‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 83 sur 170 · JOSIAS — JOSSE · texte numérisé non relu

JOSIAS — JOSSE

impression que produisit la leclure de ces fi'agnienls du Deuléronome. On en a conclu que le livre de la Loi n^était autre que le Deutéronome lui-même qui, d'après d'autres, n'aurait été rédigé qu à cette époque. La question a d'ailleurs une importance fort secondaire. A la suite de cette découverte, Josias extirpa tous les vestiges de ridolâtrie (2 Rois XXIII, 4-20; Jérém. 111, 4) et célébra la réforme du culte national par une Pâque solennelle (2 Rois XXIII, 21-23). D'après les Chroniques (XXXIV, 3), la première partie de ces réformes remonterait déjà à la douzième année du règne de Josias. Quoique ce livre ne nous donne pas des détails très nets sur la célébration de cette Pâque, nous pouvons dire que cette réforme se caractérise principalement par un retour quelque j)eu servile aux anciennes formes du culte ; elle partait moins du cœur que du trône et de l'autel. Cela ne diminue toutefois en rien les mérites de Josias. D'après les livres historiques de l'Ancien Testament, le règne de Josias fut paisible jusque dans la dernière année de sa vie; la puissance des Assyriens était alors déjà anéantie et les Babyloniens commençaient seulement à s'étendre. Dans cette dernière année les Babyloniens et les Egyptiens en vinrent aux mains. Une armée égyptienne s'avança vers les frontières de la Palestine ; Josias ayant essayé, on ne sait trop pour quel motif, de s'opposer au passage du Pharaon Nechô', fut battu à Megiddo dans une sanglante défaite. D'après le livre des Rois (2 Rois XXXHIss.), le roi auraitpéri sur le champ de bataille même, tandis que d'après 2 Chroniq. XXXV, 23, il. fut rapporté mourant à Jérusalem .(voir Hérodote, II, 159). L'invasion des Scythes de l'Asie occidentale, dont parle Hérodote (I, 104), pourrait remonter à plus haut; en tout cas les barbares ne pénétrèrent pas dans le cœur du royaume et se contentèrent de ravager les côtes. Lès contemporains de Josias furent peu sensibles à ses tendances réformatrices; les prophètes, et particulièrement Jérémie, sont unanimes à signaler leur impiété, leurs mœurs dissolues et la facilité avec laquelle ils se laissaient séduire par les faux prophètes. Aussi la ruine du royaume est-elle, depuis lors, prédite comme inévitable et prochaine (Jérém. III, VI; Soph. I, 2, etc. — Sources: Berthold, PvoQvmnma de eo^ etc.; Bleek, Einleitung iiis alte Testament; Reuss, flallische Encyclopœdies, 2* section, vol. XXIII; Bertheau, Israelilische Geschiclue; Ewald, Gesdtichie des J^o/Aei/^raeZ/Hengstenberg, Pe?i/a/cuc/i, 11,395 ss., et les commentaires des livres des Rois et des Chroniques. E. Scuerdlln.

JOSSE ou Judok était fils de Juel, comte de Bretagne et frère de Judicael, son premier duc qui rendit hommage à Dagobert. Il se voua de bonne heure à la vie ascétique et entra dans le couvent de Lanmaelmon. Son frère, ayant résolu de se consacrer à la vie religieuse, vint le prier d'accepter la couronne. Josse demanda huit jours pour réfléchir et s'éloigna pendant l'intervalle avec une bande de pèlerins de cette Bretagne, qu'il ne devait plus revoir. Il se retira dans un désert près d'Etaples et se fixa, en 643, à Brahiç, sur les bords de l'Authie dans une contrée marécageuse et déserte. 11 redoubla ses austérités et, se plongeant toujours plus avant dans la solitude, mourut

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