‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 85 sur 170 · JOSUE · texte numérisé non relu

JOSUE

fants et vieillards, jusqu'aux bœufs, aux brebis et aux ânes. » On prend seulement soin, après avoir brûlé et détruit la ville, de mettre « dans le trésor de la maison de Jahveh l'argent. For et tous les objets d'airain et dé fer. » Pour marquer mieux encore que la protectioû divine est étroitement subordonnée à l'observation des formalités rituelles, l'auteur raconte qu'à la suite de l'attribution que se serait faite un Israélite d'objets « dévoués », le peuple aurait subi un échec devant la ville d'Aï; la victoire ne put être remportée qu'après une solennelle expiation. Toutefois «cette victoire est obtenue par des moyens plus naturels qu'auparavant; comme la première, elle s'achève par le massacre complet des indigènes. C'est à ce moment que Josué, qui semble avoir considéré la conquête de la partie méridionale du pays comme achevée, érige un autel sur le inont- Ebal el donne solennellement lecture des bénédictions et des malédictions contenues dans la loi (cf. Deut. XXVll). Disons tout de suite que ce morceau (VIII, 30-35) se trouve à une mauvaise place et devrait être reporté plus loin. En effet la suite montre que le principal effort n'avait pas été fait. Si les Gabaonites, effrayés, sauvent leur vie par la ruse, une coalition se forme, pour chasser l'envahisseur, entre cinq rois amoréens, en tête desquels figure un certain « Adoni-Tsédek, roi de Jérusalem. » Du môme camp de Guilgal, où il s'était établi au lendemain du passage du Jourdain, Josué va à la rencontre de l'ennemi, lequel succombe à la fois sous les coups des Israélites et sous une grôle de pierres que «Jahveh fit tomber du ciel sur eux. » €'est dans cette même journée que se place l'arrêt du soleil et de la lune, où l'écrivain semble avoir matérialisé un fait que la poésie primitive exprimait avec plus de réserve. « Et Josué et tout Israël avec lui, retourna au camp à Guilgal. » Après une série de succès, l'auteur résume ainsi les résultats obtenus : « Josué battit tout le pays, la montagne, le midi, la plaine et les coteaux, et il en battit tous les rois ; il ne laissa échapper personne, et il dévoua par interdit tout ce qui respirait, comme l'avait ordonné Jahveh, "le Dieu d'Israël. Josué les battit de Kadèch-Barnéa à Gaza, il battit tout le pays, de Gozen jusqu'à Gabaon. Josué prit en même temps tous ces rois et leur pays, car Jahveh, le Dieu d'Israël, combattait pour Israël. Et Josué, et tout Israël avec lui, retourna au camp à Guilgal. » Une nouvelle coalition formée par les rois de la Palestine septentrionale est enfin vaincue près des eaux de Mérom : cette coalition avait à sa tête un certain Jabin, roi de Hatsor. Le pays conquis s'étend maintenant jusqu'au pied du mont Hermon. « La guerre que soutint Josué contre ces rois fut de longue durée. Il n'y eut aucune ville qui fît la paix avec les enfants d'Israël, excepté Gabaon...; ils les prirent toutes en combattant, car Jahveh permit que ces peuples s'obstinassent à faire la guerre à Israël, afin qu'Israël les dévouât par interdit, sans qu'il y eût pour eux de miséricorde, et qu'il les détruisît, comme Jahveh l'avait commandé à Moïse. » Après une mention de quelques expéditions locales, l'auteur ajoute : « Josué s'empara donc de tout le pays, selon tout ce que Jahveh avait dit à Moïse. Et Josué le donna

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