit large et conciliant qui anime l'exposition pleine de chaleur des fruits bénis de la conversion portent l'empreinte d'une conviction profonde et réelle. Grâce au cardinal de Lorenzana, Olavide put rentrer en Espagne en 1798. Llorente le vit à l'Escurial, chez D. Mariano Luis d'Urquijo, premier ministre et secrétaire d'Etat. Cet auteur dit que les habitants de la sierra Morena lui conservèrent un souvenir reconnaissant. Il loue son esprit juste et éclairé, son amour de l'agriculture et ses talents décolonisation, et assure qur son œuvre lui vaudra une gloire durable. Olavide mourut en 1S03. Son livre a été traduit en français, en italien et en allemand. L'original espagnol eut huit éditions en deux ans. La traduction française porte le titre: Triomphe de l'Evangile ou Mémoires d'un homme du monde^ revenu des erreurs du philosophisme moderne, ivdià. de l'Esp. par J. P." As. Buynand des Echelles, Lyon, 1805, 4 vol.; 2«édit. abrégée, Lyon, 1821,3 vol. in-8«. La traduction allemande parut à Ratisbonne en 1845-48 en 4 vol. On a encore du môme auteur: Poema^ cristiauas, un recueil de poésies chrétiennes. — Voyez sur Olavide: J. A. Llorente, flisi. crii, de nuquisinon d'Espagne, II, 543 ss., Paris, 1817 ; D. Vict: de la Fuente, HisL €cles. de Espana^yi.Ql, Madrid, 1875; Rossecuw Saint-Hilaire, //îs/oirc d'Espagne, nouv. édit., XIII, 121 ss., Paris, 1878. Eug. Steilv.

OLÉRON {Elora, Elorona,lUuro, ///uroiia), ancienne ville épiscopalt», suffragante de la métropole d'Auch. Elle a eu cinquante-sept évôque>, dont le premier, Gratus, assista au concile d'Agde en 506, et le dernier fut Jean-Bapliste-Auguste de Villoutrieux de Faye, sacré le 17 août 1783. L'évôché d'Oléron a été supprimé en 1801. — Voyez Gallin christ,, I, 1264 ss.

OLÉVIAN (Gaspard), Okvianus, proprement vonder Olewig, célèbre théologien réformé, né à Trêves en 1536, mort à Herborn en 1587. Fils d'un riche boulanger, initié par sa pieuse mère à la connaissant e des vérités évangéliques, il alla étudier le droit à Paris, et fut gagné au mouvement de la Réforme parla vue des martyrs huguenots. Son séjour à Orléans et à Bourges ne fit que le raffermir dans les nouvelles doctrines. Ert 1558, Olévian se rendit à Genève auprès de Calvin avec lequel il se lia intimement et, l'année suivante, encouragé par les réformateurs suisses, il commença l'œuvre de la Réforme <i Trêves, et y prêcha l'Evangile avec une grande ardeur en dépit de la résis-

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tance du parti épiscopal. Obligé de quitter la ville avec le troupeau qui s'était groupé autour de lui, après n'avoir échappé au supplice que grâce à l'intervention des princes protestants allemands, Olévian accepta une place de professeur au CoUegium sapientix et à l'université de Heidelberg; en cette qualité, il contribua à donner au Palatinat une organisation presbytérienne, et prit une part active à la rédaction du catéchisme de Heidelberg (voy. cet article) et de la liturgie de l'Eglise réformée du Palatinat. Ami et conseiller de l'électeur Frédéric III, il seconda avec un zèle infatigable les efforts -éclairés de ce prince, pour rétablir partout la prédication et la discipline évangéliques dans toute leur pureté. La mort de son protecteur, le 26 octobre 1376, vint malheureusement arrêter ce beau mouvement. Louis VI, son fils, destitua Olévian de toutes ses fonctions, ■et lui défendit de prêcher et de publier de nouveaux écrits réformés. Six cents pasteurs et instituteurs durent bientôt quitter le pays qui Sut luthéranisé avec violence pendant le règne heureusement très •court de Louis (f 1583). Olévian suivit l'appel que lui adressa le comte Louis de Sayn-Wittgenstein-Berlebourg, à Herborn, et travailla activement à l'introduction du culte réformé dans cette principauté, ainsi que dans celle de Nassau. — Voyez Piscator, Kurzer Beriche vom Leben u. Sterben D^ G, O/eviant ; • Sudhoff, Olevianus'u. Ursimis* Lehenu. ausgew, Schriften; Elberf., 1857.

OLIER (Jean-Jacques), fondateur du séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, né dans cette ville en 1608, mort en 1637. Il étudia la théologie à la Sorbonne et assista aux conférences de saint Vincent de Paul sur les devoirs du sacerdoce à Saint-Lazare. Ce fut le commerce avec ce pieux missionnaire qui décida de la direction de sa vie. Après avoir refusé une haute position ecclésiastique qui lui fut offerte par Louis XIII, Olier commença en 1641, à Vaugirard, l'œuvre à laquelle il ne devait cesser de se consacrer, l'éducation des jeunes prêtres. 11 4iccepta en 164:2 la cure de Saint-Sulpice et fonda en 1645 le séminaire de ce nom. Il en établit d'autres à Nantes, à Viviers, au Puy en Yelay, à Glermont en Auvergne et à Québec dans le Canada, fit une mission générale dans le Vivarais, réforma l'abbaye de Pibrac et montra un zèle extraordinaire pour réveiller l'amour des études et des âmes dans les futurs serviteurs de l'Eglise qui se trouvaient placés sous sa direction. Tous les ordres religieux, sans exception, se •sont unis pour célébrer les vertus et les travaux de l'abbé Olier, et l'assemblée générale des évêques, écrivant en 1730 au pape Clément XII, n'hésita pas à l'appeler « l'ornement et la gloire insigne du clergé de France. » Ses principaux ouvrages sont ; 1' Traité des saints ordres, Paris, 1676 et 1834 ; 2° Lettres spirituetles, 4672 et 1831 ; 3" Iniroduciion à la vie et aux vertus chrétiennes, 1689 et 1833 ; i** Catéchisme chrétien pour la vie intérieure, 1630, son meilleur livre et celui qui a été le plus souvent réimprimé; 5° Journée chrétienne, 1672. — Voyez Oallia Christ., VII, 1016 ; Giry, Vie de M, Olier, 1687 ; Simon de Dancourt, Remarques histor, sur la paroisse de Saint-Sulpice, 1773 ; Nagot, Vie f/e M. Olier, 1818 ; de Bretonvilliers, Mémoires sur M. Olier^ 1841, 2 vol. ; Vie de }f. OVer, fondateur du séminaire de Saini-Sulpice^

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