MUSIQUE — MUSSARD
schophar, la trompette ou plutôt le cor, semblable au cor des pâtres de la Suisse, d'un emploi fréquent, servait à donner des signaux, à annoncer le jubilé, à donner l'ordre d'attaquer ou de cesser le combat. Son son signalait la présence de Dieu, appelait le peuple au jeûne, aux fêtes ou lui signalait un malheur imminent. — A en juger par certains passages d'auteurs moins anciens, le sch o ph ar était de diverses espèceset paraît avoir été primitivement une corne(khéren). Après l'exil le schophar fut fait en argentou en airain, et servait exclusivement au culte ; le nom de hazoze r ah qu'il portait alors, semble être une onomatopée devant reproduire le son de Finstrument •qui avait à peu près soixante centimètres de long, si toutefois on peut rs' en rapporter aux monnaies et aux bas-reliefs ; 4^ la maschrokita (auptyÇ), flûte de Pan, c'est-à-dire une série de tuyaux en roseau, de :graDdeur et d'épaisseur variées et juxtaposés. On voit par la descripttion rapide de tous ces instruments que la musique des Hébreux se distinguait plutôt par l'éclat du son que par l'harmonie de la modulation, comme d'ailleurs la disposition musicale des Orientaux le donne à entendre. — Littérature : de la Molette du Constant, Traité sur la poésie et la musique des Hébreux ; Martini, Storia délia mtuica, Bologne, 1751-81 ; Forkei, Allgemeine Geschichle der Musih; Pfeiffer, Veber dieMusikderaUenHebrxer, Erlangen,1779 ; Schneider, 5*6/tsc/igeschichlliche Darstellung der htbrxischen Musih ; Legrer, dans T Encyclopédie de Herzog, et les archéologies de de Wette, d'Ewald, les commentaires deCredner sur Joël, etc., etc. E. Scherdlin.
MUSIQUE D'ÉGLISE. Voyez Chant d'Eglise et Plain-Chant.
MUSSARD (Pierre), troisième iils de Jean Mussard et de Glermonde Cresp, et petit-fils d'un orfèvre de Châteaudun réfugié à Genève au seizième siècle pour cause de religion, naquit à Genève en 1627, fut inscrit comme étudiant, en 1649, sur les registres de la faculté de théologie^ et consacré au saint ministère, en 1654, à la suite d'une proposition « ouie avec un grand contentement. » Il fut d'abord prêté àTEglise de Lyon (1636), qui l'élut pour second pasteur en 1637, elle députa au synode national de Loudun (1659-1660). Denieuré à deux reprises seul chargé de cette Eglise considérable, il se fît aider de 1662 à 1664 par Ghion, Terrasson, Gondy^De Tournes, etc., et de 1667 à 1669, par Galandrini et Vigot. Il présida le synode provincial de la Bourgogne tenu à Is-sur-Thil en 1669. Ge fut l'un des derniers actes de son ministère en France. La même année, sa qualité de ministre étranger l'obligea de sortir du royaume où se préparait la révocation de l'édit de Nantes. Le conseil de Genève ayant alors invité l'éloquent prédicateur à rentrer dans sa ville natale, la vénérable compagnie des pasteurs et professeurs se montra blessée de cet empiétement sur ses droits. Elle voulut contraindre Mussard à signer >|0 F^mule de concorde ; il s'y refusa et, fatigué de lutter contre ses collègues, donna sa démission et accepta la place de pasteur de l'Eglise française de Londres vers 1675. Il mourut dans cette ville en 1686, laissant, outre deux volumes de sermons et quelques autres ouvrages, Les conformités des cérémonies modernes a%>ec les anciennes^ où il est prtuvé quê la cérémonies de l'Eglise romaine soni empruntées