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d'entrelles, on oomprendra qu'il y eût là un problème difficile à résoudre. Enfin, le nombreux personnel des différentes maisons puise dans le sentiment de son devoir envers Dieu et dans son amour du prochain, dans sa foi et dans sa charité, une sérénité d'esprit, une égalité d'humeur, une patience paisible, qu'on ne rencontrera jamais, dans des circonstances aussi compliquées, chez de simples employés salariés. Des établissements aussi considérables ne pouvaient manquer d'attirer l'attention des sociétés philanthropiques et du gouvernement, et M. le pasteur Bost a reçu des témoignages non équivoques de l'estime et de la reconnaissance du pays. En 1860, l'Académie française lui décernait le grand prix Monthyon, sur le rapport de M. de Rémusat. En 1866, il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur. En 1868, la société de protection des apprentis et des enfants placés dans les villes manufacturières, décerna aux asiles de Laforce une médaille d'honneur et une bannière de prix* En 1873, les Asiles ont obtenu à l'exposition de Vienne, l'une des deux médailles de mérite décernées à l'éducation de la jeunesse. Le 7 septembre 18T7, lesasiles de Laforce ont été reconnus par l'Etat comme établissement d'utilité publique. Enfin, en 1878, ils ont obtenu à rexposition de Paris une médaille d'or.
LAI ou Lay, abréviation du mot laïque, est principalemenl en usage chez les moines. On entend par frère lai un homme pieux et non lettré qui se donne à un monastère pour servir les religieux. Le frère lai porte un habit différent des celui de religieux. Il n'a point de place au chœur, ni de voix en chapitre, il n'est pas dans les ordres, ni môme souvent tonsuré ; il ne fait vœu que de stabilité et d'obéissance. 11 y a aussi des frères lais qui font les trois vœux de religion, qui sont destinés au service intérieur et extérieur du couvent, qui exercent les fonctions de jardinier, de cuisinier, de portier, etc. On les nomme aussi frères convers. L'institution des frères lais ou religieux qui ne peuvent devenir clercs n'a commencé qu'au onzième siècle, et les premiers qui prirent ces sortes de frères furent les moines de Vallombreuse. Cependant il y avait dès le cinquième siècle des moines appelés laïcs ou lais ; mais c'étaient des religieux de chœur à qui on donnait le nom de laies, parce qu'ils n'avaient dans le monastère ni ordre sacré ni office. — Voyez Bergier, Diêtion. de ihéoL, IV, 4 ss.
LAÏC. Voyez Laïque.
LAISBZ (Jacques) deuxième général des jésuites, né en 151S à Almançaro dans le diocèse deSiguenza, en Gastille, étadia la philosophie et prit son grade de maître ès-arts à l'université d'Alcala, entendit beaucoup parler pendant ce séjour des yertus de Loyola et se rendit à Paris, plus encore pour entrer en relation personnelle arec lui que pour augmenter la somme de ses connaissances théologiques. Une admiration sans bornes l'enchaîna pour la vie à l'homme qui allait bientôt transformer la catholicité et il figura au nombre des six disciples qui le 15 août 1534 dans l'église de Montmartre firent vœa d'aecomplir une croisade spirituelle en Terre sainte. Ils se rendirent