KNAPP
historica, 1805, 2 vol, iQ-8" ; 2* éd. , i823 ; 4* Leçons sur la dogmatique ihrétienne^ publiées après sa mort par son gendre Thilo, 1836, 2 vol. ; ^** Dogmatique tnbUque^ publiée par Guerike, 1*840.
KNAPP (Albert) [1798-1864], célèbre poète religieux, né à Alpirsbach, dans la Forêt-Noire, fit ses études théologiques à Tiobingue, fut nommé pasteur à Kirchbeim sur les bords de la Teck, dans TAlb souabe, puis à Stuttgard, la capitale du Wurtemberg, où il déploya une activité riche et bénie depuis Tannée 1836 jusqu'à sa mort. En 1833, Knapp eut Fidée de publier, sous le nom de Christoterpe, un almanach littéraire et religieux auquel collaborèrent les chrétiens les plus éminents du Wurtemberg, et qui, durant vingt-ans, jouit d*un grand et légitime succès. Knapp lui-même y inséra une série de biographies dont la touche vigoureuse et animée fut fort remarquée. Les plus célèbres sont celles de Hofacker (1852; 3* éd., 1859), de C.A. Dnnn (1847), de Hedinger (1836), de Steinhoferiî^l), de Jérémie Flan (1852), etc., ainsi que ses propres 5(mrenirs dVn/anc« (1849). Mais le plus grand mérite de Knapp, c'est sur le terrarhn de l'hymnologie chrétienne qu'il faut le chercher. 11 publia successivement un recueil de chants [Evaugcl. LiedersdïatzfûrKircheu.Haus^^ivXi^.^ 1837, 2 vol. ; 3* éd., 1866), coUationnés avec le plus grand soin et empruntés aux diverses époques de la littérature allemande : vrai trésor hymnoiogique pour l'Eglise et pour le foyer domestique ; puis, un Livre de cantiques evangéliques (Stuttg. , 1855) qui peut être considéré comme un vrai chef-d'œuvre, tant [les choix sont heureux et tant l'auteur sait garder une juste mesure dans les corrections de style qu'il fait subir aux vieux auteurs, se gardant bien de moderniser les cantiques empruntés au seizième et au dix-septième siècle, mais déplorant aussi la p^lssion des archaïsmes qui traite les anciens textes, inintelligibles aux chrétiens de nos jours, avec le culte superstitieux que les catholiques vouent aux reliques de leurs saints. Enfin, Knapp publia plusieurs volumes de poésies profanes et sacrées (JSerbstbluthen, Stuttg., 1859; Christl. Gedickle, 1862) d'e sa propre composition. Un sentiment vif de la grandeur et des magnificences de la nature s'y allie à une piété du meilleur aloi. En matière théologique, notre auteur s'en tient à la foi biUique, sans rien y ajouter, sans rien en retrancher. Fermeraient attaché au dogme chrétien, il ne croit pas pourtant qu'il faille en introduire dans le chant les formules sèches et techniques. Sa poésie religieuse est pleine de vie, de chaleur; la forme parfois pourrait être plus soignée, plus achevée. S'emparant de Fadage de saint Paul: a Toutes chose* sont à nous, et nous sommes à Christ et Christ est à Dieu, n Knapp aborde les sujets les plus différents en les faisant tourner à la gloire de Dieu et en leur imprimant le sceau chrétien. C'est ainsi que nou» trouvons chez lui, à côté de cantiques proprement dits, des poésies sur Gœthe, sur Schiller, sur Bach, sur Haendel, sur Mozart, sur Beethoven, sur les héros de Tantiquité classique et de l'époque des Hohénstaufen. Mais son ^Tai talent se révèle dans les poésies. spÂritaelles.; elles nous frappent autant par leur simplicité nerveuse que par le souffle in-
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comparable de vie religieuse qui les anime. C'est bien là le vrai chant d*église, tout à la fois classique et populaire, poétique et chrétien, que nous envions à TAllemagne et auquel malheureusement nous n'avons rien à comparer dans notre langue française.— Voyez J. Knapp, Lebensbild von A, Knapp. Eigene Aufzeicfinungen fortgesetzt u. bee.v(lei von scinemSo Ane, Stuttg., 1867; Notter, /4 //jfem. Zeitung^ 1864, n"« 219 et 220 ; Tarticle de Tholuck dans la Real-EncycL de Herzog,
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ENIPSTRO (Jean et non Knisptrow), en latin Knipstrovius, né à Sandow (Vieille Marche), le 4" mai 1497, entra dans Tordre des franciscains, où il se distingua par son talent et sa piété, aussi Télecteur de Brandebourg Tenvoya-t-il faire des études à l'université de Francfort sur roder. Le 20 janvier 1518, eut lieu la disputation de Tetzel contre les quatre-vingt quinze thèses de Luther. Les thèses de Tetzel, qui étaient Tœuvre de Wimpina, furent reçues avec approbation par la nombreuse assemblée, dans laquelle se trouvaient plus de trois cents moines. Mais le jeune étudiant, qui avait, avec ses compagnons, examiné à fond les thèses de Luther et qui en avait reconnu la vérité, se leva pour les défendre et réduisit Tetzel au silence. Pour le préserver de la contagion, on envoya Knipstro dans un couvent de la Poméranie. Il n'y étudia que plus assidûment les écrits de Luther et les livres saints et finit par gagner tout le couvent aux idées nouvelles et par prêcher l'Ëvangile avec autant de succès dans la ville que dans le couvent. Obligé de s'enfuir, il se rendit à Stettin, où il se maria en 1523 ; puis à Stargard et enfin à Stralsund, où il devint prédicateur auxiliaire, mais avec un si maigre salaire, qu'il fut obligé de travailler de ses mains pour vivre. Après quatre ans cependant, il devint pasteur à Saint-Nicolas et surintendant de Stralsund. Appelé à Greifswald pour y introduire la réforme, il y sut allier l'énergie à la douceur. En 1534 les deux ducs de Poméranie l'appelèrent au synode de Treptow où il rencontra Buchenhagen et l'année suivante il fut nommé surintendant général de la principauté poméranienne de Wolgast, et résida alternativement à Greifswald, où il devint professeur et docteur en théologie, et à Wolgast, où il mourut le 4 octobre 1556. Ses écrits traitent surtout de questions d'organisation; c'est à lui que l'on attribue le sixième point, qui a été ajouté au petit catéchisme de Luther.
