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Zabulon) ; de Rachel il en avait eu deux (Joseph et Benjamin), de sa concubine Billia deux (Dan et Nephtali) et de sa concubine Silpa également deux (Gad et Asser). De plus, Lia Tavait rendu père d'une fille appelée Dina (Gen. XXX, 21). — C'est en vainque Ton a cherché à défendre le caractère moral du patriarche Jacob par des raisons théocratiques ; tout au plus pourrait-on essayer de soutenir avec Herder {Geist der hebr. Poésie, I, 204) et avec ^lemeycv {Charakter., II, 260 ss.) qu'il s'est corrigé dans la suite de ses défauts, qui étaient la défiance, la ruse, l'intérêt personnel. Il sera question dès visions de Jacob et de sa lutte avec un inconnu (Jéhova) sur le chemin de Mésopotamie en Palestine (Gen. XXXII, 24 ss.), qui lui valut le surnom dlsraël (Gen. XXXV, 9 ss.), le combattant avec Dieu, à l'article Théophanie,
JACOB (Louis), de l'ordre des carmes, né à Chalon-sur-Saône en 4608, mort l'an 1670, fut conseiller et aumônier du roi. En prenant rhabit religieux, il changea son nom de famille Jacob en celui de Louis de Saint-Charles. On lui doit un grand nombre d'écrits, mais son érudition manque de profondeur et de sens critique. Nous citerons parmi eux : 1° Blbliotheca pontifîcia, duobus libris distincla^ Lyon, 1643, in-4®; ^ Ebgiiim venerabilis sororis Joannx de Cambriy Tornacensis monialis S. Avguslini, Paris, 1644; 3" Bibliotheca parisina, etc., 1643; 4° Bibliografhia gallica universalis, etc., 1646; 5* De Claris scriptoribus Cabilonensibus libri très, 1652 ; 6** Calalogus abbatum et abbatîssarum Benediclionis Dei, oi*di7iis Cis(erciensis, diœcesis Lugdunensis ; V Calalogus abbatum CaroULoci, ordinis Cislerciensis, in diœcesi Silvaneciensi : ces deux derniers ouvrages ont été insérés dans le Gallia christiana, IV. — Voyez le P. Cosme de Saint-Etienne, Mémoire sur le P. Louis de Saint-Charles; Nicéron, Mémoires, XL, p. 87 ss., etc.
JACOBI (Henri-Frédéric) naquit à Dusseldorf en 1743. Pendant son apprentissage de commerce à Genève, il se prit d'une vive adçniration pour les écrits de J.J. Rousseau. Aussi, tout en dirigeant une maison de commerce considérable et en exerçant les fonctions de conseiller des finances pour les duchés de Berg et de Juliers, il suivit avec intérêt le mouvement philosophique et littéraire de l'Allemagne, et sa maison de campagne de Pempelfort était devenue un lieu de réunion pour les esprits les plus distingués. Deux romans, Wohiemar, 1779, et la Correspondance d'Àllwill, 1781 ; des Lettres àMendelssohn sur la philosophie de Spinoza, 1785; un dialogue, D. Hume ou V Idéalisme et le ,Jiinltsme, 1787, et quelques écrits polémiques contre la philosophie de Kant et de Fichte le firent nommer membre de l'Académie des sciences de Munich, 1804, et président de cette compagnie, 1807; il mourut en 1819. En 1811 il avait publié son écrit principal, le livre Sur les choses divines {Von den gôltL Dingen), où il combattait la doctrine de Schelling, et en 1812 il donna une édition complète de ses œuvres, en six volumes, dont le deuxième renferme un exposé général de ses idées, fort prCcieux, nécessaire même; car Jacobi était plutôt un ami de la philosophie qu'un philosophe de profession, et il avait plutôt indiqué sa pensée sur divers sujets que traité d'une ma-