JEAN DE JERUSALEM — JEAN-BON-SAINT-ANDRÉ
JSAN DE JÉRUSALEM (Ordre de Saint-). Voyez Hospitaliers.
JSAN-BON^SAINT-ANDBJÈ, ministre protestant qui Ût partie de la Convention et fut ensuite préfet à Mayence. Son véritable nom était Jeanbon (André) ; celui de Saint-An&ré, sous lequel il est généralement connu, est une sorte de nom de guerre, qu'il prit quand il était pasteur, conformément à un usage des pasteurs du Désert, qui pensaient dérouter par là les poursuites de leurs persécuteurs. Il naquit à Montauban, le 25 février 1749, d'Antoine Jeanbon, petit négociant du quartier de Yillenouvelle. Après quelque temps passé dans la marine marchande, il alla étudier la théologie à Lausanne, et fut ensuite pasteur à Castres (1774-1788), et à Montauban (1788-1792). Elu à la Convention nationale par le département du Lot, il alla s'asseoir à <^ôté d'Alba La Source et Rabaut Saint-Etienne, qui appartenaient au parti girondin ; mais il trouva bientôt les opinions de ce parti au-dessous des circonstances politiques, et passa à la Montagne. Au renouyellement du Comité de salut public (10 juillet 1793), son nom se trouva le premier sur la liste. 11 fut chargé des affaires de la marine. Dans ces fonctions, il rendit des services, et après le 9 thermidor, on le laissa poursuivre cette œuvre. Mais lorsque, en 1795, la réaction qui suivit l'insurrection de prairial, décréta l'arrestation de tous les membres des anciens comités, il fut compris dans cette mesure. On le traita cependant avec une mansuétude extraordinaire; il fut autorisé à rester dans son logement sous la garde d'un seul soldat, preuve manifeste qu'il n'y avait rien de sérieux à lui reprocher. Il fut rendu à la liberté par l'amnistie du 26 octobre suivant. Le Directoire, à peine installé, l'envoya à Alger en qualité de consul, puis à Smyrne en 1798. Il arrivait à peine dans cette ville, que la Turquie, rompant avec la France, le ût saisir comme otage et enfermer dans le château des Sept-Tours, d'où il fut transféré à Trébizonde, sur la mer Noire. Il ne fut relâché que le 15 septembre 1801, après une captivité de trois ans. A son retour en France, le premier consul le nomma commissaire des quatre départements de la rive gauche du Rhin.. Ces fonctions cessèrent le 23 septembre 1802, et il resta seulement, à partir de ce moment, préfet du Mont-Tonnerre. Le 10 décembre 1813, il mourut du typhus à Mayence ; il en avait été atteint en donnant des soins aux nombreux soldats qui,* à la suite de la retraite de Russie, étaient entassés dans les hôpitaux de cette ville. — On a de Jean-Bon-Saint- André quelques sermons, un grand nombre de discours et de rapports à la Convention nationale, plusieurs écrits relatifs aux affaires publiques et en particulier à la marine, et un Discours prononcé le 16 germinal an XII, à la première séance pitblique de la Société des sciences et arts du département du Mont^Tontierre à Mayence^ Mayence, Théod. Zabem, in-S"*, de 44 p. Ce discours fort remarquable et devenu fort rare a été inséré dans La vie et les écrits de Jean-Bon-Saint-Andri, Paris, 18,48, in-12, avec deux autres de ses écrits qui étaient restés inédits : Récit de ma captivité sur les bords de la mer Noire^ et Considirations sur l'organisation civile des prolestants. Cette dernière pièce, écrite pendant qu'il était pasteur et antérieurement à la promulga-