KLOPSTOCK — KNAPP
nous enserrent de toute part ici-bas, Tardent désir de voir s'élargir nos horizons, de déposer nos chaînes, de respirer une atmosphère divine, de nous mêler à Talleluia des cieuz, de contempler Dieu fac& à face. « J*ai rencontré des passages» dit Glaudius, à la lecture desquels le vertige m'a pris ; il m'a semblé que c'était comme un aigle qui voulait voler vers le ciel. » « Si la poésie avait ses saints, dit à son tour M"* de Staël, Klopstock devrait être compté comme l'un des premiers. » Deux idées pourtant semblent absentes des poésies religieuses du chantre du Messie. C'est d'abord celle du péché que klopstock ne parait pas avoir connu dans sa navrante et tragique réalj^ et dans ses funestes conséquences, avec tout l'abîme de misères dans lequel il nous plonge ; c'est ensuite l'idée de l'Eglise, de la communion des saints, avec la céleste fraternité qu'elle engendre et les douces obligations qu'elle nous impose. Klopstock reste toujours le poète solitaire et subjectif; il lui manque le sentiment des réalités humaines et chrétiennes. — Les Œuvres complètes de Klopstock ont été réunies par Gœschen, Leipz., 1798-1817, 12 vol. in-8% et par Spindier et Back, Leipz., 1840, 18 vol. in-8». La Messiade a été plusieurs fois traduite en français, notamment par J. d'Horrer, 1823, par E. de Liebhaber, 1828, et par M»» A. de Garlowitz, 1840. Les Odes choisies ont été traduites par Dietz, Paris, 1861. — Voyez Cramer, Klopstock, er u. ûber ihn, Leipz., 1774, 3 vol. ; Klamer-Schmidt, KL u. seineFreunde, Halberst., 1810; Auswahl aus KL fiachgelassenein Briefwechsel, publié par Clodius, Leipz., 1821, 2 vol.; H. Dcaring, KL Leben, Weimar, 1823; Mœrikofer, KL in Zurich im Jahre 1730-31» Zur., 1851 ; Werner, Etude sur la Messiade de KL, Strasb., 1869, et les Histoires de la littérature allemande au dix-huitième siècle, en particulier celle de Lœbell, Die Entwickiung der deutschen Poésie von Klopstock's erstem Aufireten bis zu Gœthe's Tode, Brunsw., 1836, 2 vol.» de Gelzer, Die neuere deutsche National-literatur nach ihren ethischen u. religiôsen^Gesichlspunkien, 3« éd., Leipz., 1858, 2 voL, et surtout le remarquable ouvrage de Eeiiner, Literaturgeschtchte des iS ten Jahrh.y 3* éd., Brunsw., 1875, vol. III. F. Lichtenberger.
KNAHP (George-Christian) [1733-1823], théologien protestant. Son père était professeur de théologie à Halle et directeur des établissements fondés par Franke. Il professa lui-môme à cette université à partir de 1773 avec un grand succès et remplaça, depuis 1783, son. père dans la direction des institutions sus-nommées, occupé plus spécialement de celle de l'orphelinat, de l'école latine, de l'œuvre biblique et missionnaire. D'une santé délicate, d'un naturel timide, tolérant et bienveillant, Knapp continua à faire aimer et respecter à Halle les traditions du piétisme, en dépit de l'influence croissante que ses collègues rationalistes, les Semler, les Gesenius, les Wegscheider exerçaient sur les étudiants. Parmi ses écrits nous citerons : Les Psaumes, traduits et commentés. Halle, 1778 ; 3» éd., 1789. ; 2* Novum Testamentujïi grxce recognovit atque indignoris lectionum varietatis et argumentontm nolUiamsubjunxitG. Ch. K., 1797, in-4*; 4oéd.., 1829t- 2voLin-8<*; 3'* Scriptavarii argumentimaxim.partemexegeticaatqu^.