‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 87 sur 157 · MUSCULUS — MUSIQUE · texte numérisé non relu

MUSCULUS — MUSIQUE

Pauli ad RomanoSj 1535; 8^ Commentarii in Esaiam prophetaniy 1557 ; 2" Loci communes theologix sacrœ, 1560. — Voyez sa biographie, ffistorix vitx et obitris Dr, W. Muscuii, par son fils Abraham, Bâle, 1595 ; W. Museulus, Hamb., 1555, et Tarticle de Giider dans la Real-Encykl, de Herzog, IX, 119 ss.

MUSIQUE. Gomme chez les Grecs, la musique apparaît chez les Hébreux en rapport intime avec la vie pastorale qui en favorisait singulièrement le développement. L'Ancien Testament en attribue Finvention au Gaïnite Jubal, » qui fut le père de tous ceux qui jouent du luth et du chalumeau » (Gen. lY, 21) ; il n'entend toutefois par là nullement jeter un blâme sur la musique, car après la poésie, elle fut, de tousies arts, celui que les Israélites ont le plus cultivé et pratiqué, celui, en un mot qui jeta dans toute leur vie les racines lés plus profondes. La musique en effet joue un rôle important et dans la vie et dans le culte. Unie au chant, elle était l'accompagnement obligé de toute fête, dans le bon et dans le mauvais sens du mot. «Les enfants des impies se réjouissent aux sons de la cymbale et du chalumeau » Job dit (XXI, 12). Salomon prenait plaisir à entendre les chanteurs et les chanteuses ; les festins se passaient aux sons de la musique (Esaîe Y, 12) et du chant. Le fiancé se présentait devant la fiancée, accompagné de musiciens et de chanteurs (1 Mach. IX, 39). La musique jouait un rôle tout aussi grand dans les fêtes du couronnement des rois (1 Rois I, 40. 41), et dans les solennités militaires; les vainqueurs étaient reçus aux sons de la musique et Tardeur des guerriers était excitée par les trompettes en argent (Josué YI ; Esaïe XYllI, 3) etc. — Toutefois la musiqne n'acquit chez les Israélites une importance capitale que lorsqu'elle fut introduite dans le culte national, comme accompagnement du chant des psaumes à l'époque de David. Sans doute bien avant cette époque on trouve des traces de chants religieux, mais il n'est pas encore question d'une classe particulière de chanteurs (Exod. XY, 1. 20. 21 ; â Sam. YI, 5). Le premier chant, accompagné de musique, est cité lors du passage de la mer Rouge ; le peuple tout entier chante un cantique de délivrance ; puis Mirjamprend le tambourin et les femmes répètent le chant. Comme pour la musique profane, nous trouvons ici des chœurs de femmes, dont le chant et le jeu des instruments alternait avec celui des hommes et était même accompagné de danses qui, cependant, semblent avoir été tout simplement un usage populaire, parce qu'elles ne firent jamais partie intégrante du culte après sa réorganisation. Plus tard les femmes furent de plus en plus exclues du service religieux parce que leur présence semblait ravaler la dignité du culte. Cette exclusion frappa même peu à peu le peuple, sans qu'elle pût toutefois arrêter l'essor de la musique religieuse populaire, comme le Psautier le démontre surabondamment. Cette musique remontait d'ailleurs à une haute antiquité, du moins si l'on en juge par la relation sur les chœurs des prophètes à l'époque de Samuel (1 Sam. X, 5 ; XIX, âO) ; la musique devait, à certains moments, provoquer l'inspiration prophétique. D'autres fois au contraire elle devait

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