JAUCOURT — JAVAN
et fut mis hors la loi par Tempereur. La seconde restauration lui valut le ministère de la marine, la lieutenance-générale du royaume et la grand-croix de la Légion tl'honneur. Il avait passé à Topposition avant la révolution de juillet, et se retira de la vie politique, sous le règne de la branche cadette, pour se consacrer tout entier au développement et à la prospérité des deux œuvres importantes qu'il avait contribué à fonder : la SocUté kiblique protestante de Paris et la Société pour V encouragement de VinstriAction primaire. Sa mort, arrivée en 1852, fut un deuil pour toute la France protestante. Les Eglises des environs de Meaux, qui lui doivent leurs temples et leurs écoles, conservent précieusement la mémoire de cet homme de bien, en qui la fortune et les plus hautes dignités n'avaient altéré ni les sentiments religieux, ni la bienveillance active et dévouée à Tégard de ses coreligionnaires. — Son grand-oncle, le chevalier de Jaucourt, qui embrassa toutes les sciences, avait été Tami de Tronchin et de Necker, et le seul encyclopédiste dont la piété fût connue et respectée de tous. — Voir ta France prot,, le Bullet. de Vhist. du prot., I, 399, et VEncyelopidie des gens -du monde. 0. Douen.
JAUFFRET (Gaspard-Jean-André-Joseph), archevêque d'Aix, né à la Roque-Brussane, en Provence, Tan 1759, mort à Paris en 1823. En 1791, il fonda les Annales de la religion et du sentiment, journal dans lequel il se prononça contre la constitution civile du clergé ; et, après la Révolution, il était un des principaux rédacteurs des Annales reli-gieuses. En l'absence du cardinal Fesch, il administra le diocèse de Lyon; et c'est sous son administration que les séminaires de Lyon furent établis, et qu'on y réorganisa les frères des écoles chrétiennes et les sœurs de Saint-Charles. Appelé à Paris comme secrétaire de la grande aumônerie, il fit autoriser les missions étrangères, les sœurs hospitalières et institutrices et d'autres établissements catholiques. Il déploya le même zèle en qualité d'évêque de Metz (1806) et d'archevêque d'Aix (1811). Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : l"" Méditations sur les souffrances de la croix de Notre-Seigneur Jésus- Christ^ 1800; 2" Entretiens sur le sacrement de la confirmation, 1809; »> Du culu public, 1795,2 vol.; 3- éd., 1815. — Son frère, Joseph (1789- 1836), secrétaire général au ministère des cultes et maître des requêtes au conseil d'Etat, a laissé des écrits empreints d'un grand esprit de modération sur les rapports entre l'Eglise et l'Etat. Nous signalerons, entres autres : 1^ Examen des articles organiques publiés à la suite du concordat de 1801, Paris, 1817; 2® Examen du projet de loi relatif au nouveau concordat, 1817; 3"* Mémoires historiques sur les affaires ecclésiastiques de France pendant les premières années du XIX* siècle, 1819-1824, 3 vol., qui contiennent un grand éloge de Portalis; V Des missions en France, 1820 ; S"" Des nouvelles officialités; O*" Des recours au Conseil d^Etat dans les cas d*abus en matières ecclésiastiques, 1825 ; V Du célibat des prêtres, 1828.
JAVAN (Yâvân).—1* D'après la table chronologique de la Genèse (Gen. X, 1 et 4; cf. 1 Ghron. V, 5 et 7), Javan est l'un des sept fils de laphet et l'ancêtre des peuples Elam,Tarsis, Ghittîm et Doddanîm,