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volumes de sermons parmi lesquels nous citerons comme les plus remarquables, les Westminster Sermons. Enfin, entre ses écrits divers, nous indiquerons : Alexandria and her SchoolSy conférences provoquées par les études qu'il avait faites pour son, roman d'Hypatia; The Roman and the Teuton, d'après ses cours à l'université de Cambridge ; Pros. Idyîls Glaucus, The Water Babies et ses Po'èms. — Sources : Charles Kingsley, His letters and Memoirs ofhis life edited by his wife, London; Anglican Church Portraits, by J. G. Rogers, et de nombreux articles de revues.
KIR [Kir], — 1° Nom d'un district du royaume d'Assyrie dans lequel furent conduits les habitants de Damas vaincus par Piglath Pilesar (Es. XXII, 6; 2 Rois XVI, 9; Amos I, 5; IX, 1). On le place au confluent du Gyrus et de l'Araxes qui se jette dans la mer Caspienne (Michaelis, SpiciL, II, 121). D'autres le confondent avec Koup^va, ville de la Médie méridionale, près du fleuve Mardus (Ptolém., 6, 2; Bochart, PhaL, 4, 32) ou avec la ville de Kapivr), également en Médie. — 2° Nom d'une ville très forte dans le pays de Moab (Es. XV, 1, que l'on doit chercher dans le Karax ou Kerex des géographes arabes (Abulfeda, Tab, Syr., 89) et des historiens des croisades, à douze milles d'Ar Moab sur un rocher escarpé (Es. XVI, 11; Jér. XLVIII, 31, 36; 2 Rois III, 25; 2 Mach. XII, 17; cf. Burckhardt, Reisen, II, 641).
KIRCHER (Athanase), polygraphe allemand, né le 2 mai 1602 à Geyssen près de Fulda dans Telectorat de liesse, entra en 1618 en qualité de novice de la société de Jésus au collège de Paderborn et poursuivit, après la suppression de cet établissement, ses études dans ceux de Cologne et de Munster; dans son ardeur de savoir, il prétendit embrasser toutes les branches des connaissances humaines depuis les belles-lettres .jusqu'aux mathématiques supérieures. A partir de son ordination sa vie errante et agitée ressemble à celle des érudits du seizième siècle. Nous le rencontrons tour à tour à Goblentz en qualité de maître de grec, à Mayence où la lecture fortuite d'un ouvrage sur l'obélisque de Sixte-Quint suffit pour l'engager à corps perdu dans les études hiéroglyphiques, à Wurzbourg où il enseigne pendant quelques années la philosophie et les mathématiques, mais dont il s'éloigne à l'arrivée des Suédois (1631), à Avignon où il se livre dans la retraite aux recherches les plus étendues et les plus variées. Kircher se disposait, en 1635, à se rendre à Vienne où il était appelé comme professeur de mathématiques lorsqu'une tempête le jeta dans la rade de Civita-Vecchia. L'accueil distingué dont il fut l'objet de la part du cardinal Barberini l'engagea à se fixer dans la Ville éternelle où il enseigna au Collège romain sa branche favorite et fut gratifié, pour le reste de ses jours, d'une opulente pension. La mort l'enleva à ses patients travaux le 28 novembre 1680. Kircher a joui de son vivant d'une vaste réputation scientifique et a été célébré par ses confrères comme une des lumières de son ordre ; aujourd'hui nous sommes surtout sensibles à son défaut complet de méthode et ses réels mérites courent le risque d'être ensevelis sous les fatras de ses erreurs. Si l'un des premiers il créa un cabinet de physique et
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d'histoire naturelle et réunit dans ce but des collections importantes, il perdit son temps à inventer des machines aussi compliquées que peu pratiques au moyen desquelles il se flattait de trancher toutes les difficultés relatives à la sphère et au calendrier, à remplacer les instruments de géométrie alors existants, à résoudre les problèmes posés par la médecine, voire même la cabale et l'astrologie. S'il émit à propos du magnétisme des théories ingénieuses et combattit l'alchimie avec autant de bon sens que de verve caustique, il n'en crut pas moins aux monstres et aux sorciers, et consigna dévotement, dans ses traités d'histoire naturelle, les fables les plus grossières. S'il ramena enfin l'attention sur la langue copte et si nous lui sommes redevables d'une grammaire et d'un dictionnaire auxquels Champol- Hon donna de justes éloges, il se laissa séduire dans son explication des hiéroglyphes par les plus téméraires hypothèses et se fit fort d'établir l'identité de leur contenu avec les renseignements qui nous sont fournis sur la religion égyptienne par les auteurs gréco-romains. Sur la fin de sa vie Kircher s'occupa d'un projet d'écriture universelle en vue duquel il travailla sur cinq langues (latin, italien, français, espagnol, allemand) et dans lequel tous les mots qui exprimaient une notion identique étaient inscrits sous un seul et môme numéro. Parmi les très nombreux ouvrages de l'actif et laborieux jésuite nous ne citerons que les suivants : Magnes sive de arte magnetica opus iriparlMum^ Rome, 1642; Ars magna lacis et umbrx in murîdo,Rome,1645-46,in-f";iWunrfu55u6rerraneus, Amsterdam, 1665-78; 2 vol. in-f*; Prodromus Coptus in quo tum lingux captx origo^œtas. vicissîtudo^ inclinatio tum hierogîyphix lUteraturx instauratio novo meihodo exhibentur, Rome, 1636, in-4°; Lingua egyptiûca institutOf Rome, 1643; Oedipus egyptiaaus, hoc est universalis cioctrinœ hieroglyphkx itistauratio, Rome, 1652-1655, Syol, in-î^ ; Polygraphia seu artificium linguarum quo cum omnibus mundipopulispoterit quisresponderey Rome, 1665-1678, in-f*. — Sources : Yita Ktrcheri^ un fragment autobiographique inséré dans le Fasciculvs Epistolarum Kircheri publié par Langenmantel, Augsbourg, 1684, in-4°; Bayle, Dictionnaire; de Baker, Ecrivains de la Soniéié de Jésus. E. Stroehlin.
