‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 66 sur 157 · MONTFAUCON — MONTGERON · texte numérisé non relu

MONTFAUCON — MONTGERON

où il reçut Tordre de se rendre en 1687 pour y travailler à la préparation des éditions nouvelles des Pères de FËglise, dont les bénédictins avaient conçu le vaste programme. Dès Tannée suivante (1688) Montfaucon publia ses Anaûcta Grœca, dont une dernière édition a paru en 1844. En 1690, dans son opuscule, La vérité sur l'histoire dt Judith y il consacra une grande érudition à défendre Tauthenticité et la réalité historique du récit contre les théologiens qui ne voulaient y voir qu'une parabole. Nommé gardien du cabinet des médailles de Tabbaye de Saint-Germain, il donna au public en 1698 son édition des œuvres d'Athanase,à laquelle il joignit quelques opuscules nouveaux, une vie du père de Torthodoxie et de nombreuses notes, ainsi que les œuvres d'Eusèbe de Gésarée et la Topographie chréiienne du moine Cosmas Indicopleustes. Get ouvrage comprend, outre les trois tolûmes des œuvres d'Athanase, deux volumes (parus en 1707) sous ce titre : CoUectio nova pairum et scriptorum grxcorum. Ses travaux considérables et leur haute valeur scientifique assurèrent à Montfaucon Thonnenr d*avoir à préparer une édition complète des œuvres de saint Jean Ghrysostome. Il obtint Tautorisation de se rendre en Halle pour compulser les divers manuscritsde Venise, de Milan et de Rome. Accueilli avec faveur par le pape, il eut cruellement à souffrir delà jalousie mesquine des savants italiens et ne put atteindre tous le^ résultats qu'il avait espérés de ce voyage. Les faits les plus importants sont consignés dans son Diarium italicum et dans ses lettres recueillies par Valéry (voir Mabillon). Montfaucon a aussi traduit en français le traité de Philon sur la vie contemplative (1709). Dans sa réponse aux objections du président Bouhier, il cherche à démontrer que les thérapeutes étaient chrétiens. Nous pouvons encore citer sa Palxographia grseca, Paris, 1708 ; sa Bibliotheca Coisliniana, 1715: sa Bibliotheca manuscriptorum grxcorum nova, 1739; LantiquiU expliquée, 15 vol. in<f<>, et les Monuments de ta monarchie française, 5 vol. in-f*, 1729, le firent entrer à TAcadémie des inscriptions et belleslettres, à laquelle il dédia quelques-uns de ses opuscules. Mais son chef-d'œuvre, c'est Tédition critique des œuvres de Ghrysostome en 13 vol. in-f^, pour laquelle il a étudié tous les manuscrits français, anglais, italiens et allemands. Sa notice biographique, ses notes nombreuses, sa traduction élégante et fidèle ont assuré à cet ouvrage, qui fut comme son chant du cygne, une autorité qui n'a jamais été égalée depuis. Au moment où il préparait une nouvelle édition du Dictionnaire grec d'iEmilius Partus, Montfaucon mourut à Saint-Germain-des-Prés le 21 décembre 1741, dans sa quatre-vingt-septièuio année, la plume à la main et ayant conservé jusqu'à la dernière heure toutes ses facultés. — Sources : Académie des luscrip, et BtlUilettres, XVI; dom Tassin, liist, litl. de lacong, de Saint-Maur, 591; Herzog, Real. Enc, ; Biographie universelle, sub voce. A. Pauxier.

MONTGERON (Louis-Basile Garré de) naquit à Paris à la fia du moi< d'avril 1686, et mourut à Valence le 12 mai 1754, âgé de soixantehuit ans. Il était fils d'un maître des requêtes, et perdit sa mère lorsqu'il n'avait encore que quatre ans. Son père qui Taimait profondé*

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