‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 131 sur 263 · BOULOGNE — BOUQUIN · texte numérisé non relu

BOULOGNE — BOUQUIN

cennes, d'où il fut transféré à La Force en février L814. L'entrée des allies lui rendit la liberté, Il retourna triomphant à Troyes et supprima du registre toutes les délibérations du chapitre. Pendant ses dernières années, il joignit à ses travaux épiscopaux ses anciennes fonctions de prédicateur a la cour et dans les chaires de Paris. 11 avait même préparé le discours du sacre de Charles X quand il mourut subitement le 13 mai 1825. H était depuis 18^0 membre de la Chambre des pairs* Ses œuvres complètes ont été publiées en 182() (Paris, 8 vol. in-8°).

P. KOUFFET.

BOUQUET (Dom Martin), né à Amiens, mort à Paris (1683-1754). Bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, il collabora longtemps aux éditions savantes que publiait le célèbre Bernard de Montfaucon, de la même congrégation. Aussi modeste qu'érudit, il avait entrepris une édition de Josèphe et en avait déjà presque achevé la préparation quand il apprit que 1' illustre professeur de Leyde, Havercamp, s'occupait du même travail. Il lui envoya aussitôt ses propres matériaux. Havercamp les joignit aux siens, et il en résulta les notes parfois trop étendues d'une savante édition (Amsterdam, 1726, 2 vol. in-fol.). Le plus grand titre de gloire de Bouquet est d'avoir commencé la collection des historiens des Gaules et de la France, projet conçu par Colbert, repris par Letellier, archevêque de Reims, et enfin par le chancelier d'Aguesseau. Mabillon lui-même avait reculé devant l'immensité de la tâche. Bouquin l'accepta et publia les deux premiers volumes en 17o8sous ce titre: Rerum Gallicarum et Frnncicarum sc?-iptores. La mort le surprit après la publication du huitième volume ; mais son œuvre fut poursuivie pendant près d'un siècle par les religieux ses confrères (voy. Don Briaï). Ce recueil en est au vingt-etunième volume, publié en 1855 par MM. Guigniaut et de Wailly.

BOUQUIN (Pierre), de Bourges, docteur en théologie et prieur des carmes de cette ville. Sa science des Ecritures lui fit abandonner son ordre pour aller à Bàle en 1541, et de là à Wittemberg. Luther et Mélanchthon le décidèrent à occuper à Strasbourg la place que le retour de Calvin à Genève laissait vacante. Il y expliqua lépitre aux Galates. Il revint ensuite à Bourges pour travailler à la Réforme, et y enseigna gratuitement l'hébreu et l'Ecriture. Marguerite de Valois, à qui il présenta son livre De la nécessiti- et de V usage de la sainte Ecriture, lui assura une pension. Aidé de son frère, docteur comme lui, mais dont les convictions étaient plus timides que les siennes, il put même prêcher dans la cathédrale et d compta longtemps sur le succès de ses travaux évangéliques. Il en désespéra à la fin et dut fuir la persécution avec un autre; professeur de Bourges, François Baudouin. Après un court ministère dans l'église française de Strasbourg, il passa à Heidelberg ou L'appelait l'électeur palatin, et il y fut, de 1557 à 1577, professeur de théologie. Les disputes sur l'ubiquité et la présence réelle le forcèrent a quitter sa charge, à cause de ses opinions peu luthériennes. Les calvinistes rappelèrent à Lausanne où il continua ses leçons jusqu'à sa mort (1582). Bayle donne une liste assez longue de ses écrits. Sauf quelques-uns, comme sa Défense pour les professeurs de théologie ii. 25

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