MONDE — MONIQUE
Dieu (Rom. XI, 36) ; tout peut y contribuer, les joies de la vie, parce qu'il sait de qui il les tient (Jacq. I, 17) et qu'il se réjouit « dans le Seigneur » (Philip. IV, 4), les souffrances, parce qu'elles contribuent à sa sanctification (Jacq. Y, 13; Actes XIV, 22) et disparaissent en présence de la gloire à venir (Rom. VIII, 18), la vocation terrestre quelle qu'elle soit, parce qu'elle est un moyen de servir Dieu (Ephés. V, 22; VI, 9). A mesure que la vie spirituelle du chrétien devient plus profonde et plus puissante, il la répand davantage dans le monde, et par là le transforme peu à peu, car le monde, bien qu'il soit naturellement étranger à cette vie, ne lui est pas pour cela inaccessible, puisqu'il est l'œuvre de Dieu. Telle est donc la sublime mission du chrétien dans le monde : d'une part le condamner, pour son bien, comme le fit Noé (Hébr. XI, 7), c'est-à-dire condamner en lui le péché ; de l'autre, l'éclairer (Matth. V, 14. 16; Philip. II, 15-16) et le sauver (1 Tim. IV, 16 ; Jacques V, 20), en un mot, par une action religieuse progressive, faire du monde un royaume de Dieu (Apoc. XI, 15).
Jean Monod.
MONGOLS. On donne généralement le nom de Mongols à une race humaine fort nombreuse, caractérisée par un teint jaune ou plutôt olivâtre, un visage large et plat, un nez épaté, des yeux obliques, etc. Les Mongols sont répandus dans le Nord de l'Ancien et du Nouveau Continent, où ils forment les peuples connus sous les noms de Samoyèdes, de Lapons et d'Esquimaux, dans l'intérieur de l'Asie, où ils se divisent en un grand nombre de hordes dont les plus connues sont les Kalmouks, et enfin dans la partie orientale de l'Asie où ils peuplent la Chine, le Japon et plusieurs des archipels occidentaux du Grand Océan. Nous n'avons à nous occuper ici que des Mongols de l'Asie centrale, habitants du pays désigné par les géographes sous le nom de Mongolie ou de Mongolistan. Ces peuples n'ont longtemps été connus en Occident que par les terribles invasions que firent quelques-unes de leurs hordes dans le monde chrétien. Les noms de Gengis-Khan et de Tamerlan ont, pendant longtemps, été les seuls dont la notoriété ait pu arriver jusqu'à nos pays. Depuis un certain nombre d'années, ce peuple commence à être mieux connu, quoique bien des points restent encore obscurs pour la science contemporaine. Voici comment l'on peut résumer l'état actuel de nos connaissances sur cette nation. Placés sous la domination plus nominale que réelle de Tempereur de , la Chine, les habitants de la Mongolie forment deux grands rameaux, les Mongols proprement dits ou Orientaux, qui sont généralement pour les Mandchoux, maîtres de la Chine, de fidèles alliés plutôt que des sujets, et les Mongols occidentaux ou Kalmouks, dont, en dépit de la cour de Péking, l'indépendance est à peu près complète, et dont certaines tribus vivent même en dehors des limites de l'empire chinois. Les uns et les autres mènent la vie nomade sous la conduite de princes héréditaires.
MONIQUE (Sainte), mère de saint Augustin, née en 332, morte à Ostie en 387, épousa un païen de la ville de Thagaste, nommé Patrice, qui se convertit au christianisme un an avant sa mort. Elle eut trois