‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 111 sur 170 · KRAUSE · texte numérisé non relu

KRAUSE

Vorlesu7igen ûber die GrandwihrheUen der Wissenschaft, 1829 ; Vorlesungen ûber dos System der Philosophie, 1828 ; System der SitUnlehre, 1810; Ahsolute Religionsnhilosophie, 2 vol., 1834 et 1843, publiée par un disciple, H. G. de Leonhardi. Cette doctrine fut exposée sous une forme plus simple, à Paris et à Bruxelles, par H. Ahrens {Cours de philosophie, 1834; Cours de droit naturel, 1838) et G. Tiberghien (Essai sur la génération des connaissances humaines, 1844). Un autre disciple, H. S. Lindemann, a publié une Uebersichtliche Darstellung des Lebensu. der Wissenschafislehre Krauses, 1839, Krause a trouvé un chaleureux apologiste en M. le docteur P. Hohlfeld, Die Krause' sche Philosoifhie in ihrer Bedeutung fiirdas Geistesleben der Gegenwart, 1879.

KRAUSE (Henri), publiciste religieux, né dans une famille de paysans à Weissensee, à une lieue de Beriin, le 2 juin 1816, mort dans le même village le 8 juin 18t)8, étudia de 1834 à 1839 la théologie à Tuniversité de la capitale, oh il se sentit surtout attiré par les leçons de Twesten et de Neander. Il passa même, sous Tinfluence de ce dernier, par une période de mysticisme et songea un instant à devenir membre d'une communauté séparée, mais de sérieuses études exégétiques entreprises d'après les commentaires de Calvin, ainsi que de fortes et persévérantes méditations personnelles sur les sujets qui devaient l'occuper pendant toute sa vie : essence de TEglise et de la religion, rapport de l'Ecriture et de la tradition, de l'Eglise et de l'Etat, le ramenèrent à l'Union en même temps qu'elles le détachèrent graduellement mais à tout jamais de l'orthodoxie confessionnelle. Le2juin 1853, il subit victorieusement son examen de licence, publia sur la « Véracité » une dissertation morale qui obtint le suffrage de Nitzsch, et se préparait à s'inscrire comme privat-docent à l'université de Berlin, lorsqu'il en fut empêché par l'opposition de la faculté de théologie guidée par son ancien maître Twesten. A en juger d'après les plans de sermons qui nous ont été conservés de lui et quoique de 1845 à 1854 il soit souvent monté dans les chaires de Berlin et des environs, il manquait, malgré l'originalité et la\igueur de sa pensée, des qualités de l'orateur populaire, et d'ailleurs avec ses opinions hétérodoxes il aurait difficilement trouvé une cure sous le régime du patronat. Sa véritable carrière fut celle du journalisme, où il débuta, en 1851, dans la rédaction du Protestant, une feuille créée pour la défense de l'Union et à laquelle, depuis la fondation de la Gazette protestante pour V Allemagne (1*' janvier 1882), il consacra le meilleur de ses forces. Sa biographie, à dater de ce jour, se confondit avec les destinées de cette feuille qui représente encore aujourd'hui l^ gauche modérée et compta parmi ses collaborateurs Sydow, Jonas, Zittel, Karl Hase, Karl Schwarz. Tous ont reconnu à l'envi la supériorité de talent et de caractère déployée par Krause dans cette tâche ardue, son désintéressement, sa fidélité aux principes, l'élévation de sa polémique, toujours dirigée contre les idées et jamais contre les personnes, la richesse de ses connaissances, la vigueur de son argumentation; ils n'ont pas même craint pour l'ironie, la verve et la précision du langage, de le comparer à Lessing. Pendant les sombres

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