‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 104 sur 263 · BOLIVIE — BOLLANDISTES · texte numérisé non relu

BOLIVIE — BOLLANDISTES

n'avons pas connaissance qu'il y ait dans le pays d'adhérents d'autres communions chrétiennes, et une loi de 1872 interdit l'exercice d'autres cultes que le catholicisme. L'Eglise est riche et n'a besoin pour pourvoir à son entretien que d'une subvention peu considérable de l'Etat (environ 500,000 fr. en 1874). Le chef de la hiérarchie catholique est l'archevêque de Charcas ou de La Plala; l'évêché a été créé par une bulle du 3 juillet 1552 et élevé au rang de métropole le 2 juillet 1609. La cathédrale (Sainte- Marie) , bâtie en 1553, passe pour l'édifice religieux le plus magnifique de l'Amérique du Sud. Il y a en Bolivie trois autres évêchés, ceux de La Paz (1601), de Cochabamba (23 juin 1847) et de Santa-Cruz de la Sierra (6 juillet 1605). Jusqu'à ces dernières années, le premier de ces évêchés relevait de l'archevêché de Lima (Pérou) ; il a été subordonné (1866) à l'archevêque de Charcas, auquel on a retiré en même temps sa juridiction sur les sièges de Buenos-Ayres et de Salta de Tucuman, dans la république Argentine, pour en former la nouvelle province archiépiscopale de Buenos-Ayres. Les couvents tant d'hommes que de femmes sont assez nombreux et fort riches. 11 y a une université à Quiquisaca. — Bibliographie : Almanach de Gotha, 1877 ; Martin, The Statesmans. Yearbook, 1877 ; Hugo Reck, Géographie und Statistik der Republik Boliuia, dans les Mittheilungen de Petermann, VII, VIII, 1865, etc. E. Vaucher.

B0LLANDISTES, nom donné aux jésuites chargés de travailler à la grande collection des Acta Sanctorum (voy. ce mot). Héribert de Roswey, professeur au collège des jésuites de Douai, se trouvant en 1599 au monastère de Léessies en Flandre (auj. dép. du Nord), y conçut le plan d'un Recueil en dix-sept volumes in-folio, le fit connaître en 1607 dans ses F asti Sanctorum quorum vitx in belgicis bibliothecis manuscriptx asservantur (Antverpiœ, ex off. Plantiniana, ap. J. Moretum, in-12). Il ne put publier qu'un recueil préliminaire de Vitx Patrum en 1615, et mourut le 5 octobre 1629, au moment où il allait commencer l'impression des Acta. Jean Bolland, né à Tirlemont, dans le Limbourg, le 18 août 1596, entré en 1612 dans Pordre des jésuites, fut chargé en 1629 de continuer l'œuvre de Roswey, et la maison d'Anvers fut désignée pour être le centre de l'entreprise. L'impression fut commencée en 1634, et Bolland s'adjoignit comme collaborateurs deux hommes éminents, ses élèves, Godefroid Henschen (1600-1681) et Daniel Papebrœck (1628-1714). C'est au triumviratde ces troishommes que les Acta Sanctoimm durent leur période la plus brillante, celle où les travaux furent poursuivis avec le plus d'ardeur et exécutés avec le plus de liberté d'esprit et le plus de critique. Vingt-six volumes furent publiés du vivant de Papebrœck. Il consacra toute sa fortune à la création de la Bibliothèque des bollandistes qui devint d'une admirable richesse, et fut le vrai créateur du Musée Bollandkn ou Musée des Saints d'Anvers. Henschen et Papebrœck firent d'importants voyages scientifiques en Allemagne, en Italie et en France pour y recueillir des documents. Leurs lettres et leur Diarium itineris romani se trouvent à Bruxelles, à la bibliothèque des ducs de Bourgogne (nos 7671, 7672). Ils entretenaient une immense correspondance avec les savants de

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