‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 8 sur 170 · ISAGOGIQUE — ISIDORE DE PELUSE · texte numérisé non relu

ISAGOGIQUE — ISIDORE DE PELUSE

admis. C'est à ce prix que notre science conserve une physionomie particulière, a des limites arrêtées, une tâche définie et reste une science théologique. Nous pouvons donc conclure et donner une définition juste et complète de Tisagogique. C'est une science qui emprunte sa méthode et sa forme à l'histoire littéraire générale, mais reçoit son objet de l'Eglise. Elle a pour but l'étude historique et critique du canon du Nouveau Testament et des livres qui le composent. A. Sabatier.

ISAIE.. Voyez Esaïe,

ISBOSETH [Isch Bosèth; 'h^cOe], fils de Satil qui, après la mort de son père, fut proclamé roi d'Israël par Abner, son général, et reconnu par toutes les tribus, à l'exception de celle de Juda. Une tentative de soumettre cette dernière ayant échoué (2 Sam. II) et Abner ayant abandonné Isboseth qui lui avait reproché ses relations avec une concubine de son père (2 Sam. III, 7), pour passera son rival David (2 Sam. III, 15 ss.), le fils de Saiil se vit, après deux années seulement de règne (2 Sam. IV, 5ss.), lâchement assassiné pendant son sommeil à Machanaïm, sa résidence (2 Sam. II, 8), par deux de ses officiers qui s'attendaient sans doute à une grande récompense de la part deDavid (2 Sam. IV,8; cf. Josèphe, Antiq,, 7, 2. 1). Le Isboseth désigné 1 Chron. VIII, 33 et IX, 39, comme fils cadet de Saiil, est sans doute le même que celui dont l'histoire est racontée dans le deuxième livre de Samuel.

ISELERT (Jacques-Christophe) [1681-1737], helléniste bâlois célèbre. Il professa à Marbourg l'histoire et l'éloquence, puis il retourna à Bàle, où il eut la chaire d'histoire et d'antiquités, et plus tard celle d'exégèse du Nouveau Testament. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : 1° Insentenîiam J.-B. Bossitelde Babylone bestiisqueetmerefrice Apocalypseos, Bàle, 1701, in-4<>; ^ De canone Novi Testamenli, inséré dans les Miscellanea Groningana, t. III; 3"* Vindicatio Erasmi ab accusa^ tione aiictoris Prolegomenorum in Novum Testamentum^ dans Gerdes, Miscellanea Duisburgensia , t. I; 4® de curieuses Dissertations sur le prof et de Vempereur Tibère de meure Jésus-Christ au nombre des dieux de Rome y insérées dans la Biblioth, German,, t. XXXII et XXXIII.

ISIDORE DE PÉLUSE, écrivain ecclésiastique, né, croit-on, à Alexandrie vers 370, mort en 450. Il abandonna le monde, où sa famille tenait un rang considérable, pour embrasser la vie monastique et se retirer dans un couvent dePéluse. Isidore était lié avec les personnages les plus éminents de l'époque, saint Cyrille, Chrysostome, dont il fut le constant défenseur contre les attaques de ses ennemis, les patriarches Théophile et Cyrille d'Alexandrie. Il avait écrit contre les gentils un grand ouvrage qui est perdu ; mais on a de lui un grand nombre (le lettres, presque toutes consacrées à l'interprétation de l'Ecriture sainte, et remarquables par la piété et le savoir. Ces lettres, au nombres de deux mille treize, mais qui ne sont peut-être pas toutes d'Isidore, forment cinq livres. Les trois premiers furent imprimés avec une traduction latine et des notes par J. de Billy, Paris, 1585, in-f", et réimprimés avec addition du quatrième livre par

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