‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 95 sur 157 · MYTHOLOGIE — NABAL · texte numérisé non relu

MYTHOLOGIE — NABAL

nom de Dwas (de dtv, briller). Ce terme qui devint Osoc ea grec et îkiu en latin, est encore celui par lequel nous désignons la divinité (Baudry, Rt^ue Germon, t. XXXIl, p. 228-230). — Les ouvrages sur les mythologies indo-européennes sont en grand nombre; nous indiquons seulement ici ceux qui sont en notre langue : Max Millier, Esiaide mythohogis comparée^ Paris, 48i59, ia-8'', et Es$ai sur ta myihth Uigie comparée y les traditions et, les couiamesy trad. de Fangl., Paris, 1873, in-S" ; F. Baudry, Les mythes du feu^ dans Revue Germon. y t. XIY «tXY; Michel Bréal, Mélanges de mythologie et de linguistique^ Paris, 1878, in-8*. — On trouvera dans ces ouvrages, principalement dans les deux derniers, l'indication de ceux qui sont en langues étrangères. Sur les mythologies des autres races, il n*y a encore rien de certain, et il s* écoulera sans doute bien du temps avant qu'une cour naissance suffisante de leur langue et de leur histoire puisse permettre des travaux analogues à ceux qui ont été faits et qui se continuent sur les mythologies indo-européennes. M. Nicolas.

HAAMAN, général de Benadad, roi de Syrie, mort vers Tan 885 avant Jésus-Christ. Ayant été atteint de la lèpre, il se rendit à la cour de Joram, roi d'Israël, et re<;ut du prophète Elisée l'ordre de se laver sept fois dans le Jourdain. Après quelques hésitations, Naaman obéit, et se trouva guéri ; il offrit au prophète de grands présents ; mais celui-ci les refusa, et le général demanda à Elisée la permission d'emporter de la terre du pays d'Israël, pensant qu'il ne pourrait offrir à Dieu des sacrifices agréables que sur une terre sainte et non sur la terre de Syrie qu'il regardait comme souillée. Toutefois il obtint d'EUsée l'autorisation d'accompagner son prince dans le temple idolâtre de Rimmon, lorsque son service l'exigerait (2 Rois Y; cf. Luc IV, 27). —Voyez Augustin, De civitate Dei, XXII, 8; Calmet, Dissertât, sur la prière que Naaman fait à Elisée; Ewald, Gesch. Isra'èlsy III, 224 ss. ; Passavant, Naeman oder Altes v, Neues, 2" édit., Bàle, 18i4. .

NABAL, riche propriétaire de troupeaux à Maon, au sud de la Palestine, au temps où David, déjà sacré roi d'Israël, errait h la tête de ses partisans dans le désert de Pharan. Nabal, resté fidèle à Saul, ayant refusé à David les provisions dont il avait besoin pour sa troupe, celui-ci irrité marcha contre lui; mais Abigaïl, femme de Nabal, réussit à calmer David. Nabal, ému du danger qui le menaçait, fut frappé d'un coup d'apoplexie et mourut quelques

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jours après. Alors David épousa Abigaïl(l Sam. XXV; cf. Josèphe, Aniiq.,6, 13).

NABATEÉENS, NaCaraTot, peuplade arabe qu'Ësaïe (LX, 7) nomme à côté des Gédaréniens, et que l'on faisait descendre de Nabaïolh, fils aîné d'Ismaël (Gen. XXV, 13). Judas et Jonathan Machabée les trouvèrent au delà du Jourdain, après trois journées de marche dans le désert arabique (1 Mach. V, 24 ss.). Les anciens écrivains ont placé le siège des Nabathéens sur le golfe élanitique, tout en étendant leurs demeures jusque dans TArabie Pétrée (Strabon, 16, 777-779; 17, 803; Pline, 6, 32; Diodore de Sicile, 2, 48; 3, 43; 19, 94). Ils en parlent comme d'une peuplade riche, en partie nomade, en partie commerçante, et obéissant à des rois désignés sous le nom d'Arétas. Lorsque Pompée eut le gouvernement de la Syrie, il envoya une armée contre eux et les vainquit (Josèphe, Antiq., 14, 3, 3; 14, 6, 4).— Voyez Epiphane, /7a?rc5.,X, 30; Jérôme, 0wa?5/. in Gènes., XW^iS; Pococke, Spec, hist, Arab,^ 46, 268; E. Quatremère, Mémoire sur Us Nabaihpem, dans les Mélanges d'histoire et de philologie orientale,

NABOTE, Israélite de la ville de Jezraël. Il irrita le roi Achab en refusant de lui vendre la vigne qu'il possédait. Son refus était cependant d'autant plus légitime qu'il était fondé sur la loi mosaïque et qu'il y avait d'ailleurs une espèce de déshonneur pour un Israélite de vendre le fonds de ses pères (Lévit. XXV, 23. 24 ; 1 Rois XXI ; 2 Rois IX, 21 ss.J.

NABUGHODONOSOR ( Nebùkadneççar ou Nebùkadreççar; chez Josèphe : Nabuchodonosor, et sur les monuments : Nabukudurriuçur), est, d'après la Bible, le nom d'un roi de Babylone qui, d'après le canon de Ptolémée,régna de 604 à 561.Son nom signifie: Nebo, protège la couronne ! Il aida à fonder la dynastie babylonienne, mais c'est lui surtout qui la consolida et retendit. Les documents qui se rapportent à l'histoire de ce roi sont nombreux. Dans la Bible, ce sont les livres de ses contemporains Jérémie et Ezéchiel, le second livre des Rois, les livres des Chroniques et Esdras, tandis que le livre de Daniel ne saurait être pris en considération, à cause de son caractère spécial. Parmi les auteurs profanes qui parlent de Nabuchodonosor, il faut citer en première ligne Berossus, le contemporain d'Alexandre le Grand, et dont la relation a été conservée en partie par Josèphe, en partie par Eusèbe dans sa chronique arménienne. Nombreux sont aussi les monuments qui se rapportent à Nabuchodonosor, et dont les uns proviennent de lui-même, les autres de l'époque de son règne. Parmi ces monuments, il faut citer en première ligne le camée noir du musée de Berlin, avec le portrait du roi et une inscription, et les briques provenant de ses constructions avec des inscription de trois, six, sept lignes. Ajoutons-y les inscriptions de Babylone, de Senkereh, de Birs-Nimrud, avec l'écriture cursive ; rinscription trouvée sur une plaque d'une des portes du palais de Babylone, en écriture cunéiforme et, enfin, une inscription tout récemment découverte et parlant de son expédition en Egypte dans la trente*septième année de son règne. Avec togs ces documents réunis, on peut recons-

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