‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 54 sur 157 · DOUEN · texte numérisé non relu

DOUEN

MOLINOS. Le molinisme se rattache étroitement à l'illuminisme, sa source. A l'époque où, en 1576, les illuminés subissaient, en Espagne, les peines les plus sévères, leurs doctrines reparurent dans les écrits de sainte Thérèse et de son disciple le plus illustre et le plus fervent, saint Jean de la Croix, purifiées de tout ce qui pouvait prêter à une interprétation erronée et revêtues de l'éclat que donne le génie uni à l'inspiration du cœur. A cette école se rattachent : saint François de Sales, les jésuites Alonso Rodriguez de Yalladolid (1626- 1616), J. Alvarez de Paz, de Tolède (1540-1620), J. Joseph Surin, de Bordeaux (1600-1665), le cardinal Jean Bona (1609-1674), le frère Jean de Saint-Samson, religieux carme de la Réforme (1571-1636), le capucin Benoît Canfeld (1591), Nicolas Herman, nommé frère Laurent de la Résurrection (mort en 1691), François Malleval de Marseille

(1627-1719), auteur du livre célèbre : Praiiqve facile pour élever Vdme à la contemplation (1669) et Jean de Bernières Louvigny (1602-1639)» / dont le traité : Le chrétien intérieur ou la conformité intérieure^ que Us chrétiens doivent avoir avec Jésus-Christ, obtint un grand et légitime succès. Tous ces auteurs s'appliquent, avec des modifications diverses, à représenter, sous les couleurs les plus vives, le bonheur de / Tâme parfaite qui, sortie de la nuit obscure du doute et de Terreur, s'élève aux hauteurs sereines delacontempIation.MichelMolinosqui, dans ses traités, cite sainte Thérèse (guella gran Dottoressaemistica Maestra\ Guida spirit. 1. 1, § 74), Pranzesca Lopez de Valence (1. 1, § 80), M"* de Chantai, saint François de Sales (1. 1, § 90) et le père Jean Falconi de Tordre de Notre-Dame-de-la- Mercy (1637, 1. 1, § 87) avec les autres grands docteurs mystiques, publia à Rome, en 1673, un traité intitulé : Guida spirituale, che disinvolge Vanima, e la conduce per Cinlerior camino aW acquisto délia perfr.tta contemplativne, e del r.icco tesoro délia pace intericre, —Cet écrit ne se distingue pas des publications antérieures par les idées qui s'y trouvent exprimées, mais par le point de vue auquel Tauteur s'est placé. Confesseur habile, unissant à une expérience profonde de la vie spirituelle une connaissance étendue des besoins du cœur humain, Molinos cherche avant tout à éclairer les fidèles sur la vraie nature des difficultés qu'il rencontre dans la pra- / tique de la vertu. Dieu, dit-il, ne peut régner que sur les cœurs pacifiés. Il importe donc de ne pas se laisser décourager par le défaut de pensées pieuses, parla sécheresse du cœur, les ténèbres que Ton est obligé de traverser et les tentations auxquelles on se trouve exposé (lib. I, 1-16). Car tous ces obstacles n'en sont point. Ce sont les moyens dont Dieu se sert pour purifier le croyant et le conduire à la perfection. Eprouvée par ce «martyr divin,» l'âme se dégage des liens yde la sensualité et renonce à l'exercice de la volonté personnelle.^. Abandonnant les raisonnements de la sagesse humaine et les prati- -ques d'une piété purement extérieure, elle s'élève par degrés à la contemplation et à Toraison de la quiétude. La méditation des vérités révélées et de Thumanité de Jésus-Christ ne lui suffît plus. La prière, l'obéissance, la communion fréquente et la mortification intérieure la conduisent à la sérénité la plus entière, à Thu milité la plus profonde et à la sagesse la plus haute qui, née de l'anéantissement du moi, produit dans le cœur une paix intérieure ineffable (lib. III, 1-22). Pour arriver à ce haut degré de perfection, il est indispensable de choisir un conducteur spirituel capable de guider les fidèles dans les sentiers de la vérité. En outre il importe d'user fréquemment du sacrement de Tautel (lib. II, 1-12). Ce dernier conseil a été exposé par Molinos d'une manière plus complète dans son opuscule sur la communion quotidienne. Brève Tratiato délia cotidiana communione (3 chap.). Si, malgré la conformité de ces doctrines avec celles des autres auteurs mystiques, Molinos a été condamné par le saint-office aux peines les plus déshonorantes, il faut en chercher la raison dans Texpression parfois impropre qu'il a donnée à sa pensée, dans le succès mdme que son traité a obtenu et dans la situation générale de

