‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 43 sur 170 · JEAISr DE PARIS — JEAN DE SALISBURY · texte numérisé non relu

JEAISr DE PARIS — JEAN DE SALISBURY

Pierre Allix, il enseigne que le eorps de Christ et le pain se réunissent en un seul sujet par la communion des natures, et il s'appuie sur Tanalogie de la communion des deux natures en Christ. Il ne veut pas, comme Bérenger, que le corps soit simplement couvert par le pain; mais enseigne le panera factura impanaiuray c*estrà-dire Tunion de la corporeilas panis ou paneitas à la eorporeitas Christi, Innocent III avait exposé la transsubstantiation dans toute sa crudité ; Jean de Paris montra qu'elle ne saurait se justifier par TEcriture sainte et chercha un terme moyen qui ne pouvait plaire à personne. Menacé d*une condamnation, Jean de Paris en appela à Rome et mourut avant la fin du procès. — Sources : Rettberg, Occùra und Luther^ dans les Studierï undKriiiken, 1839, 1; Neander, Kir'chengeschichte^ 4* édit.» IX, 13; Goldast, Monarehia sacri imperii, Prancf., 1668, II.

JEAN DE SALERNE, dominicain, né à Salerne en 1191, mort en 1242, appartenait à Tillustre famille des Quarna, issue des anciens Normands qui s'étaient établis dans la Pouille au onzième siècle. Il s'attacha à Bologne à saint Dominique et devint supérieur de la maison des frères prêcheurs à Florence, où ses prédications étaient fort goûtées. Le pape Grégoire IX le chargea de combattre les patarins qui cherchaient à introduire leurs doctrines manichéennes dans la république florentine. Le pape' Pie IV le canonisa le 2 avril 1783.

JEAN LE JEUNEUR, ainsi appelé à cause de sa vie excessivement austère, fut élu patriarche de Constantinople en 585. Jean le Jeûneur est le premier qui se donna le titre de patriarche œcuménique dans un synode en 587. Les papes Pelage II (578-590) et Grégoire le Grand (590-604) protestèrent en vain contre ce titre. Jean mourut en 595 et fut placé entre les saints. On a de lui : 1^ Ordre de ceux qui se confessent ; 2° Instruction des coafesseurs^ ces deux traités se trouvent dans Morinus, De disciplina in adrainistratiône sacramenti pœnitentùe^ Paris, 1651. Oh conteste leur authenticité ; 3** Discours sur la pénitencey Vabstinence et lavirginité; 4"^ Sur les pseudoprophètes et pseudodidascales^ et sur les athées; 5** Sur le baptême ; 6<> Lettres qui sont perdues.

JEAN PSILOPONUS, grammairien et philosophe grec, vivait à Alexandrie au sixième siècle. Son unique mérite consiste dans la dialectique; en théologie, il n'était pas bien estimé, car il enseignait le trithéisme et répandait des erreurs sur la résurrection : c'est pourquoi le sixième concile généraljranathématisa. Néanmoins, il défendit le dogme chrétien de la création dans ses ouvrages De Vétémité du monde contre Proclus^ Venise, 1535, in-f»., et Sept livres sur lacosmo^ gonie de ifoïse, Vienne, 1630, édit. Conderius, et après dans Galland, jBî6/., XII, p. 473. On a aussi de lui une Disputatio de Paschate, — Voyez J.-G. Scharfenberg , De Johanne Philoponoy Lips., 1768; Trechsel, dans les Siud.u,Krit.t 1835, p. 95 ; les articles de Noack, dans Ersch u.Gruber et de Gass dans Herssog.

JEAN DE SALISBURT. Jean, surnommé le Petit, ou plus souvent du lieu de sa naissance, Jean de Salisbury, naquit en 1110 dans cette ville, de parents pauvres. En 1136, déjà entré dans les ordres, il se rendit en France pour continuer ses études, devint un auditeur

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