MAUR
Fauteur de VArUiquité expliquée (1719), Bernard de Montfaucon, et une œuvre confuse, mais qui n'a pas été remplacée, la Bibliotheca BMioihecarum de Montfaucon (1739, 2 vol. in-f»). Les antiquités liturgiques*ont été traitées par les bénédictins avec un amour particulier; Mabillon en a imprimé les plus anciens monuments dans son livre De Liiurgia galUeana (1685, in-4*'). Les plus anciens textes de la Bible latine sont publiés par Sabatier (1743). Nous ne saurions énunlérer toutes les célèbres éditions, parfois quelque peu inégales de mérite, que les bénédictins ont publiées; nous ne nommerons que le saint Jér<îme de Martianay (1693 ss.), YAthanase de Montfaucon (1698), VIrénte de Massuet (1710), le Chrysostome de Montfaucon (1718 ss.), le Saint Augustin de dom Delfau, de dom Blampinetde Constant (1679 ss.), les éditions d'Origène, de saint Ambroise, de Gassiodore, de saint Hilaire, et surtout la grande œuvre commencée par dom Constant et continuée aujourd'hui par H. Thiel, EpislolxRomanorumPoniificumi}^ 1721). Nous ne parlons pas des auteurs du moyen-àge publiés par eux, tels que saisit Bernard (1667, par Mabillon), Lan franc (1648, par d'Achéry), saint Anselme (1675, par Gerberon). Entre eux et les anciens pères, nous devrions placer le Grégoire de Tours de dom Thierri Ruinart (1699), les Aclaprimorum mariyrum sineera du même Ruinart (1689, in-4', réimprimés en 1859 à Ratisbonne), modèle d'une bonne critique, et le premier volume d'une excellente collection des ConcUes de la Gaule psiV dom Labat (1789). L'histoire de Tordre de saint Benoît a naturellement été l'objet des plus beaux travaux des bénédictins. En face de la collection admirable mais sans ordre -et sans fin des BoUandistes, si noblement commencée, mais continuée aujourd'hui avec si peu de critique, d'Achéry a conçu le plan et Mabillon terminé (avec dom Ruinart et dom Germain) l'œuvre, ordonnée par siècles, des Acta sanctorum ordinis S, Benedicti, bien plus vaste que l'ordre de saint Benoît, car elle comprend tous les pieux personnages qui ont été en quelque rapport avec le monachisme bénédictin (1668 ss., 6 voL en 9 parties); Mabillon a composé le grand ouvrage des Annales ordinis S. Benedicti (1703 ss., 6 vol.), continué par Massuet et Martène, et qui s'arrête à l'an 1157. L'histoire de la congrégation elle-même, œuvre que dom Martène avait conduite jusqu'en 1739 (le manuscrit est conservé en partie à la Bibliothèque nationale) , n'a jamais été publiée ; dom Bernard Pez a fait paraître, en 1716 (Vienne, in-8*), sa Bibliotheca Benedicto-^maurianay dom Ph. Le Cerf, la Bibliothèque des auteurs de la congrégation de saint Maur (La Haye, 1726, in-12) et dom Tassin, Y Histoire littéraire de la congrégation deSaint-Maur(Bv\xx.ei Paris, 1770, in-4*; cf. Herbst,Ouartalschrift, 1833 et 1834 : Die Yerdienste der Haunner um die Wissenschaften ; H. Jadart, Mabillon, Reims, 1879). Dom Germain avait recueilli, par un travail auquel toute la congrégation avait collaboré,les éléments d*un Monasticon GaUicanum.Ceiie belle œuvre ne doit pas être confondue avec le recueil de manuscrits qu'on a appelé Monasticon Benedictinum et qui se compose de quarante-sept volumes conservés à la Bibliothèque nationale, contenant les matériaux qui devaient servir à conti-