TEglise de son temps. En se vulgarisant les doctrines quiétistes perdirent leur pureté primitive. Embrassées par des esprits plus avides / d'émotions que de vérité, elles furent mal interprétées et faussement / appliquées. Molinos lui-même ne s'exprime pas toujours avec toute la clarté désirable. En exaltant la science divine qui naît de Texpérience de la vérité, il semble mépriser la science des écoles (111, ch. XVII, xviïi, § 176 ss. ; cf. articles condamnés 53 et 64 dans : Deeretum wider Michael de Molinos. AusdemliaL^ 1687}. En insistant sur les joies de la contemplation, il paraît n'accorder qu'une importance -zsecondaire aux dévotions recommandées par l'Eglise (III, ch. xix, xx ; cf. Il, ch. XV et art. cond. 33-35, 38, 60). Son enseignement sur les tentations dont Dieu se sert pour purifier l'&me peut provoquer chez des caractères superOciels un relâchement moral dangereux (art cond. il-52 et 57). Sa doctrine sur la perfection^st de nature à remplir les cœurs disposés à la vanité d'un fol orgueil et d'une sécurité coupable (art cond. 57, 61-63), et la sévérité avec laquelle tous ceux qui se laissent guider par d'autres principes sont jugés et condamnés excite chez les uns des défiances légitimes et chez les autres une irritation naturelle. Toutefois la situation générale de l'Eglise explique mieux que toute autre cause la condamnationde Molinos. — Au dix-septième ^ siècle, la lutte de la théologie mystique contre l'orthodoxie était partout à l'ordre du jour. Les quakers opposaient à la doctrine des- ^ — symboles reçus l'inspiration du cœur par la lumière intérieure; le piétisine, l'Evangile réalisé dans la vie et mis en pratique avec foi et persévérance; le jansénisme, toute la rigueur du système augustinien. Dans ces circonstances, Molinos qui, aux yeux des adversaires représentait le courant mystique dans ses aspirations à une réforme générale de l'Eglise, devint une puissance redoutable. Logé au Vatican, protégé par le pape Innocent XI qui, le 2 mars 1679, condamna soixante-deux propositions tirées des moralistes de l'ordre de Jésus et, en plusieurs occasions, cacha mal l'intérêt que lui inspirait la cause des jansénistes, ce docteur entretenait une correspondance étendoe, était entouré des prélats les plus illustres, se voyait accueilli avec distinction par la reine Christine de Suède, alors en résidence à Rome etpar l'aristocratie romaine ecclésiastique et laïque, etsemblait appelé à faire triompher le quiétisme dans la capitale même de la chrétienté. Sa victoire entraînait la iniine des jésuites. Aussi la lutte fut-elle inévitable. Paul Segnéri, un jésuile célèbre par son ascétisme, rouvrit, en publiant un traité sur la vraie nature de la prière : Concordiatra la fancae la quiète nelC Orazionts Bon., 1681, in-12. Bientôt après, le cardinal Caraccioli, archevêque de Naples, appela, dans une lettre datée du 30 juin 1682, l'attention du pape sur les désordres du raouvementqu'il désigne pour la première fois par le nom de quiétisme. \^ne commission fut chargée d'examinerles écrits molinisles, le Guide spirituel et le traité de Pietro Matteo Petrucci, évoque de Jési et fidèle ami de Molinos: La contemplazionemisiica acquislata, Iesi,1681. Mais, n'y ayant rien trouvé qui fût contraire à la foi, elle en autorisa la lecture. C'est alors que les jésuites sollicitèrent l'intervention de la

