‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 102 sur 263 · BOHEME — BOILEAU · texte numérisé non relu

BOHEME — BOILEAU

^-Sources: Fr. Palacky, Gesch. Bœhmens, Prag., 1845-1867, t. I1I-V; Krummel, Gesch, der Bœhm, Reform. imXVJahrh., Gotha, lSi>(> ; C. Hœfler, Gesch. schreiberder hussit. Bewegung^fien, 1856-1866, ,'ï vol.; Fr. Palacky, Monumenta ad J. ffuss spectantia, Vindob., 1869; Czerwenka, Gesch. der cran;/. Kirche in Bœhmen, Bielefeld, 18()(.)-1870, 2 vol. : Historia persecutionum Ecclesiœ Bœhemiie, s. ioc, 1(518; Kolatschek , Die evang. Kirche i». den deuisck-slauischcn Lsendern OKsterreich's, Wien, 18()i) ; C. Peschek, Gesch. der Gegenre formation in Bœ/unen, Leipzig, 1850, 2 vol.; Rod. Ueuss, Destruction du protestantisme en Bohême, Paris. 1868. Eod. Keuss.

BOILEAU (Jacques), né et mort à Paris (1635-1716). Frère de Despréaux, il ne tut pourtant rien moins que poëte ; mais le satiriste n'eût sans doute pas porté dans la théologie un autre esprit que le sien. Minutieux comme un collectionneur, et lui-môme avaitréuni une bibliothèque considérable de livres rares et précieux ; gallican convaincu et quelque peu frondeur, mais avec prudence et sous le voile du pseudonyme; érudit et malin, J. Boileau passa comme son frère une longue vie de tranquille célibataire entre ses amis et ses livres. Après ses études au collège d'Harcourt, il prit son grade de docteur en théologie, entra en Sorbonne, puis se laissa nommer grand-vicaire de Sens, place qu'il quitta en 1694 pour un canonicat à la Sainte-Chapelle. Il composa en latin, de peur, dit-il malignement, d'être persécuté par les évoques s'ils venaient à les lire, une foule d'écrits peu étendus, mais curieux et piquants, et dont les sujets dénotent bien la tournure de son esprit. En 1676 et 1678, il publia à Lyon deux ouvrages, l'un sous la rubrique de La Haye et sous le pseudonyme de Fonteius, l'autre avec la désignation de Liège et le nom de David, dans lesquels il démontrait l'ancienne participation des prêtres au gouvernement des diocèses et lYxtension abusive de la juridiction épiscopale. La même prudence lui lit imprimer sous le nom de Marcellus Ancyranus une dissertation sur la résidence obligatoire des chanoines, une autre sur les bévues des littérateurs célèbres et une troisième De tactibus impudicis : an sint peccaia morlalta vel venalia (Paris, 1095, in-8°). On y reconnaît bien cet ennemi des casuis-tes qui appelait les jésuites « des gens qui allongent I.- Symbole et accourcissent le Décalogue. » C'est dans le même esprit qu'il avait donné en I(>7(), en français, un écrit pour montrer que la contrition est nécessaire à la rémission des péchés dans le sacrement de pénitence. On sait avec quelle vigueur Pascal et toute l'école de Port-Royal insistaient sur ce point; mais la demi-contrition ou altrition, aidée de la Eormule magique de l'absolution, n'en a pas moins fait son chemin dans- la morale catholique. La rigidité de sa doctrine sur la confession l'autorisail plus que tout autre à en prendre la défense contre !<■ ministre Daillé, dans son Historia confessionis auricularis (Paris, 1683, in-8°). Il lit d'autres ouvrages de controverse. En 1681 il soutint, contre le ministre Allix, que saint Augustin ne doutait pas que Le corps de Jésus-Christ n'eût du sang après la résurrection; il édita <*n 1686 le texte latin de Ratramne De cùrpore et sanguine Christi, avec une traduction française, el en l(>8o un traité sur le retranchement de

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