KIRCHER (Henri), missionnaire et controversiste allemand, né à Neuss dans le diocèse de Cologne le 23 août 1608, entra à vingt et un ans chez les jésuites. Il enseignait depuis plusieurs années la philosophie et les belles-lettres dans les maisons de son ordre lorsque s'empara de lui un ardent désir de prêcher l'Evangile aux païens. Il se rendit dans ce but bu Espagne (1648) où il espérait être reçu dans la mission des Indes, mais sa qualité d'étranger suffit pour l'en faire exclure. Tour à tour professeur de rhétorique à Saint-Sébastien, prédicateur à Cologne où il usait de préférence de la langue française, recteur du collège de Saint-Goar, il continua néanmoins à nourrir ses anciens projets dans le secret de son cœur et partit, en 1660, pour le Danemarck afin de travailler au rétablissement de la foi catholique. Les fatigues et les souffrances qu'il y endura, après l'avoir forcé en 1673 à quitter son poste, amenèrent, le 29 janvier 1676, sa mort à Cologne
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où il avait pris sa retraite. Henri Kircher s'est fait connaître comme écrivain par un recueil de sermons et quelques ouvrages polémiques, Luscinia Concionum, Cologne, 1647, in-12; Pretiosum a vili seu exterminatio doctrinœ lutheranœ contra Ursinium sectarium, 1665, in-8°; L'Etoile Polaire conduisant an salut, ouvrage anonyme de controverse religieuse réimprimé en 1736. — Sources : Hartzheim, Biblioiheca CoUmiemis. E. Stroehlin.
KISON [Kischon; Ktowv], fleuve de la Palestine, qui formait la limite entre la tribu de Zabulon et celle d'Issachar et traversait la plaine d*Esdrélon pour se jeter dans le golfe de Ptolémaïs (Juges IV, 7; V, 21 ; 1 Rois 18, 40; Ps. LXXXIII, 10). Profond en hiver, parfaitement guéable en été, le Kison prend sa source, d*après le témoignage unanime des voyageurs anciens et modernes, dans les flancs occidentaux du Thabor. Toutefois, il reçoit ses affluents les plus considérables des monts de G'elboé et du Carmel. Ses bords sont très fertiles. Ils furent le théâtre de la victoire de Barak sur Sissera et du massacre des prêtres de Baal ordonné par Elle. Le Kison porte aujourd'hui le nom de El-Mukatta. — Vgyez Pococke, Morgenlandy II, 80; Robinson, Palœslina, III, 472 ss. ; Ritter, ErUkunde, XVI, 1, 689 ss.
KLEE (Henri), théologien catholique, né à Munstermaifeld, près de Coblence en 1800, mort Fan 1841, professa la philosophie et la théologie d'abord au séminaire épiscopal de Mayence, puis à l'université de Bonn. Il y défendit les vieilles méthodes scolastiques contre les tendances novatrices de Hermès (voyez cet article) et de ses disciples. La lutte ecclésiastique que le gouvernement prussien engagea dans les provinces rhénanes, décida Klee en 1839 à suivre l'appel que lui adressa l'université deMunich où la chaire de Mœhler était devenue vacante. Il ne l'occupa que pendant deux ans. Nous avons de Klee, outre sa thèse de docteur, De chiliasmo primorum sœculorum, 1825 : 1* un solide travail sur La confession, May., 1827; ^ Commentaire sur r Evangile de saint Jean, May., 1829; 3° Commentaire sur VEpitre de saint Paul aux Romains, May., 1830; 4° Système de dogmatique catholique, Bonn, 1831 ; 5° Encyclopédie delà lAco%fe, May., 1832; 6** Explication de VEpitre aux Hébreux, May., 1833; V Le mariage, May., 4833; 8* Dogmatique catholique, May., 1834-35, 3 vol.; 3*» éd., 1844; 9^ Histoire des dogmes, May., 1835-37, 2 vol.; W Morale catholique, yxxhlïéo parHimioben, ]\ray., 1843.
