LANGALLERIE — LANGE
LAN6ALLERIE (Philippe de Gentils de Lajonchapt, marquis de), premier baron de Saintonge, lieutenant général des armées du roi, felc^maréchal au service d'Autriche, etc., né en 1661 d'une vieille noblesse des environs de Saint-Yrieix, décédé en 1717,àrâge de cinquantesix ans, captif au château de Raab, en Hongrie, fut, de Favis de tous les contemporains, depuis Saint-Simon jusqu'au prince Eugène (de Savoie), l'un des meilleurs généraux de cavalerie de son temps. Quelque brillants que soient ses états de services, ce ne saurait être à ce titre qu'il figure dans ce recueil. Au faîte de la gloire militaire, Langallerie embrassa solennellement la communion évangélique dans l'Eglise réformée française de Prancfort-sur-l'Oder, le 15 juillet 1711. Avant de prendre ce parti, il fit discuter en sa présence des pasteurs protestants et des prêtres catholiques et se décida du côté où il trouva l'autorité de la Parole de Dieu. L'histoire des motifs de la conversion de M. le marquis de Langallerie fut publiée à Amsterdam chez Jacques Desbordes (1714, 48 pages). Le 20 décembre 1854, le pasteur Puaux publia à Rochefort Une histoire des temps passées à l'usage des temps présents ou Conversion du marquis de Langallerie du catholicisme au protestantisme d'après la brochure imp. à Francfort-sur-l'Oder en 1712. Un prêtre, l'abbé Guyot de Marcilly, fit exprès le voyage de Hollande, pour détourner Langallerie de sa résolution et le ramener au giron de la papauté. Inutiles efforts! Les catholiques ont cherché des motifs intéressés à sa décision, et ont cru les trouver dans son mariage avec Marguerite de Frère, fille du baron desGratteaux, réfugié français pour cause de religion. Le septième et dernier marquis de Langallerie, Frédéric-Philippe de Gentils, né à Lausanne en décembre 1797, capitaine et chevalier de la Légion d'Honneur, se fit réintégrer le 18 novembre 1832 dans ses droits civils et. politiques de citoyen français, comme expatrié pour cause de religion. C'est à son obligeance que M. Bonhomme de Montégut dut la communication du portrait de son célèbre aïeul et des documents qui lui permirent de rédiger l'intéressante biographie insérée en 1865 dans le Bulletin de la société historique et archéologique de la Charente.
LANGE (Joachim), l'un des chefs de l'école piétiste, né à Gardelegen en 1670, mort à Halle l'an 1744, professa la théologie dans l'université de cette dernière \ille. Disciple dévoué de Franke, philologue et orientaliste distingué, il prit part aux controverses des piétistes contre le philosophé Christian Wolff, qu'il contribua à faire exiler de Halle, et publia un certain nombre d'ouvrages exégétiques marquants, parmi lesquels : 1® Comment, hist.'hermen. de vita et épistolis PaulU Halle, 1718 ;2» Mosaïsches Livht u. Recht, 1732; 3* Biblischhistor. L u. ft., 1734; 4* David-Salomonisches, 1737 ; 5» Frophetisches. 1738; 6° Evangelisches, 1735 ; 7* Apostolisches, 1729 ; S^'Apocalyptisches, 1730; 9» Biblia parenthetica, Lips., 1743, 2 vol. in f»; 40» Exegesis epist. Pétri, Halle, 1712; 11" Exegesis epist Joannis, 1713; 12» un abrégé de V Histoire de l'Eglise évangélique de 4689 à 4719, Halle, 1719; 13'' un traité dogmatique publié sous le titre de Œconomiasalulis evangelicx, Halle, 1730, surtout dirigé contre les prédestinatieus ; 14'' une