France. Grâce aux efforts du père Lachaise, Louis XIV s'émut et obtint du pape Tarrestation de Molinos et de Petrucci (1685). Deux ans plus tard, le 9 février 1687, de nouvelles recherches révélèrent riniluence profonde que les enseignements quiétîstes avaient exercée sur les esprits. Dans les couvents, les crucifix et les images avaient été éloignés, les chapelets négligés et les emblèmes du culte détruits. Un grand nombre de religieux et de religieuses n'avaient pas hésité à déclarer que la prière orale était nuisible au recueillement et que l'audition de sermons ot la lecture de livres d'édification gênaient les élans de Tâme à Dieu. L'impression causée par les résultats de cette enquête fut mise à profit par l'inquisition. Elle tint de nombreuses séances auxquelles le pape assista quelquefois. Le 28 août elle rendit un décret par lequel Molinos fut condamné à abjurer soixante-huit propositions tirées de ses œuvres et déclarées hérétiques, blasphématoires, scandaleuses, audacieuses, subversives et éminemment dangereuses. Le 3 septembre, eut lieu la séance publique. Le peuple ameuté à la porte accueillit Molinos avec les cris de : « au feu, l'hérétique ! » Arrivé au couvent des dominicains de San Pedro Montorio, le condamné, sur le point de franchir le seuil de sa prison, se tourna vers le père qui l'accompagnait et lui dit: « Au jour du jugement, mon père, nous verrons de quel côté est la vérité ! » 'Il mourut le 29 décembre 1697. — On ne sait que peu de détails sur sa vie privée. D'après les- données de son neveu Franzisco Gonzalez Yillalon (Der geisiliche Wegweiser von M. de Molinos^ ûbersetzt, zusammt des Autoris Lebens-Lauf, Francf., 1699), il naquit le 21 décembre 1640 à Patacina en Aragon. Son père s'appelait don J. André de Molinos et était docteur en droit et auditeur des royaumes d'Aragon et de Navarre. Sa mère, D. Anna-Marie Penduchu était, ainsi que son mari, d'origine noble. Elevé k Pampelune, Michel de Molinos étudia la théologie à l'université de Coïmbre et vint en Italie en 1669 ou en 1670. En parlant d'un livre de Jean-Baptiste Gatala : Devocion de la buenamuerte con exercicio de meditacion^ Y à\eni., 1662, N. Antonio {BibL Hisp. nova, I, p. 645), s'exprime ainsi: « Peiit-ôtre ce livre estil de Michel de Molinos qui se trouve à Rome, comme procureur dans la cause de la canonisation du serviteur de Dieu, François- Jérôme Simon. » Le Guide spirituel a été composé en langue espagnole (Mabillon, /Zer t7a/tcum, 1, 72; cf. Guida spirit,, Venet, 1685; Lettre dédie. : Questa mistica gioia deU'anima, venuta dalle Spagne in Jlalia..,). Il a été traduit en italien, en franq^iis (Reimeil de diverses pièces concernant le quiétisme, Amst.. 1688), en hollandais ; en. latin par A. H. Franke {àlanuductio spirilualis, Lips., 4687) et en allemand par G. Arnold {GeUdicher Wegweiser, Francf., 1699-4704, 12-32). Si le piétisme ne tarit pas en éloges sur les doctrines de ce livre, les orthodoxes catholiques, luthériens et calvinistes se prononcent sur elles avec la plus grande rigueur. Bossuet {Instruction sur les états d'oraison. La l**' éd., Paris, 1697, avec un appendice contenant les Actes de la condamnation des quiétistes^ des pièces de médiocre importance) parle de la personne de Molinos de la manière la plus defavorable.il ajoute

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foi aux propos scandaleux qui circulaient sur sa vie privée et n'hésite pas à rappeler un hypocrite « qui a commis des excès abominables, des infamies et plusieurs crimes. » Jœger, un théologien luthérien allemand, plus modéré que le grand adversaire de Fénelon, critique les principes molinistes. avec plus d^équité {Hisi. eccL, II, Examen Oiéol. myst,). Il se rencontre en plusieurs points avec le théologien réformé Jurieu {Traité historique contenant le jugement d'un protestant sur la théologie mystique^ Amst., 161>9). Les actes du procès n'ont pas^ été publiés. Bien des points restent obscurs. Les sources les plus importantes pour l'histoire du molinisme sont : Lettres écrites de Rome^ touchant V affaire de Molinos et des quiélistes^ Amst., i696 ; elles forment la suite du livre de G. Burnet : Voyage de Suisse^ d* Italie et de quelques endroits c^Mlemagne et de France, et parurent en 1688 sous le titre de Three letlersy concerning the présent state of Italy, writlen in the year 1687. Le Recueil de diverses pièces concernant le quiètlsmey Amst., 1688, et G. Arnold, Kirchen und Ketzergeschichte, III, XYII. G. E. Scharling, professeur à Copenhague, a donné une étude très étendue sur Molinos, qui a été traduite du danois en allemand et publiée dans Illgen, Zeiischrift fur hist. TheoL, Hambourg .et Gotha, 1854 et 1855, vol. XXIV, p. 325 ss., 489 ss. et vol. XXV, p. 3 ss. Tholuck (Herzog, Real-EncycL, IX, 698) a examiné la portée théologique du système de Molinos, et H. Heppe {Geschichte der quietistischen Mystik in der kath, Kirche^ Berlin, 1875, p. 110 et 260), ses rapports avec les doctrines mystiques antérieures. ëug. Stern.

