BOST — BOSTON
un prochain appel de l'Eglise de Genève, à cause de divergences dogmatiques avec la Compagnie, il accepta une suffragance à Moutiers- Grandval (Berne), où il passa deux ans; puis commença sa rude carrière d'évangéliste, sous les auspices de la Société continentale de Londres (1818-1825). Il visita successivement l'Allemagne, la France et la Suisse, et rentra à Genève en 1825. Renonçant à la vie de missionnaire, il devint l'un des pasteurs de l'Eglise indépendante du Bourg-de-Four, et fonda à Carouge une communauté indépendante qui -subsista pendant quelques années. Ayant écrit à cette époque deux brochures dans lesquelles il accusait la Compagnie des pasteurs d'avoir violé les Ordonnances ecclésiastiques, et d'avoir sciemment dénaturé la foi de l'Eglise, il fut traduit en police correctionnelle (1826) et condamné à l'amende pour expressions injurieuses envers un corps respectable de l'Etat (Défense des fidèles de Genève, etc, Lyon, 1825). L'œuvre du pastorat que Bost accomplit successivement à Genève (1825-1826), puis à Carouge (1828-1837), n'aurait pu suffire à sa brûlante activité. Il composa, dans cet intervalle, quelques-uns de ses beaux cantiques. Il entreprit aussi d'importants ouvrages de littérature religieuse, notamment Y Histoire des frères de Bohême et de Moravie (Genève, 2 vol., 1831) et la traduction française de Y Histoire générale de rétablissement du christianisme , de Blumhardt (Valence, 1838,4 vol.). Il lit dans le môme temps des courses missionnaires, en Suisse et en Savoie, sous les auspices de la Société continentale d'Edimbourg et de la Société baptiste de Londres. En 1840, Bost fut réintégré sur sa demande dans l'Eglise nationale de Genève, et quitta cette ville pour desservir en France l'Eglise d'Asnières-les-Bourges. Nommé trois ans plus tard aumônier de la maison centrale à Melun, il conserva ce poste jusqu'en 1848. Il se retira dès lors du ministère, revint à Genève en 1866, pour y surveiller l'impression du recueil qui renferme toutes ses compositions musicales, et mourut à La Force le 14 décembre 1874. Nature mobile et complexe, tour à tour raisonneuse et mystique, hardie et timide, belliqueuse et sentimentale, Bost a laissé dans ses , Mémoires pouvant servir à l'hist. relig. des Egl. prot. de la Suisse et de la France (2 vol. in-8°, 1854-1856) de précieux documents sur sa vie si pleine et si mouvementée. — Voyez Guers , Premier réveil à Genève, 1871 ; Semaine relig., janv. 1875; Eglise libre, 9 avril 1875, etc. L. Rupfet. BOSTON, capitale de l'Etat de Massachussetts (Etats-Unis), la plus populeuse des cités des six Etats de la Nouvelle- Angleterre et la septième ville des Etats-Unis au point de vue de la population, comptait, lors du recensement de 1870, un chiffre total de 250,526 habitants, dont un tiers environ d'étrangers. Elle fut fondée en 1630 par une compagnie de colons anglais, et joua un rôle important dans l'histoire des colonies anglaises et plus tard dans les événements qui aboutirent à la Bévolution. Les premières églises de Boston se rattachaient au type congrégationaliste. Elle compta parmi ses premiers pasteurs John Wilson, John Cotton, John Norton, John Davenport, James Allen, John Oxenbridge, ministres sortis des universités anglaises d'Oxford et de Cambridge. Plus avant dans le premier siècle de son existence, elle commença à recruter