KLEUKER (Jean-Frédéric), théologien et orientaliste protestant, né à Osterode en 1749, mort en 1827, professa à Funiversité de Kiel. Lié avec Herder, Hamann, Jacobi, les comtes de Stolberg et d^autres écrivains éminents du dix-huitième siècle, Kleuker sut unir un esprit net et pénétrant, des connaissances solides dans le domaine de Tantiquité et des études orientales à une piété ardente et à une humble soumission aux vérités de TEvangile. Il a laissé un très grand nombre d'écrits sur les sujets les plus variés, parmi lesquels nous citerons : 1° Nouvel examen et explication des preuves en faveur du christianisme, Riga, 1787-1794, 3 vol., traité apologétique dans lequel Fauteur fait
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reposer la divinité du christianisme sur la vérité de Thistoire évangélique; â" Examen détaillé des preuves de P authenticité des documents écriu du christianisfM, Hamb., 1797-1800, 5 Toi. ; 3^ Sur les apocryphes du NouveoM Testament, i798 ; 4^ Sur Vorigine et le but des leUres aposto^ liques^Tl^Q;^* Esquisse d'une efKydopédie théologique^ 1800-4801, 2 vol. Voyez ftatjan, KÎeuker u. Briefe seiner Freunde, Gcett., 1842.
KliNe (Chrétien-Frédéric) [1800-1861], théologien wurtembergeois, étudia iTubingueetàBerlin où il subit Finfluence deSchleiermacher et de Neander. U professa de 1832 à 1849 à Marbourg et à Bonn, et termina sa carrière comme pasteur à Marbach sur les bords du Neckar. Kiing écrivit pour diverses revues théologiques une série d'articles d*une valeur scientifique de premier ordre. Son ouvrage principal est un Commentaire sur les EpUr es aux Corinthiens y qui fait partie dnJBiMwerk de J.-P. Lange, Elberf., 1861. — Voyez Tarticle dans la Reai-Encykl, de Herzog, KIX, 704 ss.
KLOPSTOCK (Frédéric-Gottlieb), le célèbre auteur de ia Messiad^^esi né à Quedlinbourg, en Saxe, le 2 juillet de 1724, Taîné de quatorte enfants. Son père, commissaire du gouvernement et avocat, était nn homme de beaucoup de sens, doué de besoins religieux profonds. Le sérieux qui régnait dans la maison paternelle n'excluait pas la gaieté, et les exercices du corps y étaient en aussi grand honneur que la discipline de l'esprit. Le jeune Klopstock perfectionna ses études classiques au gymnase de Schulpforta où il se distingua par son zèle et par ses dispositions poétiques; il écrivit quelques fragments d'un poème sur Henri l'Oiseleur qu'il nous dit « avoir composés en quelque sorte en songe. » C'était la lecture d'Homère et son enthousiasme pour les héros de Tancienne Germanie qui lui avaient inspiré ce sujet. Des réflexions ultérieures et surtout la lecture du chef-d'œuvre de Milton modifièrent le cours de ses idées et il conçut le projet de la Messiade dont il composa en prose les trois premiers chants pendant son séjour à Schulpforta. — Klopstock se rendit à léna pour étudier la théologie : il s'y sentit dépaysé au milieu de professeurs dont le savoir pédantesque l'ennuyait et de condisciples dont les mœurs grossières le choquaient vivement. Il poursuivit, dans ses promenades solitaires aux bords de la Saal€, la composition des premiers chants de la Jlf M5ia</e, plein d'hésitations d'ailleurs et de doutes sur son génie poétique. Il échangea bientôt le séjour de léna contre celui de Leipzig où il passa le temps le plus heureux de sa vie. Entouré d'un cercle d'amis et de poètes, ses camarades et bientôt ses admirateurs, il s'adonna à toute la verve de son inspiration et but à longs traits les jouissances enivrantes que lui procuraient l'amitié et le commerce des muses. Sur les instances de Bodmer, il publia, dans les Bretnische Beitrxge^ la revue littéraire la plus considérable de l'époque, ses premières poésies lyriques et les trois premiers chants de la Messiade en vers hexamétriques. Après avoir passé une année à Langensalza en qualité de précepteur, souffrant d'un amour malheureux pour la sœur d'un de ses amis qu'il a maintes fois célébrée sous le nom de Fanny, KIopstok se décida à se rendre à l'invitation de Bodmer qui possédait