ISIDORE DE PÉLUSE — ISIDORE DE SEVILLE
Conrad Rittershausen, Heidelberg, 1605, in-^; le premier livre fut publié pour la première fois, d'après un manuscrit du Vatican, par André Schott, Anvers, 1623, in-8° ; el réimprimé avec une traduction latine et des notes, Prancfort-sur-Mein, 1629, in-f«. Enfin une édition complète parut à Paris,, 1638, in-P. — Voyez Heumann, Disserlalio de Is, Pelus. ejusque episiolis^ Gœttingue, 1737, in-4°.
ISIDORE DE SÉVILLE, san Isidoro, Tun des plus savants docteurs de TEglise chrétienne, naquit en 560 environ à Carthagène, où son père Sévérien exerçait les fonctions de préfet. A la mort de ses parents, il fut élevé par son frère Léandre, évêque de Séville, et fit sous son austère direction les études requises pour Tétat ecclésiastique. Remarquable par son éloquence et son étonnante fécondité, il travailla à répandre au sein du clergé espagnol les doctrines et les traditions romaines qui, depuis la conversion de Réccared au catholicisme (587) et le célèbre troisième concile de Tolède (589), triomphaient partout des résistances de l'arianisme. En Tan 600 environ, Isidore succéda à son frère. Lié d'amitié avec Grégoire le Grand, il entretint des rapports fréquents avec Rome, avec sa sœur Florcntina qui était religieuse, son frère sanFulgencio, évoque d'Astigi (610-619), et san Braulio, évoque de Saragosse (631-651). Tout à la science, Isidore composa de nombreux ouvrages et exerça une influence décisive sur les destinées de l'Eglise espagnole, en présidant, en 619, le deuxième concile de Séville et, en 633, le quatrième concile national de Tolède qui donna à l'Eglise une constitution nouvelle. C'est à cette circonstance qu'il dut l'honneur d'être considéré dans son pays et bientôt par la chrétienté tout entière comme l'aïUeur de la législation ecclésiastique. Il est probable que l'exemplaire de la collection espagnole des canons, qui servit de base aux travaux du célèbre faussaire du neuvième siècle, portait le nom d'Isidore ; car il est prouvé que la préface de la collection se retrouve presque textuellement dans le livre des Etymologies(J?/y»<o/., lib. VI, cap. xvi, iJe canon. concHiorum), et l'on est porté à admettre qu'Isidore l'emprunta au code alors en usage dans l'Eglise et l'inséra lui- môme dans son livre. D'autres pensent qu'elle passa du livre des Etymologies dans celui des canons. Les deux hypothèses expliquent comment le nom d'Isidore a pu figurer dans la collection des canons et servir d'égide aux fausses décrétales (voyez Carol. de la Sema Santander, Prxfaiioin collecl. veier, canon, EccL Hisp,, Brux., 1800; et cette collection elle-même dans J.-P. Migne, Pairologiœ cursuSy LXXXIV, Paris, 1850; P.-B. Gams, Die Kircheng, von Spanicn, II, 2« part.; Regensb., 1874. Ap. I, Das aU-spanlscke Kirchenreclit, 462, et Vie. de La Fuente, Hist. eccl. Je Esp,, II, § 90, p. 265, Madr., 1873). Le 4 avril 636, Isidore mourut, après avoir donné à son Eglise des témoignages touchants de sa piété et de son humilité. Voyez pour les détails assez incertains de sa vie et les diverses biographies : F. Arevalo (S. Isidori hispal. episc.y Opei*a omnia^ Romae, 1797-1803, 7 vol. in-4<> reprod. dans la Patrologie de Migne, LXXXI-LXXXIII), Isidoriann^ sive in edii, oper. S, Isid, Prolegom,^ I-II [Migne, PatroL,