‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 28 sur 157 · MERCATOR — MERCIER · texte numérisé non relu

MERCATOR — MERCIER

originaire d^Afrique, très instruit, bien qu'il n'ait probablement étéque simple laïque, fut un des défenseurs les plus zélés et les plus étroits de Torthodoxie dans les luttes contre Pelage et Nestorius. IL écrivit contre les pélagiens deux ouvrages qu'il envoya de Rome (vers 418) à saint Augustin^ Libri adversus novos hœreticoSj qui sont sans doute perdus, à moins qu'il ne faille les voir dans le Hypomnes-ticon^ qui a été inséré dans l'Appendice du tome X de saint Augustin;, il publia également une réfutation des deux livres que Julien avait composés contre lui, ainsi qu'une série d'autres traités de controverse. Les Œuvres de Mercator ont été éditées à Bruxelles, 4673, par Gerberon; à Paris, 1673, par Garnier ; à Paris, 1684, par Baluze. — Voyex Tillemont, Mémoires, XIII, 771 ss.; XV, 857 ss.; Fabricius». Bibl, med. et inf. lat.. Y, 32; Ceillier, Hist. des auL sacr.eteccL, XIII, 640 ss.

MERCI (de merces, rançon), ordre religieux institué pour racheter les chrétiens réduits à l'esclavage chez les infidèles. Il prit naissance à Barcelone en 1223, à l'imitation de Tordre des trinitaires fondé en France par Jean de Matha. Ce n'était au commencement qu'une congrégation de gentilshommes qui, excités par le zèle et la charité de Pierre Nolasque, gentilhomme français, consacrèrent une partie de leurs biens à la rédemption des captifs de l'Orient. On sait avec quelle inhumanité ces malheureux étaient traités par les Maures qui dominaient alors en Espagne ; leur sort était encore plus cruel sur les côtes de la Barbarie. Le nombre des chevaliers ou confrères dévoués à cette œuvce augmenta bientôt ; on les appela les confrères de la congrégation de Notre-Dame de miséricorde. Les succès rapides de l'ordre engagèrent Grégoire IX à l'approuver, et il le mit sous la règle de saint Augustin, l'an 1235. Clément V ordonna, en 1308, que cet ordre fût régi par un religieux prêtre. Ce changement causa la séparation des clercs et des laïques ; les chevaliers furent incorporés à d'autres ordres militaires, et la congrégation de la Merci ne fut plus composée que d'ecclésiastiques. Outre les provinces dans lesquelles cet ordre est divisé, tant en Espagne qu'en Amérique, il y en a une dans les parties méridionales de la France. Le père Jean- Baptiste Gonzalès du Saint-Sacrement, mort en 1618, y introduisit une réforme qui fut approuvée par Clément VIIÏ. — Voyez Gaet. Moroni, Diction,, XLIY, 218 ss. ; Bergier, Diction., IV, 314 ss.

Ml^GDER (Jean), Mercerus, hébraïsant distingué, né à Uzès, étudia d'abord le droit, puis les langues orientales , et succéda en 1546 à Vatable comme professeur d'hébreu au collège de France. Ayant embrassé le protestantisme, et forcé de quitter la France, il sfr retira à Venise où il mourut en 1570. Il a écrit en latin : 1* Commentaires sur la Genèse, Job, les Proverbes, l'Ecclésiastique ; le Cantique des cantiques et les Petits prophètes, qui ont été publiés après sa mort à Genève ; 2^ une traduction de la Paraphrase chaldaïque d'Abdias et de Jonas avec des notes, Paris, 1550 ; 3"* Notes et version du livre de Ruth, 1550; 3® Version de la paraphrase d*Onkelos et du Commentaire d'Aben- Ezra sur le Décalogue, 1568. Mercier a laissé en outre un certain nom-

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