MICHAELIS
MIGHAELIS (Jean-Henri), célèbre orientaliste, né à Klettenberg, en Saxe, en 1667, mort à Halle en 1738, professa, dans cette dernière ville, les langues orientales depuis 1699. U traça le plan du coUegium orientale theologicurn, créé parPranke, et exigea des élèves qui y étaient admis qu'ils lussent TAncien Testament au moins une fois, et le Nouveau Testament trois fois dans le texte original. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : 1<» Dissertationeà de Angeh Ùei, 1701 ; 2" Nova versio lalina psalttrii xthiopici cvtn notU pMlologiciSf 1701 ; 3« bisserta-' tiones de texiu Nom Tesiafnenti graeco, 1707; 4* De Isaia propheia, e jusque vaticinio, 4712; 5» Bibiia hebraica, 1720, 2 vol., éd. très vantée, faite sur celle de Jablonski, que Michaôlis compara avec dix-neuf autres éditions imprimées et cinq manuscrits d'Erfurt, dont trois
manuscTipiu bmtco-hebraîcis maxime Erfurlensibus, 1706; 9* De usu septuaginta interpretum in Nùvum TesiametUam^ 1709; lÙ" De Ubro Cohehth, seu Ecclesiastes Salomonis, 1717; 11» De Cantieo canticorum Salomonùy 1717; ^^'^ Introductio historieO'theologica in S. Jacobi Fpisiolam caiholicam, 1722.
MICHAKïiTS (Jean-David), célèbre critique et exégète, né à Halle, en 1717, mort à Gœttingue Tan 1791, était fils de Chrétien Michaelis, qui avait également professé la théologie et les langues orientales à ruiîiversité de Halle et laissé un certain nombre de savants ouvrages, parmi lesquels nous relèverons surtout son Tractatus criticus de variis lectianibus N, T. coûte colUgendis et dijudieandiSj 1749. Jean-David fut élevé à la maison des orphelins de Halle, suivit les cours de Tuniversité et compléta ses études par des voyages en Angleterre et en Hollande, qui lui valurent une grande réputation d'érudit. H fut appelé, en 1745, à Gœttingue, pour y professer les langues orientales. Conseiller intime, chancelier de l'université, directeur de la société des sciences, administrateur de la bibliothèque, écrivain d'une rare fécondité, Michaelis a déployé une activité qui tient du prodige. H provoqua les voyages de Niebuhr et de Forskal en Arabie, aux frais du roi de Danemark, Frédéric Y, et leur soumit une série de questions à résoudre, dans un livre publié à cet effet. U créa la Bibliothèque orientale et e.i égétiifue qui n'eut pas moins de 24 volumes (Gœtt., 1771-93), fit paraître une Traduction de l'Ancien Testament, avec des notes historiques et critiques (1769-86, 13 vol.), suivie d'une Traduction du Nouveau Trsiament (1790, 2 vol.). U rédigea un manuel de Droit mosaïque (1770-80, 6 vol ), un Compendium theologise dogmaticm (1760), un manuel de morale, sous le titre de: Doctrine du ^onyieur (édité par Stseudlin, 1792, 2 vol.), une Esquù^se de théologie typique (1755 et 1763), et divers autres opuscules et commentaires. Mais ses ouvrages les plus marquants sont: une Introduction au Nouveau Testament (1750, 2 vol., 4* éd., 1788; trad. en anglais par Marsh, Cambr., 1793-1801, 4 vol., av^c des notes qui ont été traduites en allemand par Rosenmiiller, Gœtt., 1795 et 1805, 2 vol.; trad. en français par J.-J. Ghenevière, Genève, 1822, avec les notes de