JEAN XXII — JEAN DAMASGÈNE
lastique. On lira dans Raynaldi les termes de la rétracation papale, telle qu'elle nous a été conservée. Ils n'établissent pas la certitude. Le successeur de Jean XXII prend soin de nous informer que le pape Alt empêché par la mort de sceller la bulle qu*il avait préparée. Jean XXII est enterré dans la cathédrale d'Avignon. Un autre gascon, Jacques Nouveau, ou Jacques Foumier (il était fils d'un fournier de Saverdun), lui succéda ; ce fut Benoit XII. — Parmi les historiens, de Reumont a traité le règne de Jean XXII avec un soin particulier et avec amour ; le jugement de Gregorovius, au contraire, est sévère pour l'empereur comme pour le pape. Voyez aussi Christophe, La Papauté au quatorzième siècle^ 4853 ; -Ficker, Urkunden zur Gtsch. d. Rœmerzuges K. L. d. B,, Innsbr., 1865 ; Schreiber, Die polit, u. relig. Doctrinen unterL d, B.^ Landsh., 1858 ; V Histoire Litt. de la Fr., XXIV (Leclerc); P. Meyer, Marsile de F., Strasb., 1870. Les traités de Marsile (le ms. en est au Vatican) : Defensor pacis^ et d'Occam : Super potestate mmmi Pontificis^ sont dans Goldast, Monarchia S. A. /., 2 vol. in- f>, Hanau,1612ss. ; autres écrits dans Goldast, PoHtica Imperialia, Prancf., 4614 in-f», etSchardius, Sylloge hist. Polit, eccL, Arg., 1618. in-f". Les principales chroniques sont celle de Jean Villani et le continuateur de Nangis. Voyez surtout les Vies de Jean XXII, etc., dans Baluze ; Vita Lud. IV, dans les Fontes de Boehmei'; Herwart, Lud. IV defensusy Munich, 1618, 3 vol. in-4*» ; Gieseler et surtout Raynaldi ; Les actes du pape, dans Potthast. S. Berger.
JEAN GUMAQUE (Saint), surnommé Sinaïte et Scolastique, vivait au sixième siècle. Il entra, dès l'âge de seize ans, dans le monastère du mont Sinaï et en devint ensuite l'abbé. Un de ses ouvrages, intitulé Climax ou Echelle, ût ensuite donner à Jean le surnom de Glimaque, sous lequel il est connu. Il est mort, dit-on, à l'âge d'environ cent ans, en 606. On a de Glimaque : l"" Scala Paradisi, qui est divisé en XXX chapitres et traite des moyens d'atteindre le plus haut degré possible de perfection religieuse. Il a été traduit en latin, Venise, 1531 ; ibid., 1569; Golpgne, 1583; ibid., 1593, avec un commentaire de Denys, moine chartreux; ibid., i60J, in-8o. Le texte grec, avec la traduction latine et des commentaires, fut publié avec l'ouvrage de Glimaque cité plus bas par Matthieu Rader (Paris, 1633, in-f"); 2» Uber ad pastorem, qui contient une comparaison entre le directeur d'un couvent et un berger, capitaine, médecin et professeur, édité par Ed. Rader, Paris, 1633, in-f, dansMigne, ser. gr.,v. LXXXVIII. Danielis Mo- * nachi vita Johannis Climaci.
JEAN DAHASGÈNS (Saint), le plus célèbre théologien de l'Eglise grecque au huitième siècle. Il était natif de Damas et appartenait à une famille d'un rang élevé. U était surnommé Chrysorrhoas, à cause de son talent oratoire. Ses ennemis lui attribuèrent le sobriquet de Mansour.U embrassa la vie ecclésiastique et entra dans le monastère de Saint-Sabas à Jérusalem, où il passa le reste de ses jours, occupé de travaux littéraires et d'études théologiques. U mourut vQrs 780, sui- *vant les témoignages les moins suspects. Telle est la vie de Damascène, dégagée de faits très peu constatés, que raconte son biographe