LA PAYE — LA FITE
magistrats et chrétiens évangéliques », destinée à attirer leur bienveillance sur la triste situation des protestants français expatriés. — Voir Bullet. de VhisL duprot. fr., IX, 153. 0. Douen.
LAFITAn ou Laffiteau. (Pierre-François), évoque de Sisteron, né à Bordeaux en 1685, mort Tan 1764, fut sacré à Rome en 1719. 11 fut l'un des adversaires les plus ardents du jansénisme. On a de lui : i"* Histoire de la consUiulion Unigenitus^ 1733, 1738; 1766, réimprimée, Paris, 1820 ; 2^ Réfutation des anecdotes ou mémoires secrets sur la constitution Unigenitus, par M. de Villefore, Aix, 1737, 2 vol.; 3« 5ermons pour le carême, Lyon, 1747 ; 4** Retraite de quelques jours pour une personne du monde, Paris, 1750 ; 5° Retraite pour les curés, Paris, 1750; 6' Vie de Clément XI, Paris, 1752, 2 vol.; T Lettres spirituelles,. Paris, 1755, 2 vol.; 8° Conférences spirituelles pour les missions, 1736; 9** La vie el les mystères de la très sainte Vierge, 1759, 2 vol.; 10° CcUéchisme évangélique, 1769, 3 vol.
LA FITE (Marie-Elisabeth Boue, dame de), est née à Hambourg le 21 août 1737, du mariage d'Alexandre Boue, fils de réfugié français pour cause de religion, et de Marie-Elisabeth Gottin (dont le frère Josias devint beau-père, en 1790, de Sophie Ristaud, .1773-1807, qui demanda aux lettres le moyen d'étendre ses œuvres de charité, et employa le produit de son premier livre à sauver la vie d'un proscrit). Marie-Elisabeth Boue épousa, en 1770, le pasteur Jean-Daniel de La Fite, né en 1719 à Holzapfel, d'une famille béarnaise qui avait héréditairement exercé le ministère évangélique depuis les premiers jours de la Réforme. Il devint lui-môme chapelain de la cour du stathouder et pasteur de l'Eglise wallonne de La Haye et fut secondé par sa femme dans la rédaction de la Bibliothèque des sciences et beauxarts qu'il dirigea pendant vingt-deux ans. Veuve et sans fortune en 1781, M"" de La Fite accepta la charge de lectrice de la reine Charlotte d'Angleterre en 1782 et gouvernante des princesses Mathilde, Sophie et Elisabeth. Elle mourut au mois de novembre 1796. On lui doit d'excellentes publications pédagogiques presque toutes anonymes : 1*» Histoire de la conversion du comte de Struenzée (1773) ; 2» Mémoires de Ji"« de Sternheim (1773) ; 3° Lettres familières de Cellért (1775); 4° Lettres sur divers sujets de littérature et de morale {illo}. Après trois traductions, c'était son premier ouvrage original. Il se recommande par les plus sérieuses qualités ; 5' Entretiens, drames et contes moraux. Ces entretiens, bien supérieurs aux livres de Berquin, respirent le christianisme le plus élevé. Souvent réimprimés depuis 1781 à 1821, ils mériteraient, à bien des titres d'être répandus de nouveau ; 6"* Eugénie et ses élèves, ou Lettres et Dialogues à l'usage des jeunes gens (1787-1792) ; V Pensées sur les mœurs des grands, suivies.de V Avis d'un père à son fils qu'il envoie à V Université. Monument sur la route de la vie ; 8' Réponses à démêler ou V oracle pour servir à l'instruction et à l'amusement des jeunes ^«ns (1781-1792). — r La correspondance de M"* de La Fite avec sa sœur M"'^ de Richempnd fait apprécier l'élévation de son caractère chrétien^la sincérité et là profondeur de la foi qui inspira une vie laborieuse, une carrière de dévouement