JAHN — JALAGUIER
3* Archxologia biblica in eompendium redacta, 1804; 2* éd.. 1814; 6" Enchiridion hermeneiUicsn generalis tabularum Veteri's et Novi Testamentij 1812; 7° Appendix Hemxenexilicx seu exercitationes exegeticx {Vaticinia de Messia), fasc. I, 1813; fasc. II, 1815.
JAIR(Iâir; 'laip, 'laeipoç). — l^Pils, c'est-à-dire descendant de Mauassé (Norabr. XXXII, 41 ; cf. 1 Chron. II, 21 ss.), qui donna son nom à un district du pays de Galàad, avec une soixantaine (ou 23) de villages habités par des bergers (Jos. XIII, 30; cf. Deut. III, 4; 1 Rois IV, 13). D*après Juges X, 3 ss., ce fut le schophet Jaïr qui donna ce nom à 30 villages à Test du Jourdain. Tous les essais de concilier ces deux légendes ont échoué (Kanne, DibL Untersucli. u. Ausleg., II, 112 ss.; Rosenmiiller, AUerlhûmer, II, 282 ss.; Jahn, Einleilung, II, 63ss.; Vater, Comment, ûb. den Pentat.y III, 635 ss.). — 2" Jaïr, de Galaad, succéda à Thola dans la magistrature suprême d'Israël, et eut pour successeur Jephté. Il gouverna pendant vingt-deux ans (Juges X, 3 ss.). — 3* Jaïr, père de Mardochée (Esther II, 5). — 4" Jaïr ou Jairus, chef de la synagogue deCapernailm, dont Jésus-Christ ressuscita la flUe (Marc V, 22; Luc VIII, 41 ; cf. Matth. IX, 18).
JALAfiniEEl (Prosper-Frédéric), professeur de théologie à la faculté de Montauban, né à Quinac (Gard), le 21 août 1795, mort à Montauban le 22 mars 1864. Après avoir fait à la faculté de Montauban de solides études, il obtint en juillet 1817 son diplôme de bachelier en théologie et fut appelé peu de temps après comme pasteur suffragant de Téglise de Menoblet (Gard). Nommé ensuite pasteur à Sancerre en 1821, il consacra à cette Eglise douze ans d'une acti\ité pastorale qui a laissé des traces bénies. Tout en préparant soigneusement ses sermons et visitant ses paroissiens, qui étaient pour la plupart de modestes vignerons, P. Jalaguier continuait ses études théologiques ; aussi fut-il désigné par la voix de plusieurs de ses collègues et de ses anciens professeurs à l'attention dii ministre de l'instruction publique qui l'appela, le 31 décembre 1833, à remplir provisoirement la chaire de morale vacante à la faculté de Montauban. Chargé deux ans après de la suppléance de la chaire de dogmatique, il fut bientôt nommé définitivement à cette chaire qu'il occupa pendant vingt-huit ans, de 1836 à 1864. C'est pendant cette époque que Jalaguier exerça par son enseignement et par son caractère une influence profonde sur plusieurs générations d'étudiants devenus, dans la suite, des conducteurs de nos Eglises. — Le point de vue théologique auquel il se plaça dès l'entrée fut nettement biblique et supranaturaliste. Le christianisme était pour lui une révélation surnaturelle et historique, donnée à l'humanité déchue par la grâcg d'un Dieu saint et miséricordieux; Jésus-Christ, centre vivant de cette révélation, lui apparaissait, comme le Fils unique et éternel" du Toiit-Puissant, Dieu manifesté en chair ; à ses yeux, la Bible , divinement inspirée , était la seule règle de la foi et de la vie, pour le théologien comme pour le fidèle. Ajoutons seulement que l'orthodoxie du professeur n'avait pas sur ce point et sur quelques autres la rigueur excessive qu'elle avait revêtue chez