MEURTRE — MEXIQUE
Les suicidés étaient privés de sépulture jusqu'après le coucher du so* leil. — Voyez Michaëlis, ^o^at^cÂ^^ Rtçht, E. Schbrdlik.
MEUSEL. Voyez Masculus.
MEXIQUE. Le vaste territoire de la confédération mexicaine est oc* cupé par une population évaluée, en 1877, à 9,389,461 habitants. Deux races . ont contribué presque seules à former la nation mexicaine, les Indiens indigènes d'une part, les Espagnols conquérants et colonisateurs de Tautre. On évalue à 5,000,000 enviroil le nombre des Indiens de race pure, à 500,000 ceux qui n'ont que du sang européen dans les veines. Les 4,000,000 restants seraient issus du mélange des deux races. Ces distinctions sont du reste sans importance aujourd'hui. La constitution de 1824 a proclamé l'égalité de tous les citoyens mexicains, sans distinction d'origine, et la population entière, sauf quelques familles de la haute aristocratie restées espagnoles, forme aujourd'hui un peuple relativement homogène. Les Indiens nomades ne sont plus qu'en très petit nombre sur le territoire mexicain. Presque toutes les tribus ont aujourd'hui renoncé à la vie eir^uite de leurs pères, pour s'établir à demeure dans des localités où elles se livrent à l'agriculture. — En arrivant au Mexique» les Espagnols y apportèrent avec eux le catholicisme, et réussirent, souvent par 1^ violence, à l'imposer aux populations vaincues. Mais le catholicisme des Espagnols était la religion plus qu'à demi païenne du commencement du seizième siècle. Les Indiens, en la recevant, la mélangèrent encore de toutes leurs superstitions nationales et ainsi naquit le catholicisme mexicain des temps modernes, tout en pratiques extérieures et en cérémonies, et dans lequel on retrouve à peine un vague souvenir des doctrines évangéliques, noyé dans le matérialisme pratique le plusgrossier qu'encouragent et nourrissentconstamment l'ignorance et l'esprit de domination du clergé. — La hiérarchie catholique au Mexique se compose actuellement de 18 sièges, savoir: S archevêchés : à Mexico (évôché le 2 septembre 1530, archevêché le 11 février 1546), Michoacan (évôché le 11 août 1536, archevêché le 19 mars 1863), Guadalaxara (évêché le 31 juillet 1548, archevêché le 19 mars 1863), et 15 évêchés : Antequera (21 juin 1535), Chiapa (14 avril 1538j, Ghilapa (19 mars 1863), Durengo (11 octobre 1630), Léon (i9 mars 1863), Linares (seizième siècle), Merida (11 février 1777), Queretaro (19 mars 1863), San Luis de Potosi (30 novembre 1854), Sonora (7 mai 1779), Tamaulipas (août 1861), Tlascala (4 février 1519), Tulacingo(19 mars 1863), Zacatecas (19 mars 1863), Zamora (19 mars 1863). — Le sort du cathohcisme mexicain a subi dans notre siècle un certain nombre de brusques revirements. Sous la domination espagnole, la hiérarchie avait acquis des richesses immenses et une puissance considérable. Les évêques imposaient presque toujours leurs volontés au vice-roi et au gouvernement espagnol, et l'archevêque de Mexico était en réalité le premier personnage du pays. Les biens de l'Eglise y étaient énormes ; les évêques et les couvents possédaient, dit-on, près de la moitié du sol. Ces biens immenses, l'Eglise les conserva après la révolution qui rendit le Mexique indé-