‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 20 sur 170 · JACQUES DE VORAGINE — JACQUES DE MIES · texte numérisé non relu

JACQUES DE VORAGINE — JACQUES DE MIES

aucune espèce de traduction. Jacopo mourut en 1298 et il est difficile de penser qu'il ait pu dans les trois dernières années de sa vie traduire toute la Bible dans une langue inculte. La traduction a d'ailleurs la date de 1270. Jacopo de Yoragine est célèbre comme auteur de YAurea Legenda Sanclorum où les écrivains catholiques eux-mêmes remarquent une absence totale de sens historique et critique et où nous ne saurions voir qu'un grand désordre de faits et toutes les idées superstitieuses du moyen âge. — Sources: Waddingus, Annales ord, min.,, t. V, 176; BuUarium Magnum^ i8i6 ; Serniones dominicales de temp.,etc.,, eximii doctoris fratris Jacobi de Voragine ord. pred. quondam archiep. Janenmis, Papie, 1499-1550; Lombardica Hist. quœ a plerisque aurea Legenda sanctorum appellalur, Argentinse A. D., 1485.

P. Long.

JACQUES DE SARUG est Tun des représentants distingués de Tâge d'or de la littérature syriaque, dont l'un des plus illustres chefs fut Ephrem, l'étoile de l'école d'Edesse qui, se rattachant à celle d'Antioche, s'appliquait surtout à l'étude des saintes Ecritures. Il naquit à Kurkam sur l'Euphrate en 452, fut ordonné prêtre en 503 et ne devint qu'en 519 évoque de Batnam dans le territoire de Sarug, où il mourut en 521 le 29 novembre. Les Orientaux l'ont surnommé la flûte du saint Esprit, le docteur par excellence. Les Jacobites monophysites le regardent comme un de leurs saints, et c'est ce qui a fait croire que Jacques de Sarug avait professé ces doctrines répandues de si bonne heure dans toute la Syrie. Mais l'ensemble de ses écrits montre clairement que sa doctrine est orthodoxe, bien que l'expression tout orientale de ses pensées s'écarte parfois du moule officiel. Il admet les deux natures unies en une seule personne; pour lui l'Esprit saint procède du Père et reçoit du Fils. On a de lui sept cent soixante-trois homélies ou discours en vers modelés sur la forme jacobite, des explications de l'Ecriture sainte, des hymnes, des chants et des lettres contre les nestoriens et les juifs. Les hymnes et explications de l'Ecriture sont encore en usage dans les églises syriennes : on les lit après l'Evangile. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en arabe. Son éloge poétique de Siméon le Stylite, dans lequel il raconte avec emphase sa guérison fnerveilleuse, a été traduit en allemand par Zingerlé : Lebcn des heUigen Simeon SiylUes, Innsbruck, 1855. — Sources : Rœdiger dans Herzog's Real. Enc, VI, 397; Assemeni, Bibliotheca Orienialis^ Rome, 1719, 28, ï, 290; Renaudot, LUurglarum Orienlalium CollecUOy II, 356. A. Palmier.

JACQUES DE MIES. Le rite grec de la sainte cène, autorisé pendant plusieurs siècles par le saint-siège, qui voyait avec efl'roi les progrès du rite oriental dans les provinces slaves, avait jeté de profondes racines en Bohême ainsi que l'usage de la langue vulgaire dans le culte. On peut même observer que, tandis que la noblesse et la bourgeoisie se soumettaient définitivement à la communion latine sous une seule espèce, les paysans et le peuple restaient attachés en secret aux vieilles pratiques nationales. Au moment où les idées nouvelles émises par Jean Huss plongeaient le pays dans une agitation fébrile et pro-

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