‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 78 sur 170 · JOSEPH — JOSEPH DE CALASANZIO · texte numérisé non relu

JOSEPH — JOSEPH DE CALASANZIO

alten jEgypter, Berlin, 1858; Hitzig, Geschichle des Volkes Israël, Leipzig, 1869. . Eug. Scherdlix.

JOSEPH, époux de Marie, mère de Jésus (Matth. I, 18). H était fils de Jacob, petit-fils de Mathan, et appartenait à la tribu de Juda.On ignore le lieu de sa naissance, mais on sait qu'il demeurait à Nazareth et qu'il exerçait le métier de charpentier {t£xto3v). On pense communément que Joseph était mort avant que Jésus commençât à prêcher; car l'Ecriture n'en parle plus après que lui et Marie eurent trouvé l'enfant Jésus dans le temple. La tradition juive en fait un rude soldat qui aurait rendu enceinte Marie pendant qu'elle était sa fiai\cée {Hieros. schabb,, ch. xiv; Origène, Contra Cets., I, 32). D'après la légende chrétienne, Joseph n'aurait épousé Marie qu'à un âge très avancé (quatre-vingts ans, Augustin, Conse/w. evatig,, 2, 1) et comme père de quatre fils et de deux filles (Origène, Opp,, III, 462 ; Epiphanè, Ilœres., 51, 10; Nicéphore, //. £., 1, 7; 2, 3), afin d'écarter toute idée de paternité vis-à-vis de l'enfant Jésus. La première femme de Joseph se serait appelée Saiomé et aurait été apparentée à la famille de Jean- Baptiste. On célèbre sa fête le 19 mars, mais son culte ne se répandit qu'assez tard en Occident ; on croit qu'il date de l'époque des croisades. — Voyez AA. SS,. III, p. 4 ss. ; Hisior. Josephi fabri Ugnar., arab. éd. G. Wallin, 1722 (en latin dans Fabricius, Pseudepigr., I, 309 ss.); A. M. Affaitati, Histoire de Joseph', en italien, Milan, 1716; Thilo,' Codex apocr., I, 374 ss.; J. F. Meyer, NumJos, tempore nativ, Cfir, fuerit senex decrepiluSy Leipz., 1672, et, en général, les auteurs des Vies de Jésus.

JOSEPH D'ABJMATHIE (c'est-à-dire de Ramatha,et non de Rama comme le veulent quelques interprètes), disciple secret de Jésus, qui réclama son cadavre de Pilate, le fit embaumer selon la coutume juive (Jean XIX, 40 ; cf. Marc XVI, 1 ; Luc XXIV, 1) et ensevelir dans un sépulcre neuf qu'il possédait dans son jardin sur la colline du Calvaire (Matth. XXVII, 60; Marc XV, 43; Luc XXIII, 50; Jean XIX, 41; cf. Origène, Contra Cels., 6, 29). Marc et Luc désignent Joseph sous le nom de pouXeuTi^ç, c'est-à-dire membre du sanhédrin à Jérusalem, plutôt que membre du conseil municipal de Ramatha (Erasme, Gasaubon, Michaôlis) ou de celui de Jérusalem (Grotius), ou du collège sacerdotal (Lightfoot). Luc (XXIII, 51) nous dit qu'il ne consentit pas aux desseins de ceux qui condamnèrent Jésus à mort, ce qui indique sa présence lors du vote du sanhédrin. La tradition le range parmi les 70 disciples de Jésus et le fait voyager en Angleterre pour y prêcher l'Evangile et y apporter le vase (voyez Ordal) dont Jésus se servit lors de la célébration delà cène. — Voyez Assemani, Bibl, orient., III, 1, 319 ss ; Ittig, Diss. de patr. apost., § 13, p. 21 ; Thiess, Krit. Gommentar, II, 134 ss.; Brœmel, Diss. de Josepho Ariniath., Viteb.,1683.

JOSEPH DE CALASANZIO, de Pétralta (Aragon) [1556-1648]. Issu d'une famille noble, après ses études de droit, il se sentit une vocation irrésistible pour le soulagement des misérabloc et il commença à se dévouer pour eux dans son pays natal. Venu à Rome en 1592, il

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