‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 36 sur 170 · JEAN VIII — JEAN X · texte numérisé non relu

JEAN VIII — JEAN X

élu par nous. » Garloman cède alors ses droits à Charles le Gros, soit frëre, qui se fit reconnaître comme roi ; le pape le couronna en 881. Divers synodes tenus à Rome et qui ne firent que condamner les en* nemis de la politique papale, les archevêques de Milan et de Naples* ne sauraient nous occuper. Marinus succéda à Jean YIII. Les Annales de FtUde^ document contemporain, racontent que « d*abord abreuvé de venin par son prochain, comme les complices de ce crime le voyaient vivre plus longtemps que n'aurait désiré leur cupidité, avide de ses richesses et de son trône, il eut ensuite la tête brisée d'un coup de marteau. » Jean YllI fut enterré à Saint-Pierre, et son inscription, recueillie au douzième >ièf;le par Pierre Mallius, nous est conservée. --* La Vie de ce pape, dans le recueil d'Anastase, trahit comme auteur le bibliothécaire de Saint-Gilles, Pierre Guillaume. Il faut lire les auteurs dans le vol. I*' de Watterich, VUx Pontif, ; les Annales dCHincmat^ dites Bertiniennes, dans l'édition de M. Deshàines, Paris, 1871 ; les lettres et ce qui a trait aux conciles de Ponthion^ de Ravenne, etc., dans Mansi, tome XYII, et Migne,.vol. GXXYI, en comparant VHùu des Conciles^ d'Hefele, IV, 2* éd., 1879. Voyez aussi Baronius et Pagi et après les histoires de Gregorovius et de Reumont, et la Poliiik der Pœpste, de Baxmann : Hergenrôther, Photius vol. II. Ratisb., 1867; l'abbé Jager, Hist. de Pliotius, 2* éd., P., 1854; von Noorden, Hlnkmar, Bonn, 1863; Diimmler, Geech. d. ostfrànk. Reichs^ II, 1864 ; Wustenfeld (sur les Spolète), Forsch.z. deutsch. Gesch.^ III ; sur Formose, le livre de M. Diimmler, AuxUius u. Fuigarius^ L., 1866.

JEAN H (898-900) était de Tibur ou Tivoli. Il régna entre Théodore II et Benoît IV. Il tint en 898 à Saint-Pierre un synode sur l'élection des papes : « Que le pape soit élu de l'accord des évoques et de tout le clergé, sur la demande du sénat et du peuple, et que l'élu soit ensuite consacré solennellement par tous, en présence des ambassadeurs impériaux » (Gratien, I, LVIII, 28). Ce décret, dit M. Hefele (t. IV), n'est que la répétition d'une constitution d'Etienne V. Le même synode réhabilita la mémoire de Formose. Jean IX fût, au témoignage des meilleurs historiens, un homme de bien. — Les sources sont dans Mansi, vol. XVIII, et dans Watterich, I. Voyez, après Baronius, Pagi et les historiens de Rome, Damberger, Synchron. Gesch. der Kirche und Welt, IV, Ratisb., 1852.

JEAN X (914-929) successeur de Lando, et romain, a été longtemps, maltraité par l'histoire, mais l'histoire lui a enfin rendu justice. Baronius l'appelle Pseudopapa. Un auteur de parti pris, Luitprand ou Liudprand, qui fut évèque de Crémone en 962, et qui a intitulé son livre Aniapùdosis , c'est-à-dire Rétribution ou Vengeance (Pertz, Scr.^ III) a accumulé contre lui les accusations les plus graves : Jean X est le premier héros de \dL pomocratie ; élu, par la faveur de Théodora l'aînée, archevêque de Bologne, puis de Ravenne, puis pape, il n'a mérité que le mépris. Mais depuis un travail publié en 1854 par M. Duret dans les Geschichtsblxuer aus der Sçhweiz (I, 3,) la faveur lui est revenue, et aujourd'hui M. Gregorovius (vol. III, éd. de 1876)

