MUSIQUE
khelê scbirse divisent en trois catégories que nous allons rapidement énumérer: — 1 Inslrumentsdepercyssion:hLei2imhonv\n{i6ph), un rond peu large en bois, rarement en [métal, recouvert de peau et garni de fonds métalliques, et qu'on frappait du revers de la main et avec les doigts. Il était joué par les femmes et ne se trouve mentionné que là où le peuple prend part à des processions religieuses (2 Sam. Vr, 5); 2° la cymbale (zelzelîm) c'est-à-dire deux bassins ou deux plaques en métal qu'on frappait l'une contre l'autre ; 3* le sistrum, probablement de petites barres de fer, garnies d'anneaux qui rendaient un son quand on les agitait; 4'' les se bal i schim étaient des triangles en métal qu'on frappait avec une petite baguette en fer. C'est à tort que Luther traduit ce mot par violon, les instruments à arcbet étantlinconnusdans l'antiquité. — 2. Instruments à cordes. Les cordes étaient faites avec des boyaux d'animaux, primitivement même avec des fils; le corps de l'instrument était en bois de cyprès ou de sandal : 1* L'instrument le plus répandu était le khinnor, la cithare qu'on jouait avec la main, plus tard avec le plectrum. D'après les monnaies de l'époque des Macchabées, le khihnor avait huit cordes; c'est à tort qu'on l'a confondu avec la harpe, car on le jouait en marchant. Cet instrument figure partout où l'on faisait de la musique ; 2*» le nebel avait, d'après Ps. XXXIII, 2, dix cordes qui ne reposaient pas sur la table d'harmonie, mais étaient tendues par dessus, ce qui donnait à l'instrument l'apparence d'un luth ou d'une guitare. La diversité des sons y était produite, non par l'épaisseur des cordes, maïs parleur longueur variable. A en juger d'après les différents passages où il est question du nebel, cet instrument a dû avoir été construit de différentes manières et avec un nombre variable de cordes ; 3* la sabka, instrument à forme triangulaire à quatre cordes et plus, qu'on jouait de la main et qui rendait un son très strident; 4° le psaltérion, autre variété de la cithare, et qu'on jouaitdesdeuxmains. Il est absolument incertain si lagiddith (Psaumes YIII, 1) est le nom d'un instrument de musique. — 3. Instrumienis à vent: !<> Le ugab (Gen. IV, 21), instrument peu usité qui n est cité que Job XXI, 12; XXX, 31 ; Ps. CL, 4, était d'après les interprètes juifs, une cornemuse ; il se composait de deux sifflets passés à travers un sac, dont l'un Servait à souffler et l'autre, muni de trous, à jouer la mélodie. Cet instrument au son criard n'était pas employé pour les usages du culte. D'après ce qu'en dit Daniel (III, 5 ; X, 10, 5), il ressemblerait à la samboyna des Italiens ; 2*> le khalîl, la flûte en bois, ou en os, ou en corne avec des trous, souvent avec deux tubes, mais avec une seule embouchure, telle qu'elle est aujourd'hui encore • usitée parmi les bergers de la Palestine. La flûte était employée dans^ le chœur des prophètes, dans les pèlerinages à Jérusalem et toutparticulièrement lors de la fête des tabernacles, c'est-à-dire partouloil le peuple prenait part à la fête, mais elle ne trouvait pas accès dagâ. les cérémonies du culte ; c'était un instrument profane. On ne connait ni la grandeur, ni le nombre de ses trous et les b^^-celiefs de l'arc de triomphe de Tite n'en sauraient donner une idée exacte; 3"" le