MOLLIO (Giovanni... di Montalcino), de Sienne. L'année de sa naissance n'est pas connue ; nous savons que, jeune encore, il entra dans l'ordre des frères mineurs et qu'au lieu de se laisser aller à la paresse de ses confrères il consacra tout son temps à Tétude des lettres et de la théologie. Gomme P. P. Vergerius, pour réfuter les œuvres des réformateurs, qui commençaient à être répandues en Italie, il abandonna les subtilités du doctor angelicus et du doctor mirabilis et mirificus pour s'adonner à l'étude de la Bible. Il fut tout surpris d'être obligé de convenir que les réformateurs ne se trompaient nullement, et sans quitter le froc et Tordre il se mit à^enseigner la théologie biblique à Brescia, à Milan, à Pavie. Ses succès le firent appeler en 1533 à l'université de Bologne (voyez Italie). Ses thèses sur la justification par la foi lui attirèrent l'inimitié d'un professeur de mathématiques, nommé Cornélius, qui, après avoir été battu par lui dans une discussion publique, se fit son accusateur auprès de l'inquisition. Mollio, cité à Rome, se défendit vaillamment, s'appuyant sur la sainte Ecriture ; ses juges, députés par Paul 111, tout en reconnaissant la valeur de ses arguments, lui enjoignirent toutefois de ne pas les exposer au public. Il ne tint aucun compte de ces recommandations frauduleuses et son zèle pour la Réforme le fit chasser de Bologne, après que le cardinal Gampeggio, de triste mémoire, l'eut noirci auprès de Paul III. Chassé de Bologne, Moilio se retira à Naples et fut élu prédicateur et lecteur du couvent de Saint-Laurent. La société de Valdez, de Martyr et d'Ochino (1539) lui ouvrit complètement les yeux et dès lors il

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prêcha la Réforme avec un zèle sans égal. Pendant la persécution de 1342, qui fit partir de Lucques et de Venise Pierre Martyr et B. Ochinus, MoUio qui était aussi recherché par Tinquisition sut se dérober aux espions, mais lorsque Jules III, del Monte, le pape fainéant, monta sur le siège papal, il fit rechercher MoUio avec beaucoup d*insistance. Arrêté à Ravenne, pendant qu'il y prêchait TE van gile, MoUio, chargé de liens, fut conduit à Rome et, en 1553, son procès était terminé après une cruelle captivité. Moliio fut condamné à être pendu puis brûlé. Pour l'ébranler on fit abjurer devant lui, en présence des cardinaux inquisiteurs, onze hérétiques ou soi-disant hérétiques (sept. 1553). Moliio demeura ferme : il soutint que le pape n*était pas le vicaire de Jésus-Christ, mais bien plutôt Tantichrist en persécutant la Parole de Dieu, que les cardinaux n'étaient semblables qu'aux scribes et pharisiens en conduisant les âmes à réternelle damnation, etc. «Je suis luthérien, dit-il, comme Tétait Saint-Paul, n'enseignant et ne croyant que la doctrine du grand apôtre.» Il attaqua toutes les snperfétations du dogme romain avec une telle éloquence que môme les cardinaux n'osaient lui imposer le silence ; puis après s'en être appelé au tribunal de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en signe de défi, il lança aux pieds de ses juges le cierge allumé que l'on mettait dans les mains des hérétiques. Le 5 septembre 1553, Moliio et Tisserando de Perugia, qui, comme lui, avait été inébranlable, furent pendus et brûlés comme hérétiques, sur le campo de' Fiori, à Rome, devant un peuple nombreux qui ne savait comment juger un homme si honnête (voyez Rivista crisliana, juillet 1873 ; Vera storia del Montalcino, il qualefu per la sua confessione difede ucciso ù Romali osetlembre 1553. Cette lettre écrite en allemand le jour même de l'exécution de Moliio a été traduite par M. T. Elze, pasteur de la colonie allemande de Venise). — Sources : outre la précédente, Mac- Crie, Isloria délia Ri forma in Italia {progressa ed eslinsione), trad. de l'anglais, Gênes, 1858; anonyme, / Riformatori Italiani nel secolo XVh 1870. C'est une reproduction de Mac-Crie, et elle cite une date fautive (1554) pour la mort de MoUio; Zanchii, Epistolœ,\ïh, II, p. 278: C. Cantu, Eretici d' Italia, t. II,-Torino, 1867; cet ouvrage est lK»s incomplet au sujet de Moliio; Histoire des Martyrs, f. 264-265; Gerdesius, Itnlia Reformata, etc., les sources générales de l'histoire de la Réforme en Italie. P. Loxg.

MOLOCH. Voyez Phénicif.

MOMIERS, sobriquet donné aux chrétiens fervents de Genève et de la Suisse protestante française par ceux d'entre leurs coreligionnaires qui ne voyaient que des momeries dans leur zèle pour le réveil religieux, pour les exercices privés de piété et pour le dogme de la divinité de Jésus-Christ abandonné par les latitudinaires du commencement de notre siècle. — Voyez les articles Genève et Vavd.

MONACO (Statistique religieuse). Ce petit Etat ne présente guère d'intérêt au point de vue religieux. Sa population, qui n'est, d'après le recensement de 1878, que de 7049 habitants, appartient toute entière à l'Eglise catholique. Elle est trop peu nombreuse pour former

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