MOINES — MOIS
iiques qui, déjà, sous la longue domination de Metternich, s'étaient récupérés de leurs pertes, s'épanouirent dans toute leur splendeur uvec le concordat de 4855, mais la situation a de nouveau changé, à leur désavantage, avec les lois ecclésiastiques du 23 mars 1868. En Prusse, les droits de l'Etat sont suffisamment sauvegardés par le Landrecht, et son pouvoir de dissolution et de surveillance s'est manifesté dans toute sa force avec le kuUurkampf, La législation des autres Etats allemands contient des dispositions toutes semblables, mais aucune n'est plus nette à cet égard que celle du grand-duché de Baden: « Aucun nouvel ordre religieux ne pourra être introduit, aucune nouvelle création d'un ordre ancien jouir de ses prérogatives sans l'autorisation de l'Etat, laquelle est toujours révocable » (loi du 3 octobre 1860, § il). Dans les pays romans, les ordres monastiques ont traversé des phases d'exaltation ou de revers suivant que, dans la sphère politique, l'emportaient la réaction ou la révolution. Cependant, les couvents ont été supprimés et leurs biens réunis au domaine de l'Etat : en Portugal, par la loi du 28 mars 1834; en Italie, par celle du 7 juillet 1866. — Sources : Rudolph. Hospinianus, De MonachiSj VI, ïîgur, 1588-1609 ; Alieserrœ origines rei moneslicx^X, Paris, 1674 ; F. Mirœus, Regulœ et consliiutiones clericorum in congregationibus t?it?«na*um, Antw., 1638; Holstenius, Codex regularum viomsUcaritm, Rom., 1661; Aug. Vind., 1759, 6 vol.; Joh. Mabillon, Observ, de Monachis in Occtdente anle Benediclum [Acta SS. Ord, Ben. Sxc. J); Martène, De antiquis monachorum ritibus, Lugd., 1650 ; Hclyot. Histoire des Ordres monastiques, Paris, 1714-19, 8 vol.; Musson, Histoire pragmatique des principaux ordres monastiques, Vsivis, 1757, 10 vol.; Mœhler, Histoire du Monachisme, t. II des Mélanges recueillis . par Dollinger; Montalembert, Histoire des Moines d'Occident, Paris, 1860-67, 3 vol.; Hinschius, Les Ordres et les Congrégations de V Eglise catholique en Prusse, Berlin, 1874. E. Stroehlln.
MOIS (khôdèsch ou yèrakh). Les mois des Hébreux étaient des mois lunaires commençant à l'apparition de la nouvelle lune. La longueur du mois lunaire dépendait, après l'exil, du moment où la nouvelle lune était annoncée au sanhédrin. Si cela arrivait le trentième jour, le sanhédrin déclarait le mois précédent terminé par le vingtneuvième jour, mais si l'annonce n'était pas faite le trentième jour, celui-ci comptait encore avec le mois précédent, et le jour suivant était celui de la nouvelle lune. On avait fixé, en général, la règle qu'il ne pouvait pas dans une année y avoir moins de quatre ni plus de huit mois pleins (Mischna Aracli., 2, 2). Pour accorder l'année lunaire avec l'année solaire, on intercalait entre le dernier mois (adar) et le premier (nisan), un mois entier(veadar), chaque fois qu'on remarquait que la Pâque qui devait se célébrer dans le mois nisan, ne tomberait pas à l'époque où le soleil se trouve dans le signe du Bélier. Avant l'exil, les noms des mois étaient désignés par des chiffres ; cependant on trouve aussi les noms suivants : mois des épis, mois des fleurs, mois delà pluie; mais cette désignation n'était pas populaire. Après l'exil, les mois portent les noms suivants : 1° nîsàn, le premier mois,