‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 83 sur 157 · MULHOUSE — MULLER · texte numérisé non relu

MULHOUSE — MULLER

et les églises elles-mêmes ne purent être gardées que parce que quelques bourgeois se dévouèrent pour les acheter. Le 15 mars 1798, ceux qui avaient fait prendre ces désastreuses mesures, fêtèrent bruyamment Tannexion en dépensant plus de cent mille francs, et c^est ainsi que Mulhouse devint pour soixante -treize ans une sous-préfecture française. Après avoir été desservi par une centaine de pasteurs depuis 1523, le culte réformé allemand et français n'a pas cessé d'être célébré à Mulhouse dans deux temples, par cinq ou six pasteurs, sans compter celui d'illzach. — Sources : Les documents relatifs à cette histoire ont été d'abord condensés par J. H. Pctri, Der Siadt MahUiausen Geschicliten bis 1617, édité en 1838, in-8''; puis par M. Mieg, Aluklhausens Geschichte, 2 vol., 1816 ; enfin par M. Graf, Geschichle derStadt Huhlhausen, 1819, 4 vol. in-lâ, et par Gh. de la Sablière, Histoire de la ville de Mulhouse^ 1856, in-8". Deux brochures de M. Graf, Geschichle der Kirchenverbesseruug zu Muhlhausen^ Strasbourg, 1818, in-12, et Die franzôsisch^reformirte Gemeinde zu Muhltiauseîiy 1836, in-12, résument l'histoire de la Réforme à. Mulhouse. N. Weiss.

HU^iER (André), savant orientaliste, né à GreifTenhagen, en Poméranie, en 1630, mort à Stettin en 1694, exerça les fonctions de pasteur à Kœnigsberg, à Treptow, puis à Bernow, et devint prévôt de réglise de Berlin. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous n'en citerons que trois: 1* Excerpia manuscripti cujusdam lurcici quod de cognitione Dei el hominis a quodam Azizi veseplixo tartaro scriptum esty cum versione laiina^ Gol., 1605 ; 2° Oraiio dominica si- «icf,Berl., 1670 et 1680 ; cette version du Notre Père y est comparée avec des traductions en cent autres langues; 3'' Glossarium sacrum^ hoc est vocum peregrinai'umfqux inVetere Testamente occurent expositio^ Francf., 1690.

MDLLER (Henri), prédicateur protestant, né à Liibeck en 1631, mort en 1675, professeur en théologie, surintendant et pasteur de l'église de Saint- Martin, à Rostock, eut le mérite, au milieu d'un siècle où régnait une orthodoxie sèche et batailleuse, alors que les horreurs de la guerre de Trente ans se répandaient dans toute l'Allemagne, de relever le côté pratique et mystique du christianisme et de le présenter comme une vie plutôt que comme une doctrine. Henri MùUer a été, concurremment avec Jean Arndt, avec Valentin Andreœ, avec Scriver, un des précurseurs de Spener et du piétisme. Orateur et écrivain populaire, ses ouvrages occupent encore aujourd'hui un rang estimable dans la littérature ascétique de TAllemagne protestante. Il ne brille pourtant ni par la profondeur de la pensée, ni par Texactitude de son exégèse qui est volontiers allégorisante, ni par le bon goût de la langue : mais il rachète ses défauts par l'intimité, la chaleur communicative et la verve joyeuse de ses sentiments religieux. Parmi ses ouvrages, nous citerons divers recueils de sermons: Die apostolischeSchlussketleu. Kraftkern (1663); Die evangel. Schlusskette (1672); Der evangel. Herzeiuspiegel (1679); Die Grxber der Heiligen (1685); puis des traités d'édification: DiegeisiL Erquicksiunden (1664- 66); DerhimmL Liebeskuss (1664); Die Krenz-Busi-u. Belschule (1661)„

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