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rappelle « tbt homme ûiAelUgeât eli mém» un grand homme a, et « le bienfaiteur de Rome. :^ U est ceftain qm rhisloire de son élection n:*estpasYFaie,il se peutque ses rapportsantec LavicieuâeThéodoras'ex-pliquent pa? Iiel parenté, et les chroniqueurs contemporains n-ont pae pour lui la sévérité de Luitprand. Le Panégyrique de Bêrenger loue son caractère' : offhio affiUmi darussophêoqtée ràphiuê. Jean X combattît au Garigliano contre les Sarra«ii6 qiai ravageaient Tltdie^ il remporta sur eux une éclatante TÎctoire (916) et les repoussa. Il fit tenir, la même année, à Altheîm, enpréselice de ses légats, un important synode pour le rétablissement de la discipline en Allemagne. Luttpraiid) Flodoard, les annales' de Bénévent, nous disent qu'il mourut au château Saint-Ange où Marozia le tenait enfenné, et peut-être de mort Tiolente. Btienne VU' vint après luL — Voyes Watterioh, I ; les historiens de Rome ; Hefele, IV ; G^sta Benngarii Imp.^ publiés par Dûmmier, Halle, 1871.

JSAir n (931-986) régna entoe Etienne VII et Léon VIL U était frère d*Albéric le jeune. Luitprand, dont Uautorité est pour nous douteuse, a fait de lui le fils du pape Sergius III; il est certain qu'il était fils de Marozia. Nous n'osons suivre les historiens de la pomocratie, qu'on trouvera discutés dans 6régorovius (III, 3* éd., 1876) et énumérés dans de Reumont (II, p. 1182), dans l'examen de la généalogie légitime ou naturelle des Crescentius et des descendants de Théophybcte. Au reste, ce n'est pas ici le lieu de. semblables recherches.

J8AIFXII — XVUL. li devrait être permis, dans un ouvrage qui traite d'histoire religieuse, d'ignorer les tristes^ annales de la papauté au dixième siècle. Cette histoire n'a rien de religieux, elle est la honte de TEglise et l'ennui de ceux qui n'en ont pas, par une étude personnelle, débrouillé tous les fils. Avant la mort d'Agapet II (955), et se sentant mourir, Albéric, prince et sénateur de Rome, profita de l'ab* sence d'Othen V* pour faire élire par avance par le peuple et le clergé son fils Octavien, âgé alors de seize ans. On dit que Jean XII fut le premier pape qui ait changé de nom ; nous avons déj^ vu, en 532^ Jean II quitter son nom et Jean XII, dans les affaires mondainesi, garda le nom d'Octavien. Beno!t|de Soracte, dont an reste nous n'épouserons point les haines, peint trop fidèlement les mœurs de l'élu en disant dans son latin : diUgebal coUêctio fmminarum. Le pape couronna Othon I^ en 962^ et l'empereur prêta au pape un serment/ dont trois formules existent, et qui a été contesté ; mais les bons auteurs en jugent l'authenticité probable. De son côté, le pape jjura, ainsi que les Romains, de ne rien entreprendre contre Othon. Par un célèbre privilège ou paetum eonfirmcaionis, daté du 13 février 962, Othon confirma les donations de Pépin et de Charlemagne, en exilant que tont pape soit élu canoniquement, et ne soit confirmé qu'après avoir donné satisbction à l'en^^ereur ou à ses ambassadeurs. Lfaiy» thenlicité de cette confirmation a été mise en doute depuis Muratori«. M. Waitz {Jahrb. d. é. Reiehs, I, 3), Pectz (Legn, II, append.) et Giesebrecht {Kais9rjseU^ I) la jugent interpolée ou trompeuse. Hefisle» qui cnnt à rinterpolatiouv estime que la qtçestioa n'est pas digae^de tout

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