KNOBKL (Charles-Auguste) [1807-1863], célèbre exégète et archéologue, professa avec un grand succès à l'université de Breslau et à celle de Giessen. Ses commentaires sur l'Ancien Testament se distinguent par un jugement sobre et sain, une connaissance étendue de l'ancien Orient au point de vue ethnographique, topographique et historique. Par sa tendance théologique, Knobei se rattache au rationalisme. Voici la liste de ses principaux ouvrages : 1" Jeremias chaldaizans, 1831 ; 2° De Marci evangelii origine, 1831; 3* De carminis Job, argumento, fineac disposiiione, 1835 ; 4° Commentaire sur le livre de Koheleih (l'Ecclésiaste), 1836; 5" Leprophélisme chez les Hébreux, Bresl., 1837, 2. vol. ; 6'» Commentaire sur le prophète Esaïe, 1843 ; 3* éd., 1861»
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qui lui attira une vive polémique avec la professeur Ëwald ; 7° Tableau ethnographique de la Genèse, 1850; S** Commentaire sur la Genèse, 1852; 2« éd., 1860; 9* sur l'Exode et le Léviiique, 1857 ; 10* sur les Nombres, le Deutèronome et le livre de Josué, 1861.
KNOX (John) naquit à Gilford, village du comté de Haddington (Ecosse), en 1505. Safamille, qui appartenait àla classe moyenne, luidonna une éducation libérale. Il étudia la philosophie et la théologie à Tuniversité de Glasgow, où il fut l'élève du célèbre John Mair ou Major. Fatigué de bonne heure de la méthode scolastique, il se tourna vers les écrits d^Augustin et de Jérôme, puis vers la Bible. Il aborda avec ces dispositions renseignement de la philosophie dont il fut chargé à Tuniversité de Saint-André. Mais ce ne fut qu'en 1542 qu'il se prononça ouvertement pour la Réforme. Poursuivi comme hérétique, il se réfugia dans le sud de l'Ecosse et se mit à prêcher ouvertement l'Evangile. A la suite du meurtre du cardinal Beaton, dans lequel il n'avait pourtant pas trempé, Knox s'enferma, avec d'autres chefs du parti protestant, dans le château de Saint-André, où ils furent assiégés par Léon Strozzi , qui commandait les forces catholiques pour Marie de Guise, reine régente d'Ecosse et mère de Marie Stuart. Ils devaient, d'après les conditions de la capitulation, être libres de se rendre dans telle contrée de l'Europe qu'ils choisiraient, mais, au mépris de la foi jurée, on les envoya aux galères. Knox composa, pendant cette dure captivité, son traité sur la prière. Il recouvra sa liberté en 1549, au moment où le Parlement consentait au mariage de la jeune princesse Marie avec le dauphin de France, qui fut François II. Il passa alors en Angleterre, où il fut appelé à prêcher à Berwick et dans les comtés voisins de l'Ecosse. On montre encore les chaires d'où il lit entendre de puissants appels au peuple. L'évêque de Durham le dénonça à Londres ; mais Granmer le défendit et lui fit même offrir un siège épiscopal, que ses principes ecclésiastiques lui interdirent d'accepter. L'avènement de Marie le força à passer en France, d'où il se rendit à Genève. Il s'y remit à l'étude auprès de Calvin, mais un appel des protestants réfugiés à Francfort vint bientôt l'arracher à ses études. La communauté dont il devint alors le pasteur ne le conserva pas longtemps. En 1555, il retournait à Edimbourg afin d'y rallier les amis de la Réformation, dispersés par les mesures répressives de la régente. L'année suivante, il contribua à l'établissement du premier Govenant, cet engagement solennel par lequel les chefs du mouvement se lièrent à la cause de la Réformation. Le réveil de la persécution le chassa de nouveau vers Genève, où il fut le pasteur d'une communauté composée d'exilés anglais et écossais. Ce furent les deux seules années paisibles de sa vie ; il put s'y livrer à l'étude et au travail, et jouit de l'amitié de Calvin et de Théodore de Bèze. C'est à cette époque que fut publiée la forme de culte, dite de Genève, qui a été adoptée par l'Eglise d'Ecosse, et qui difi^re peu de celle en usage dans les Eglises réformées de France. Pendant son absence, Knox fut condamné à la peine du feu et brûlé en effigie à la Croix d'Edimbourg. Sur le conseil de Calvin et sur les