‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 110 sur 170 · KRAFFT — KRAUSE · texte numérisé non relu

KRAFFT — KRAUSE

rois, moins par la profondeur ou Toriginalité de ses vues théologiques, que par le sérieux d'une vie consacrée sans partage à Dieu et à Tavancement de son règne avec un calme et une fidélité scrupuleuse que rien ne pouvait troubler. Théologien biblique, il était Fadversaii^ de la spéculation et poussait ses élèves vers l'activité pratique, leur donnant Te^xemple par la part considérable qu'il prenait à Tœuvre des Sociétés bibliques, de la mission extérieure et intérieure. Outre un volume de 5ermon5, Erl., 4828, 1832, 4845, nous avons de Krafft une Chronologie et Harmonie des quatre Evangiles^ Erl., 1848, et une étude De m»to et libero etrbitrio, Nuremb., 1818.

KKÂNTZ (Albert), homme d'Eglise et historien célèbre, né à Hambourg, mort en 1517, professa la philosophie et le droit à Tuniverâité de Rostock avec un grand succès. 11 y joignit bientôt aussi la théologie et conquit le grade de docteur en 1490. Mais Famour qu'il portait à sa ville natale, le décida à accepter les fonctions de chanoine et de doyen de l'église cathédrale de Hambourg, visitant les églises, prêchant, enseignant, et trouvant encore le temps de s'occuper des affaires du syndicat de la ville et de remplir plusieurs missions diplomatiques. U ne réussit pas pourtant à relever le clergé de l'état d'ignorance et de corruption dans lequel il était tombé et à le persuader de mettre la main à l'œuvre si nécessaire de la réforme des abus de l'Eglise. Aussi lorsque, peu avant sa mort, il entendit parler de la courageuse attitude de Luther à Wittemberg et qu'il lut ses quatre-vingt-quinze thèses, il s'écria avec une mélancolique sympathie : w Vera quidem dicis^ bone fraier, sed nihil efficies» Vade igitur in cellam tuam et die Miserere mei Deusl » — Krantz déploya, comme écrivain, un zèle infatigable à réunir les matériaux d'une histoire des Etats et des Eglises du nord de l'Europe. On trouvera un catalogue complet de ses ouvrages chez MoUer, Cimbria Uterata, 1, 313 ss.; III, 376 ss. Parmi ceux qui ont été publiés, nous citerons: 1* Wandalia^ Lub., 1600; 2* Saxo^ nia^Ubri XUIy Leipz., 1563; 3* Chronicon Regnorum aquilonariumj Strasb., 1545; 4** Metropolis, ou histoire des évêchés de la Saxe et des bords du Rhin. — Voyez Wilkens, Lebensbeschreibung von A. Kraniz, Hamb., 1722; Sagittarius, Introd. ad histor. eccles.^c. 20, § 116-118; Fabricius, Memor, Hamburg. ^lly p. 787 ss.

KMUSE (Charles-Christian-Frédéric) , né à Eisenberg (duché d' Altenburg), en 1781, enseigna la philosophie à léna, Berlin et Gœttingue, sans parvenir à être nommé professeur, et mourut à Munich en 1832. Penseur indépendant, il polémisa contre tous les philosophes contemporains, rejetant le théisme de Jacobi et de Bouterweck aussi bien que le panthéisme de Schelling et de Hegel. Il professa pour sa part un pan-en-théisme, en vertu duquel tout est en Dieu sans être Dieu, car celui-ci est l'être sans devenir, la substance sans subjectivité, l'indifférence absolue, à laquelle l'esprit et la nature sont coordonnés. Il n'est pas aisé de marquer ce qui distingue cette métaphysique de celle du panthéisme. Une terminologie bizarre et un style confus rendent difficile l'étude des écrits de Krause ; ils embrassent l'universalité des connaissances humaines. Les plus intéressants sont:

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