LAPIDATION — LAPLACE
7, 4 ss. ; 8, 1) étendaient la lapidation, non pas à Tadultère» en général, qui est puni par la strangulation {Sanhedr.^ II, 1.6), ce qui seconcilie difficilement avec Jean VIII, 5 ss.. mais à ceux qui avaient maudit leurs parents, couché avec leur mère, leur belle-mère ou leur belle-fille, pratiqué la sodomie ; ils s'appuyaient sur Lévit. XX, où tous ces crimes sont énumérés et punis de mort mais sans préciser le mode. La loi mosaïque ordonne même la lapidation d'un taureau qui a tué un homme (Ex. XXI, 28 ss.). — Le mode de la lapidation n'est décrit nulle part dans la Bible. Nous savons seulement que le lieu de l'exécution était situé en dehors des murs des villes (Lév. XXIV, 14.25 ; Nombr. XV, 36; 1 Rois XXI, 10.i3; Actes VII, 56; cf. Sanhedr., 6, 1 ss.), et que les témoins du crime jetaient les premières pierres contre le condamné (Deut. XVII, 7; Actes VII, 57; Jean VIII, 7), en se dépouillant d'une partie de leurs vêtements pour avoir les mains plus libres. LeTalmud donne une description détaillée de ces sortes d'exécutions {MischnaSanhedr,, 4, 3.4). — Souvent aussi la populace lapidait, sans forme de procès, ceux qui avaient encouru sa colère (Ex. VIII, 26; XVII, 4; Deut. XXX, 6; Matth. XXI, 35 ; Luc XX, 6; Jean X, 31 ss.; XI, 8; Actes V, 26; XIV, 19; cf. Josèphe, Aniiq., 14, 2.1 ; De hello jud., 2, 1.3). — Voyez Ring, De lapidatione ffebrxorum, Frcf., 1716; D. Galmet, Dissert, sur les supplices donc if eut parlé dans l'Ecriture, I, 224 ss., ainsi que les Dictionnaires bibliques.
LÂFLAGE (Pierre de) naquit, vers 1520, à Angoulême. Destiné au barreau, il étudia le droit à Poitiers et Compléta ses études à Paris. Appelé, jeune encore, aux fonctions d'avocat du roi en la cour des aides, il ne tarda pas, à raison de son profond savoir et de sa haute probité, à devenir premier président de cette même cour, sur les travaux de laquelle il exerça constamment l'influence la plus salutaire. En 1560, il professa ouvertement la religion réformée. Enlevé à ses fonctions et expulsé de Paris lorsque éclata la première guerre de religion, il se réfugia dans un domaine qu'il possédait en Picardie, et y partagea son temps entre les soins à donner à sa famille, l'étude de l'Ecriture sainte et la composition d'écrits religieux, politiques ou littéraires. Réintégré dans ses fonctions en 1563, il reçut du prince de Condé un témoignage de haute confiance, en étant appelé par lui à la surintendance de sa maison. A dater de cette époque, il s'adonna, tant étaient grandes ses habitudes de travail et l'activité de son esprit, à la rédaction de ses Comrnentaires de Vestai de la religion et république, sous les rois Henri et François seconds et Charles neufviesrne, qui furent publiées en 1565 (1 vol. in-12); œuvre impartiale et lucide, à laquelle son nom demeure honorablement attaché, et dont la première partie seule est parvenue jusqu'à nous. Dépouillé, lors de la seconde guerre civile, de sa charge de premier président, qui fut livrée aux mains d'Etienne, de Neuilly, son lâche dénonciateur, piwre de Laplace dut, de nouveau, quitter la capitale. On pilla sa maison, on saisit ses re~ venus et sa riche bibliothèque, et l'on voulut attenter à ses jours, en le poursuivant jusque dans la retraite que ses neveux lui avaient