JOSSE — JOSUE
dans une grotte, au fond des bois, le 13 décembre 660. Une chapelle élevée sur son tombeau devint bientôt un lieu de pèlerinage célèbre dans tout le pays, dont un village a gardé son nom. La légende nous a conservé un trait touchant de la vie de saint Josse qu*elle raconte dans son naïf langage. Le saint n'avait plus qu'un pain pour lui et son serviteur ; un mendiant survient et il ordonne à son serviteur de lui en donner la moitié. Un second, un troisième surviennent; le serviteur murmure. « Tu n'as donc pas la foi, » lui dit son maître en lui montrant le pain intact par un miracle du ciel qui récompense sa charité. — Sources : Baillet, Vie des Saints, t. IV.
JOSDÉ (Livre de). Le livre de Josué est considéré par les critiques comme ayant fait partie primitivement du Pentateuque. Nous renvoyons donc à cet article pour ce qui concerne ses origines littéraires, nous bornant à donner ici une analyse succincte de son contenu. On le divise habituellement en deux parties : !•* Conquête du pays de Canaan, ch. I-XII ; 2** partage du pays de Canaan, ch. XIII-XXIV. — Première partie. Aussitôt après la mort de Moïse, Jahveh donne à Josué, fils de Nun, l'ordre de se mettre à la tête du peuple pour franchir le Jourdain et faire la conquête du pays promis « depuis le désert et le Liban jusqu'au grand fleuve, le fleuve de l'Euphrate et jusqu'à la grande mer vers le soleil couchant (la Méditerranée). >• Il l'assure en même temps de sa protection spéciale. Josué donne des ordres pour le départ qui doit. s'effectuer dans trois jours et s'assure le concours des tribus de Ruben et de Gad et de la demi tribu de Manassé, déjà installées sur la rive gauche du fleuve. 11 expédie des espions à Jéricho ; ceux-là échappent aux recherches du roi de la ville grâce au dévouement de la femme, une courtisane, chez laquelle ils avaient reçu l'hospitalité, et viennent rapporter à Josué que la terreur règne dans le pays qu'il s'apprête à envahir. Le peuple se met en marche, précédé de l'arche de l'alliance portée par les prêtres. Le Jourdain s'entr'ouvre pour leur livrer passage, et le peuple passe à pied sec, l'arche ayant été installée au milieu môme du lit du fleuve. Le passage accompli, deux monuments, de douze pierres chaque, sont érigési l'un au milieu du fleuve , l'autre sur la rive droite, en souvenir des douze tribus. Ces pierres sont prises dans le lit du Jourdain momentanément desséché. Le peuple va dresser le camp à Guilgal. Miraculeusement transportés sur le sol de la terre promise sous la protection de l'arche sainte, les Israélites préludent à la conquête proprement dite en recevant la circoncision, « parce que le peuple né dans le désert, pendant la route, après la sortie d'Egypte, n'avait point été circoncis.» \h attendent paisiblement leur guérison avant de poursuivre leur marche. La ville de Jéricho était le premier obstacle qu'on dût rencontrer. La gloire de sa chute est encore attribuée à l'arche de Dieu et aux prêtres, le peuple se réduisant au rôle de simple spectateur. Les murailles s'étant écroulées au son des trompettes sacrées, le peuple n'a plus qu'à égorger et à piller. « Us s'emparèrent de la ville et la dévouèrent par interdit au fll de l'épéCj tout ce qui était dans la ville, hommes et femmes, en-